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Survie de la mère, du nouveau-né et de l'enfant : des pays africains appelés à plus d'efforts - 29/04/2008 - Sidwaya - Burkina FasoEnvoyer cette page par e-mail Ajouter cette page à mes favoris

Cape Town, cette ville de l'Afrique du Sud où se croisent les océans Pacifique, Indien et Atlantique, a abrité, du 17 au 19 avril 2008, une conférence internationale sur le "Countdown to 2015" ou "Compte à rebours vers 2015" pour la survie de la mère, du nouveau-né et de l'enfant, dont l'objectif est de réduire la mortalité infantile de 2/3 et d'améliorer la santé maternelle.

Jamais l'humanité ne s'est préoccupée autant de la mortalité maternelle et néonatale comme ces dix dernières années. Aussitôt les (8) Objectifs du millénaire pour le développement (OMD) définis en 2000 par les Nations unies que des institutions et agences dont l'OMS, l'UNFPA, l'UNICEF, la fondation Bill et Melinda Gates, Save the children, etc, ont décidé en 2005 de s'occuper précisément de ce drame silencieux, la mortalité maternelle et néonatale, qui frappe plusieurs millions de personnes à travers le monde. Ainsi naissait à Londres en Angleterre la conférence sur le "Compte à rebours vers 2015" pour la survie de la mère, du nouveau-né et de l'enfant.

Il est une collaboration entre individus, institutions et agences avec comme objectif, l'atteinte des objectifs 4 des OMD stipulant la réduction de la mortalité infantile de 2/3 et de l'objectif 5 préconisant l'amélioration de la santé maternelle en réduisant le taux de mortalité à 1/4. Il vise surtout à condenser et à souligner l'information la plus précise et récente sur les progrès d'un pays pour atteindre la couverture des interventions clés et par ce biais, établir un compte-rendu des objectifs atteints et relancer les efforts des pays concernés à atteindre le but en concentrant les interventions sur la relation soins de la santé de la reproduction de la mère, du nouveau-né et de l'enfant. Du 17 au 19 avril 2008, près de 400 participants venus du monde entier, et particulièrement des 68 pays identifiés comme étant ceux qui portent 97% du fardeau mondial de la mortalité de la mère et de l'enfant, se sont réunis pour parler d'une seule voix afin d'analyser à froid les résultats atteints depuis 2005. Il faut signaler que sur les 68 pays désignés, 63 ont pu réellement prendre part à la rencontre.

Des discussions franches, basées sur des données chiffrées sur la situation des 68 pays ont permis de déceler les forces et les faiblesses afin de mieux réorienter les actions dans l'espoir que tous atteignent ensemble les Objectifs 4 et 5 du millénaire pour le développement en 2015 et partiellement les objectifs 1, 6 et 7. "Ce n'est pas une course de vitesse où les premiers seront les mieux récompenses. Il s'agit d'une course de fond et d'ensemble afin de permettre aux plus faibles d'arriver en même temps que les plus forts", a martelé la ministre de la Santé de l'Afrique du Sud, docteur Tshabalala Msimang. En tous les cas, les nombreuses communications et séances plénières ont permis à chaque pays d'avoir un aperçu sur ce qui a été fait ainsi que ce qui reste à faire.

De façon générale, les pays africains au Sud du Sahara ont été identifiés comme ceux se trouvant dans la "zone rouge", ceux qui ne sont pas sûrs d'atteindre les Objectifs 4 et 5 du millénaire pour le développement sans des efforts considérables à consentir par tout le monde. Dans cette logique, le docteur Mane Purnima, directrice adjointe du Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA) au siège à New York, a trouvé, lors de son intervention, que l'atteinte des objectifs 4 et 5 est une question de droit, d'équité et d'égalité. "Nous devons faire le plaidoyer pour qu'au niveau des pays, des politiques et des stratégies puissent être développées dans ce sens", a-t-elle laissé entendre. Et de poursuivre qu'il est également nécessaire d'impliquer fortement les communautés à la base pour la continuité des soins et améliorer le partenariat en créant des alliances. Elle a aussi relevé qu'il faut travailler à l'intégration des programmes et des interventions concernant la santé de la reproduction et le VIH-Sida.

Des défits à réléver

Au demeurant, les participants ont constaté que les progrès réalisés dans les pays sur la réduction de la mortalité maternelle, néonatale et infantile représentent un succès majeur pour les gouvernements, les partenaires techniques et financiers, la société civile, et que les efforts doivent être poursuivis et intensifiés. Ils ont reconnu également que beaucoup d'investissements doivent être faits dans les infrastructures sanitaires de base et les ressources humaines. Ils ont aussi affirmé qu'une nutrition adéquate et une sécurité alimentaire doivent être la priorité à tous les niveaux et en particulier, au niveau de la famille, étant donné sa forte relation avec la santé générale, la productivité et finalement le développement. Ils ont réitéré le fait que l'atteinte des Objectifs du millénaire pour le développement relatifs à la santé nécessite de mettre l'accent sur l'Afrique au Sud du Sahara, sur le Sud de l'Asie ainsi que sur d'autres pays à fort taux de mortalité et qu'investir dans la recherche au niveau local, les méthodes de contrôle, l'évaluation et la dissémination des résultats contribuera à accélérer le progrès, etc. La liste est loin d'être exhaustive.

Le président de la Société de gynécologie et d'obstétrique du Burkina Faso, Pr Jean Lankoandé qui représentait la société civile à la rencontre, entend prendre très vite le taureau par les cornes. Sa petite idée est de faire une restitution à qui de droit des résultats auxquels la conférence est parvenue, de faire des suggestions pertinentes pour une harmonisation des données, interpeller, grâce à un plaidoyer, gouvernants, politiciens et administrateurs pour renforcer qualitativement et quantitativement les ressources humaines. En tout état de cause, la conférence de Cape Town aura reconnu que l'atteinte des Objectifs du millénaire pour le développement doit reposer sur un engagement ferme de la part des gouvernements, des organisations et des partenaires afin de protéger les droits humains des femmes, des nouveau-nés et des adolescents.

La forte participation de plusieurs ministres de la Santé et de parlementaires des différents pays concernés n'augure-t-elle pas de lendemains meilleurs quant à l'amélioration des conditions sanitaires de la femme et de l'enfant a travers le monde ? Le prochain rendez-vous pris pour 2010 nous le dira. En attendant, selon un humaniste, il est moralement et politiquement inacceptable de laisser une femme mourir en voulant donner la vie. Or présentement, près de 10 millions d'enfants et de nouveau-nés meurent chaque année de maladies et de conditions sanitaires pouvant être évitées et plus d'1,5 millions de femmes meurent annuellement de complications liées à la grossesse et à l'accouchement.

Charles OUEDRAOGO
Charlesouedraogo40@yahoo.fr
Envoyé spécial à Cape Town (Afrique du Sud)

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