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Méningite : le Burkina s’attèle dans la riposte - 09/02/2018 - Le Faso - Burkina FasoEnvoyer cette page par e-mail Ajouter cette page à mes favoris

Si en 2017, le Burkina Faso a été à l’abri d’une épidémie de méningite, le risque de survenue d’une épidémie de la maladie demeure en 2018. Ce vendredi 9 février 2018, s’est tenue la rencontre préparatoire de la saison épidémique 2017-2018 de la méningite. Initiée par le ministère de la santé, la présente rencontre au profit des gouverneurs des régions, vise également à outiller l’ensemble des acteurs intervenant dans la gestion des épidémies, sur d’éventuels cas de la dengue ou de la fièvre hémorragique à virus Lassa.

« C’est le moment de redoubler de vigilance pour détecter les moindres signes d’alerte. C’est aussi le moment propice pour affiner notre préparation afin que nous soyons prêts à affronter les éventuelles situations épidémiques » a signifié le ministre de la santé, Nicolas Méda.

Ainsi, si de par le passé, le Burkina Faso a fait face à des épidémies massives de méningite, le Pr Nicolas Méda soutient que son pays, depuis 2010, n’a plus connu d’épidémies dues au méningocoque A. Cela, grâce à une campagne de vaccination. Et si entre 2010 et 2017, les cas de méningite ont considérablement baissé, passant de 6837 cas à 2648 cas, le ministre de santé reste persuadé que la méningite demeure une pathologie épidémique récurrente au Burkina Faso. En effet, dit-il : « Le faciès épidémiologique de la méningite dans notre pays est de plus en plus marqué par la prédominance du Neisseria meningitidis W et du pneumocoque. Il est aussi marqué par la persistance de circulation d’autres germes épidémiogènes (Nm sérogroupes X, Y et C) ». Puis de poursuivre : « Le risque de survenue d’une épidémie de méningite due à ces germes en 2018 se trouve aggravée par l’absence de prémunition naturelle de la population ».

D’où la nécessité de la présente rencontre. « Nous avons rassemblé tous les décideurs au niveau national et régional, pour présenter le document de préparation de toutes les équipes en vue de faire face à une éventuelle épidémie de méningite » a signifié le ministre de la santé. Et de soutenir, qu’il s’agit de considérer des outils comme la surveillance et l’alerte, pour se préparer à d’autres épidémies comme le cas de dengue, de la fièvre hémorragique à virus Lassa, qui sont également des préoccupations. « L’alerte peut venir de Ouahigouya, de Banfora et si tous les gouverneurs sont équipés, dès qu’il y’aura la moindre alerte, les équipes nationales seront informées et en soutien, ils vont faire l’investigation pour confirmer et cela sera suivie d’une réaction très précoce et excellente pour contenir l’épidémie et éviter sa propagation » a indiqué Nicolas Méda, précisant que c’est ce qu’exige aussi l’application du règlement sanitaire international

« Tout ce qu’il faut pour riposter est proche des populations »

Tout comme en 2017, le Burkina veut éviter une épidémie de la méningite. Ce qui sous-entend également, la mise en place d’un plan de préparation et de riposte, qui permettra de renforcer la surveillance épidémiologique et d’assurer la prise en charge des cas qui seront reçus dans les formations sanitaires. Au titre des actions majeures entreprises par les autorités, figure également, dès les premières semaines de l’année 2018, le pré- positionnement des médicaments et consommables de prise en charge des cas de maladies à potentiel épidémique dans toutes les régions sanitaires et centres hospitaliers du pays. « Il y a des vaccins qui ont été pré-positionnés dans les régions. Il y a aussi des antibiotiques contre les germes responsables des épidémies qui ont été pré-positionnés dans les régions et qui seront distribués dans les districts. Tout ce qu’il faut pour riposter est proche des populations » a conclu le ministre Méda.

Nicole Ouédraogo

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