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L’apparition et la propagation de la résistance des
parasites du paludisme aux médicaments usuels ont privé
les pays concernés par le fléau de médicaments
efficaces avec comme conséquence, une augmentation de la
morbidité et de la mortalité palustres. Le développement
des nouveaux médicaments n’a pas suivi la vitesse de
propagation cette résistance. C’est ainsi qu’un
réseau pour le Traitement Antipaludique en Afrique de l’Ouest
(RAOTAP II) a été créé le 23 juin 2003
à Ouagadougou par 9 pays membres (Bénin, Burkina Faso,
Cote d’ivoire, Mali, Niger, Nigeria, Ghana, Togo et Sierra
Leone) sous l’impulsion de l’OMS/AFRO. Il a pour objectif
de renforcer la capacité des pays à élaborer,
réviser et mettre en oeuvre des politiques nationales
de traitement antipaludique rationnelles. Le secrétariat
du RAOTAP est basé à Bobo Dioulasso.
Dans le but d’assurer une comparabilité
et un contrôle de qualité inter pays, les pays membres
du RAOTAP II ont décidé d’élaborer une
procédure commune, de développer des outils standard
à utiliser dans un réseau des sites sentinelles, afin
de mener des études de surveillance de la chimiorésistance
et de l’efficacité thérapeutique des antipaludiques.
C’est dans ce cadre qu’il s’est tenu à
Ouagadougou du 15 au 18 février 2005, l’atelier d’harmonisation
et d’adoption du protocole de surveillance de l’efficacité
thérapeutique des médicaments antipaludiques et du
plan d’action 2005 du Réseau. A l’issue des trois
jours de travaux, les recommandations suivantes ont été
formulées :
a) Au secrétariat du RAOTAP II
:
- Assurer le contrôle de qualité des médicaments
à tester et les réactifs à utiliser par
les sites sentinelles,
- Organiser un atelier sur la démarche qualité
et appuyer les pays dans la mise en place du système
qualité,
- Aider les pays dans la réalisation de la PCR,
- Organiser un atelier sur la gestion et l’analyse des
données et #Appuyer les pays dans la mobilisation des
ressources pour la mise en oeuvre des plans d’action.
b) Aux pays membres :
- Formaliser l’ équipe pays du RAOTAPII par un
arrêté ministériel nommant les membres,
- Appliquer la méthodologie «standardisée»
RAOTAP/OMS pour la réalisation des test d’efficacité
thérapeutique (TET),
- Instaurer un système d’assurance de qualité
pour les TET,
- S’accorder sur les objectifs de surveillance et des
choix de sites en fonction des besoins du Programme National
de Lutte contre le Paludisme (PNLP),
- Créer une ligne budgétaire dans le trésor
publique pour le financement des TET et
- Rendre opérationnel au moins 3 sites sentinelles par
pays en 2005.
Le rendez-vous est pris pour la prochaine réunion annuel
du RAOTAP II.
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