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Revue de presse

Pose de stimulateurs cardiaques : Chirurgie de pointe à la clinique du Cœur - 15/02/2009 - L'Observateur - Burkina FasoEnvoyer cette page par e-mail Ajouter cette page à mes favoris

Vous souffrez d’insuffisance cardiaque sévère ? Plus besoin de vous faire des soucis ou de dépenser des fortunes pour une évacuation sanitaire vers l’Europe. La solution à votre pathologie est à portée de main à la clinique du Cœur à Ouagadougou à un coût relativement abordable, moins onéreux en tout cas qu’en France ou dans d’autres pays du vieux continent. L’annonce de cette nouvelle a été faite le 11 février 2009 par les professeurs agrégés de cardiologie, Ali Niakara et Lucie Nébié.

Une conférence de presse sur un thème médical, comme la technologie appliquée à la santé du cœur, n’est pas chose aisée à rapporter du fait des termes médicaux et techniques employés par les spécialistes. Face aux multiples questions d’éclaircissement des journalistes sur des points qui paraissent simples à leurs yeux, les animateurs de la conf. de presse de la clinique du Cœur ont vite pris la mesure de la difficulté de compréhension.
Ainsi donc, ils ont, en français facile, expliqué que le cœur de l’homme dispose d’une partie électrique et d’une partie mécanique. Lorsque la première citée a des défaillances, on y place des piles électriques, appelées Pace-maker, pour recharger de façon permanente les « batteries », et « l’affaire est réglée ».
Mais, dans le cas d’une panne mécanique, le fonctionnement du cœur est totalement perturbé, puisque la pompe du cœur a un faible débit, et le cœur se dilate et se contracte de façon anarchique. Résultat : le malade dort mal et a d’énormes difficultés à mener ses activités quotidiennes.

Grâce à la recherche et au génie des médecins, il est possible aujourd’hui d’améliorer la vie du patient à l’aide de stimulateurs cardiaques, placés sur le cœur pour lui redonner son rythme initial : « Les parois se contractent normalement grâce aux sondes installées à l’intérieur du muscle cardiaque ». De nombreuses études ont montré que les personnes souffrant d’insuffisance cardiaque, après une intervention, peuvent mieux vivre grâce à cette technologie chirurgicale de pointe, qui permet de resynchroniser les activités du cœur.
Désormais donc, la clinique du Cœur de Ouagadougou, sise à Ouaga 2000, peut le faire. D’ailleurs depuis 2001, le Pr Ali Niakara, un des fondateurs de cette structure sanitaire privée avec le Pr Lucie Nébié, place les Pace-maker chez des patients dont le cœur manquait d’énergie électrique.
Les spécialistes de la clinique verront désormais leurs compétences dans la pose des stimulateurs renforcées en vue de réparer les pannes mécaniques. Pour cela, le Dr Sylvie Diananian du centre hospitalier universitaire Antoine-Beclère près de Paris a fait le déplacement à Ouaga pour assurer la formation des deux médecins burkinabè.
Elle dispose d’une riche expérience dans ce type d’intervention et a accepté de venir former gratuitement les responsables de la clinique du Cœur. Mieux, le Dr Diananian est accompagnée de son mari, lui aussi médecin de haut vol, puisqu’il est chef du service réanimation dans un hôpital parisien.
Philippe Bouvet, autre membre de la mission française, travaille à Saint-Jude Medical, une société spécialisée dans la fabrication des stimulateurs cardiaques et de bien d’autres matériels techniques sanitaires. Le Pr Ali Niakara n’a pas tari d’éloges à l’endroit du couple Diananian et de la firme Saint-Jude pour les « sacrifices énormes consentis ».

En effet, le Dr Diananian, malgré sa qualité et sa fonction, a accepté d’abandonner son travail pour une prestation gratuite dans notre pays. Quant à la fabrique, elle a réduit de moitié le coût des stimulateurs nécessaires à la réussite de l’opération, réussite qui est de 100% sauf si l’anatomie du cœur du patient pose quelques difficultés.
« Cette semaine est donc historique » à la clinique du Cœur, dans la mesure où, selon le Pr Niakara, c’est la première fois, sauf erreur, qu’une activité médicale similaire se déroule en Afrique noire. Trois malades étaient en lice pour la pose des stimulateurs : un a réussi son examen de passage, le second, pour des raisons médicales, a eu son opération chirurgicale reportée à une date ultérieure, et le dernier entre au bloc le vendredi 13 février 2009.
Coût de l’intervention : 3 500 000 F CFA, somme qui n’est certes pas à la portée de tous, mais abordable comparée au coût d’une évacuation sanitaire vers l’Hexagone, par exemple, et à celui du matériel technique (plus de 4,5 millions), auquel il faudra ajouter les frais de transport et les taxes douanières.

Adama Ouédraogo Damiss

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