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Revue de presse

Tuy : lutte contre les maladies mentales ; Un centre de thérapie occupationnelle est né - 12/09/2008 - Sidwaya - Burkina FasoEnvoyer cette page par e-mail Ajouter cette page à mes favoris

Le samedi 23 août 2008 à Houndé, un centre de thérapie occupationnelle a ouvert ses portes. C’est devant un parterre d’autorités et d’invités que la cérémonie de lancement des activités de ce centre, parrainée par le professeur Arouna Ouédraogo, coordonnateur du Programme national de santé mentale, s’est déroulée.

Premier du genre au Burkina Faso et même en Afrique de l’Ouest, le centre de thérapie occupationnelle est d’un coût de 118. 956 313 FCFA. Ce joyau bien équipé a vu sa réalisation grâce à un partenariat entre l’ONG Medicus Mundi Castilla La Mancha (basée à Houndé), le Fonds de coopération de la Castilla La Mancha (principal bailleur) et la mairie de Albacete. Le centre de thérapie occupationnelle qui accueille les malades mentaux se compose de : deux salles d’ateliers, deux bureaux, un dépôt pharmaceutique, un magasin, quatre chambres, une cuisine, trois latrines, trois douches. La construction d’un bâtiment à quatre chambres et la réalisation d’un forage sont en vue. Le personnel qui y travaille est composé de : deux attachés en santé mentale, une assistance en ergothérapie, une infirmière brevetée, un assistant social et deux agents d’appui. Vingt-cinq patients, depuis le mois d’août, y sont déjà inscrits.

Les frais d’inscription vont de 7 500 F CFA à 15 000 F CFA selon que l’on y est interné ou que l’on est externe (c’est surtout le cas de ceux qui résident à Houndé). Ce centre est ouvert à tous les malades mentaux sans distinction aucune. Les malades y reçoivent des consultations et des soins à des prix sociaux. «Du reste l’occupation est l’épine dorsale des activités du centre », a précisé Mlle Inda Zango, coordonnatrice du projet et spécialiste en thérapie occupationnelle. « L’objectif des traitements occupationnels, a-t-elle poursuivi, est d’atteindre un déroulement occupationnel optimal entre les activités basiques de la vie quotidienne, les activités instrumentales, le travail, les jeux, l’éducation et la participation sociale. » Elle soutient à cet effet qu’ « un bon déroulement occupationnel a une influence positive sur l’état de santé ». Pour le premier responsable des structures de santé au niveau provincial, le docteur Noufou Sankara, ce centre vient renforcer les capacités opérationnelles du district sanitaire en augmentant le paquet complémentaire d’activités du Centre médical avec antenne chirurgicale (CMA) de Houndé.

Le parrain, par la voix de sa représentante Mme Voho/Abga Augustine, a relevé l’importance du centre en précisant que « l’Organisation mondiale de la santé souligne qu’aucun service ou système de santé n’est complet s’il néglige les besoins de la population en matière de santé mentale. Il ne peut être efficace si le souci du bien-être mental lui est étranger ». Il a donc remercié les responsables de l’ONG Medicus Mundi Castilla La Mancha et félicité particulièrement Inda Zango pour son dynamisme, sa générosité à l’égard des malades et son engagement personnel pour l’aboutissement de ce projet.

Il a, pour terminer, invité les familles des malades mentaux à saisir l’opportunité qu’offre ce centre pilote car, ajoutera-t-il : « les activités qui y seront proposées offriront des possibilités de réinsertion sociale et professionnelle des malades ». La visite des locaux a permis d’apprécier effectivement les activités réalisées par les patients depuis leur entrée le 4 août dernier : fabrication de savon, tissage de chaises, teinture (bogolan), jardinage, entre autres. Les visiteurs ont été stupéfaits devant Mamboué Dofini, celui-là même qui était fou à lier et qui, maintenant leur expliquait comment fonctionne sa savonnerie. Selon la coordonnatrice du centre et certains témoignages recueillis auprès des familles, il y a une amélioration remarquable dans l’état de santé de leurs malades.

Mayou BOGNANA
AIB/Tuy

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