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Dr Lasara Zala, promoteur du Centre médical Persis : « Presque toutes les missions chirurgicales de 2013 ont été annulées » - 27/01/2014 - Sidwaya - Burkina FasoEnvoyer cette page par e-mail Ajouter cette page à mes favoris

Le Centre médico-chirurgical Persis de Ouahigouya s’est imposé dans le paysage des formations sanitaires au Burkina Faso en général et celui de la région du Nord en particulier par le travail bienfait. Dans cette interview qu’il a accordée à Sidwaya, le promoteur, Dr Lasara Zala, parle de ses activités dont la prise en charge de la malnutrition.

Sidwaya (S.) : Votre formation sanitaire est dénommée centre médico-chirurgical Persis, pourquoi ?

Dr Lasara Zala (L.Z.) : Persis vient de la bible qui veut dire "travailler pour le Seigneur". Le côté lucratif est mis de côté. Travailler pour le Seigneur, c’est aider les autres. Je suis à Ouahigouya en tant que médecin pédiatre depuis 1987 et j’ai créé le centre Persis de Ouahigouya en 2004.

S. : Quelle est la vocation du centre médico-chirurgical Persis ?

L.Z. : La vocation de cette structure est d’offrir des soins de qualité à moindre coût pour que chaque Burkinabè de la région et du pays puisse être à mesure de se soigner à moindre coût et quelquefois gratuitement. Nous préférons que les gens participent parce que quand vous ne participez pas, vous n’appréciez pas la valeur de ce qu’on vous offre.

S : Y a-t-il de l’affluence ?

L.Z. : On a à peu près 13 000 consultations par an. Je viens d’avoir un associé. Cela me fait beaucoup plaisir et me permet de souffler un peu. Notre Centre de récupération d’éducation nutritionnelle (CREN) a connu une renommée dans la province. Cela fait plus de 20 ans que je m’occupe des enfants. Les gens n’appellent même pas le nom du centre, ils disent chez Zala.
Au niveau du centre, quand un enfant malnutri arrive, on soigne d’abord la pathologie et une fois cela résolu, il est transféré au CREN pour une prise en charge nutritionnelle.
Au CREN, on éduque les parents afin qu’ils puissent prendre en charge l’enfant correctement lorsqu’il sortira de l’hôpital. Ainsi, on leur apprend la préparation de la bouillie enrichie.

S. : Quel est le taux de réussite de la prise en charge de la malnutrition ?

L.Z. : On a 2% de décès par an. Au début, on recevait des enfants de deux ans avec un faible poids de 3 kg. Depuis trois ans, on n’a plus les enfants rachitiques, la peau sur les os. Je suis content car c’est la preuve que le message est passé. Les activités des différents acteurs ont porté leur fruit.

S. : Est-ce que vous recevez des cas de malformation ?

L.Z. : Oui. Nous recevons des enfants souffrant de malformations comme les fentes labiales. Dans ce cas, ceux qui ne peuvent pas téter sont nourris artificiellement. S’ils peuvent téter, on apprend à la mère à bien donner le sein. Une fois que l’enfant grossi avec plus de 6 kg et âgé de plus de 6 mois, nous l’opérons, soit par les chirurgiens du Burkina, soit par des chirurgiens venus de l’étranger. L’opération et la prise en charge sont gratuites.

S. : Quel est l’impact de la crise malienne sur le fonctionnement de votre structure ?

L.Z. : L’impact a été terrible. Toutes les missions chirurgicales ont été annulées : ORL, maxillo-facial, orthopédique, esthétique, urologique, et la chirurgie des malformations de la main.
La ville de Ouahigouya était classée dans la zone orange d’Al-Qaïda. Les gouvernements interdisaient aux spécialistes d’y venir. C’est un seul spécialiste de la chirurgie orthopédique qui est venu. Cela se comprend car ils ont peur d’être enlevés.

S. : Comment avez-vous géré cette situation ?

L.Z. : Nous avons envoyé certains de nos patients à Ouagadougou pour être opérés. Les cas les moins dangereux ont été renvoyés chez eux.

S. : En tant que structure privée, quel appel lancez-vous aux autorités et aux partenaires ?

L.Z. : Nous avons signé une convention avec le ministère de la Santé qui a mis à notre disposition, deux agents de santé. Mon appel est que l’Etat puisse nous aider davantage avec du personnel. Avant, j’étais gêné quand les partenaires techniques nous demandaient ce que l’Etat faisait pour nous. Je tiens vraiment à remercier les autorités pour cet appui. Mon souhait est que le centre puisse être autonome, avoir des fonds nécessaires pour s’autofinancer. Nous avons en perspective de construire une maternité et un service orthopédique avec l’appui des partenaires techniques suisses. D’ici à l’année prochaine, on commencera la construction.

Propos recueillis par Boureima SANGA

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