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Camp de chirurgie : des cas d’hydrocèles pris en charge au CHR de Banfora - 01/12/2017 - Le Faso - Burkina FasoEnvoyer cette page par e-mail Ajouter cette page à mes favoris

Le ministère de la santé en collaboration avec l’Organisation Ouest Africaine de la Santé (OOAS) et la Banque mondiale ont organisé un camp de chirurgie pour la prise en charge des cas d’hydrocèle du 27 novembre au 03 décembre 2017 au Centre Hospitalier Régional de Banfora. Dans le cadre de la mise en œuvre du projet régional de lutte contre les Maladies Tropicales Négligées et le paludisme saisonnier au sahel regroupant le Burkina Faso, le Mali et le Niger, il a été organisé un camp de chirurgie de l’hydrocèle.

Cette opération a été faite dans le cadre du Programme National de lutte contre les Maladies Tropicales Négligées (PNMTN), conformément aux recommandations de l’Organisation Ouest Africaine de la Santé (OOAS). C’est ainsi que le Centre Hospitalier Régional (CHR) de Banfora situé dans la zone du projet a été retenu pour la réalisation de 120 cures au profit des patients de la région des Cascades du 27 novembre au 03 décembre 2017.

La filariose lymphatique est une maladie dénigrante et stigmatisante causée par les moustiques. Elle entraine des complications chroniques qui se manifestent sous forme d’éléphantiasis au niveau des jambes et l’hydrocèle qui constitue une poche au niveau des bourses testiculaires nécessitant une opération. Plus d’un tiers des personnes infectées par cette maladie se trouvent en Afrique. Le cout élevé du traitement fait que les patients n’arrivent pas toujours à se soigner. Cela entraine de lourdes conséquences socioéconomiques. En effet, les personnes affectées deviennent improductives et incapables de contribuer au progrès économique, national et individuel.

Au Burkina Faso, le programme national de lutte contre les maladies tropicales négligées a souscrit aux recommandations du programme mondial et a mis en œuvre avec succès les activités de lutte contre la filariose lymphatique à travers l’Unité d’Elimination de la Filariose Lymphatique (UEFL).

La prévention et la prise en charge des complications de la filariose constituent ainsi la deuxième principale stratégie pour éliminer cette maladie. Le camp qui se tiendra du 27 novembre au 03 décembre 2017, soit 7 jours, au CHR de Banfora et permettra la cure gratuite de 120 personnes atteintes de la filariose lymphatique.

Pour une meilleure efficacité des opérations, des partenaires techniques et financiers à l’image d’Helen Keller (formation des équipes des blocs opératoires sur la nouvelle technique chirurgicale de l’hydrocèle, formation des patients et leur aide...) et de Liverpool School of Tropical Medecine ont participé aux activités du camp. Des experts régionaux tels que les chirurgiens d’autres pays bénéficiaires (Mali, Niger) ont également soutenu le camp et profité de l’expérience de leurs confrères du Burkina Faso.

Pour la gouverneure des Cascades, Joséphine Kouara Apiou/ Kaboré, ce camp permettrait aux personnes opérées de retrouver leur validité pour contribuer au développement et au progrès économique du pays. A cet effet, elle a invité tous ceux qui souffrent de la filariose à se rendre au camp pour se faire soigner.
Quant aux patients déjà opérés, ils ont salué l’initiative du camp et invité les autres malades à se rendre au camp pour bénéficier des soins gratuits et soulager ainsi leur mal.

Le directeur général de l’OOAS, Xavier Crespin, par la voix de son représentant Salifou Zouma (directeur du département de la recherche et de l’information sanitaire de l’OOAS) estime que la lutte contre ces maladies doit être considérée comme un pivot pour les efforts concertés de lutte contre la pauvreté. Il entend à travers le projet PMTN poursuivre ses efforts d’accompagnement des pays afin de rendre accessible les prestations de soins aux patients. Il a aussi lancé un appel aux autorités administratives politiques coutumières, aux leaders d’opinion et à l’ensemble de la population afin que tous saisisse cette opportunité pour faire bénéficier tous les patients éligibles à cette prestation.

Les différentes autorités ont également rendu visite aux patients opérés pour un réconfort moral et encourager les chirurgiens.

Haoua Touré

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