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Journée mondiale contre l’hépatite : SOS hépatites Burkina invite les Burkinabè à se faire dépister - 17/07/2018 - Le Faso - Burkina FasoEnvoyer cette page par e-mail Ajouter cette page à mes favoris

L’association SOS hépatites Burkina a procédé au lancement de la campagne « Trouver les millions manquants ». C’était ce mardi 17 juillet 2018, lors d’une conférence de presse tenue dans la salle de conférence de l’hôpital Saint-Camille. Cette campagne, dont la marraine est l’artiste musicienne Amety Meria, s’inscrit dans le cadre des activités entrant dans la célébration de la Journée mondiale contre l’hépatite, célébrée le 28 juillet de chaque année.

Ils sont environ 2 400 000 Burkinabè infectés par les virus des hépatites B et C, sans le savoir. Ces deux hépatites virales sont les plus répandues dans le monde et au Burkina Faso.

L’ambition de SOS hépatites Burkina, à travers sa campagne « Trouver les millions manquants », est de parvenir, à l’horizon 2030, à mettre fin aux hépatites virales en tant que grave problème de santé publique. Et cela passe par le diagnostic de 30% des personnes qui ignorent leur statut sérologique d’ici 2020 et 90% en 2030.
Un objectif ambitieux quand on sait qu’actuellement, seulement 11% de personnes connaissent leur statut. Cela est dû à l’insuffisance, voire à l’absence de stratégies de sensibilisation, de dépistage et de prise en charge. « Par conséquent, des millions de personnes sont confrontées au risque d’évolution lente vers une maladie chronique du foie, le cancer et la mort », se désole Justine Yara, présidente de l’association SOS hépatites Burkina.

Pour inverser la tendance, SOS hépatites Burkina multiplie donc les campagnes de communication, de sensibilisation et de dépistage des populations. Et pour que son message porte loin, l’association a associé à son combat l’artiste musicienne Amety Meria.

Un combat contre les hépatites, que l’association seule ne peut remporter sans une réelle implication des autorités et des populations elles-mêmes.
C’est pourquoi, à l’occasion du lancement de la campagne « Trouver les millions manquants », elle a adressé un message de plaidoyer à l’endroit du ministère de la Santé. L’association demande entre autres au gouvernement d’établir un plan de financement conséquent pour la mise en œuvre du plan stratégique national de lutte contre les hépatites virales ; mais aussi de subventionner les associations de lutte contre les hépatites virales.

Elle exhorte également les partenaires techniques et financiers du Burkina à s’impliquer et à soutenir la lutte contre les hépatites virales.
Par ailleurs, les populations sont invitées à se faire dépister pour bénéficier d’une prise en charge adéquate.

Les hépatites virales, ces tueuses silencieuses

Selon le Pr Roger Sombié, hépato gastroentérologue au CHU Yalgado-Ouédraogo, les hépatites virales, notamment B et C, constituent la première cause du cancer du foie et surviennent surtout dans les pays pauvres, en Afrique subsaharienne et en Asie. Le diagnostic se fait à un âge tardif, entre 40 et 45 ans. Pour éviter l’hépatite B, un vaccin est disponible depuis 1981 et est efficace. Il coûte 7500 F CFA et doit être administré en trois doses.

Au Burkina Faso, le vaccin est actuellement administré aux bébés à partir de deux mois. Ce qui ne serait pas assez efficace pour lutter contre la maladie, à en croire le Pr Sombié. Pour lui, l’idéal, c’est la vaccination des nouveau-nés le jour même de leur naissance pour éviter tout risque de contamination. « Il faut vacciner tous les nouveau-nés, parce qu’en Afrique, l’infection survient très tôt. Et c’est le facteur clé de la persistance de l’infection chez la personne infectée.

Si elle est infectée à l’âge adulte, neuf fois sur dix, elle se débarrasse du virus et elle guérit. Alors que chez nous, la majorité des personnes vont être infectées en bas âge au moment de la naissance ou quand elles sont enfants et vont porter le virus jusqu’à 40 ans sans le savoir. Et à 35-40 ans, malheureusement, on les reçoit avec un cancer du foie », explique le Pr Sombié.

L’hépatite C, quant à elle ne peut être prévenue par un vaccin. Par contre, depuis 2014, un traitement est disponible et permet de guérir 95 à 98% des personnes infectées.

Journée mondiale contre l’hépatite, les actions de SOS Hépatites Burkina

Dans le cadre de la commémoration de la Journée mondiale contre l’hépatite, SOS hépatites Burkina a débuté une campagne de sensibilisation et de dépistage de l’hépatite B suivi de la vaccination. Cette campagne a permis à ce jour de dépister 817 personnes dont 83 sont porteurs du virus de l’hépatite B et de vacciner 457 personnes. La campagne se poursuit selon le chronogramme ci-après :

  • Paroisse Saint Camille : du 9 au 31 juillet de 9h à 14h ;
  • Eglise de Tampouy : les dimanches 15,22 et 29 juillet de 8h à 14h ;
  • Arrondissement 5 : 18 juillet à partir de 14h ;
  • Orphelinat de Loumbila : 21 juillet à partir de 10h ;
  • Arrondissement 11 : 25 juillet à partir de 12h ;
  • Église AD de Cissin : 29 juillet à partir de 10h ;
  • Maison des jeunes de Saaba : 30 juillet à partir de 10h.

Le 28 juillet 2018, jour de la commémoration, SOS Hépatites Burkina et d’autres associations remettrons un mémorandum au ministère de la Santé. La journée sera ponctuée par une visite et une remise de dons aux malades du service hépato-gastroentérologie du CHU Yalgado-Ouédraogo.

Justine Bonkoungou

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