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Revue de presse

Cure des fistules obstétricales : Une réalité à Sya - 19/12/2006 - L'Observateur - Burkina FasoEnvoyer cette page par e-mail Ajouter cette page à mes favoris

Du 15 au 18 décembre 2006, le Réseau des journalistes en population et développement (RJPOD), en collaboration avec la Direction de la santé de la famille (DSF) et l’UNFPA, a effectué une visite de terrain à Bobo-Dioulasso dans le cadre de la campagne nationale d’éradication des fistules obstétricales. Les membres du RJPOD ont pu toucher du doigt les réalités de cette maladie des femmes.

La fistule vésico-vaginale n’est pas une malédiction. Elle est curable. Pour la prévenir, évitons les mariages et les grossesses précoces, les accouchements à domicile, ayons recours aux services de santé".
C’est le message que l’on pouvait lire sur une banderole au service de chirurgie de l’hôpital Souro-Sanon de Bobo-Dioulasso. Cela entre dans le cadre de la campagne d’éradication des fistules obstétricales, lancée sur le plan mondial en 2003 par le Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA). Cet organisme a lancé un appel à tous les gouvernements pour développer des interventions dans ce sens. En octobre 2006, le Burkina Faso a adopté un programme national de lutte contre les fistules obstétricales pour la période 2004-2008. Ce programme a été officiellement lancé le 7 mars 2005.

Avec l’appui des partenaires techniques et financiers, notamment l’UNFPA, plusieurs activités ont été réalisées ou sont en cours de réalisation comme l’organisation d’une campagne nationale de cure de cas de fistules obstétricales. Le mal est répandu mais peu connu du public. Raison pour laquelle la presse a un rôle à jouer pour l’information des populations. C’est dans ce sens que le Réseau des journalistes en population et développement (RJPOD), partenaire de l’UNFPA, est allé sur le terrain pour rencontrer les acteurs.

A l’hôpital Souro-Sanon de Bobo-Dioulasso, l’équipe du RJPOD, emmenée par son coordonnateur, Godefroy Bazié de la Télévision du Burkina (TNB), a rencontré le chirurgien-urologue Timothée Kambou et ses collaborateurs.
La fistule survient en cas d’accouchement difficile

Mais au fait, qu’est-ce qu’une fistule obstétricale ? La fistule obstétricale est une communication entre la cavité vaginale et la cavité rectale ou la vessie ou les deux à la fois. Cette communication est créée par une lésion anatomique des tissus de la paroi vaginale, vésicale ou rectale. Cette lésion est favorisée par un accouchement difficile (bloqué) mal pris ou non pris en charge à temps. Il existe d’autres types de fistules, mais les fistules obstétricales sont en rapport avec un accouchement difficile. L’accouchement difficile ou bloqué est favorisé par un bassin étroit de la femme qui ne permet pas au fœtus de sortir.
Outre cette cause essentielle, il existe des facteurs qui concourent à la survenue de la maladie notamment les grossesses ou le mariage précoces, la méconnaissance des complications de la grossesse et de l’accouchement par les populations, l’analphabétisme, la pauvreté, la malnutrition et les mutilations génitales.

Le signe majeur de la fistule est la perte d’urine et /ou de selles de façon plus ou moins permanente et involontaire par la femme qui en souffre. La perte permanente d’urine et ou de selles a des conséquences diverses.

Des conséquences sociales dramatiques

Sur le plan sanitaire, la victime de fistule peut avoir des ulcérations génitales douloureuses, des infections urinaires fréquentes, des insuffisances rénales, une stérilité seconde, etc. Les conséquences sociales sont encore plus dramatiques pour la femme : divorce ou abandon, exclusion sociale, isolement, honte, exposition aux risques de violence.

Odile Tougouma ne dira pas le contraire. Cette femme de 54 ans, réSIDAnt à Sidéradougou, dans la Comoé, après deux grossesses avortées, a été victime de fistule. Son mari l’a abandonnée à elle-même et est parti en Côte d’Ivoire pour y rester pendant des années. A son retour, il avait une nouvelle épouse et la "vieille Odile" qui pis est, a une fistule, a été considérée comme un objet. "Personne ne s’occupait de moi... Il y a des gens qui ne valent pas mieux que moi, mais qui ne veulent pas me voir parce que je dégage des odeurs nauséabondes", nous dit-elle, la voix chargée d’émotion.

A côté d’elle, au lit F6 du service de chirurgie de l’hôpital Souro-Sanon, une jeune fille de 24 ans, Aminata Barra, après le décès de son enfant à l’accouchement, connaissait également des pertes de selles par le vagin. Zourata Kindo, 36 ans, est, elle, guérie. Mais cela a nécessité six interventions chirurgicales à Bobo-Dioulasso, Djibo, Fada et au Bénin. Après 6 ans de mariage, elle a été abandonnée par son mari à cause de sa fistule obstétricale. Elle a souffert quatre ans durant avant de retrouver la santé.
Dans le cadre de la campagne nationale, l’hôpital de Bobo-Dioulasso a 23 patientes dont 17 ont été opérées par l’équipe du Dr Kambou. La prise en charge, qui est de 60 000 à 75 000 FCFA pour les cas simples et du double dans des situations de complications, est gratuite grâce à l’appui de l’UNFPA.

Face à l’importance de la maladie sur le territoire national, il y a eu lieu de mobiliser beaucoup de ressources pour soigner ces femmes et les aider financièrement en vue de leur réinsertion sociale comme cela se passe en Ethiopie où ont d’ailleurs séjourné un médecin de Bobo, Barnabé Zango, et un attaché de santé, Kiba Soma.

Adama Ouédraogo Damiss

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