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Thomas Tchetmi : 75.000 personnes reçoivent des Arv gratuits - 17/02/2010 - Mutations - CamerounEnvoyer cette page par e-mail Ajouter cette page à mes favoris

Le membre de la coordination de lutte contre le Sida au Cameroun explique les enjeux du financement du Fonds mondial. Vous venez de restituer les travaux sur le mécanisme de coordination de lutte contre le Vih/sida, le paludisme et la tuberculose. Quel rôle jouent exactement tous ces organes satellites autour du Fonds mondial ?

Le Fonds mondial est un très grand organisme de financement international de lutte contre le paludisme, la tuberculose et le sida. Actuellement, c’est même le principal bailleur de fonds. Et c’est un fonds qui est alimenté par les ressources des grands pays donateurs (les pays développés) ; mais aussi le secteur privé et les fondations. Il a un secrétariat basé à Genève, et un conseil d’administration. Toutefois, n’étant pas représenté dans les pays, il existe donc ce que l’on appelle le Country Coordinating Mechanism (Ccm), qui est le mécanisme de coordination du pays, chargé de soumettre les propositions au Fonds. Le Ccm, en plus de l’élaboration des propositions, identifie les acteurs et fait le suivi. Vous pouvez d’ailleurs le constater, au niveau du Cameroun, on a le Ccm Cameroon. Il existe également un «Local Found Agency», une agence local du Fonds, qui surveille les financements sur place. Au Cameroun, c’est le cabinet Price Waterhouse, qui est cet agent qui fait dans la vérification des financements du Fonds mondial.

Comment fonctionne le Ccm Cameroon ?

Ce qu’il faut savoir, c’est que le Ccm Cameroon est créé en août 2002, par un arrêté ministériel. Il est constitué de 40% des personnes de la société civile et 20% des partenaires au développement. Un secrétariat technique a été mis sur pied depuis mars 2009, pour l’appuyer dans la mise en œuvre de ses fonctions quotidiennes, avec 50 membres issus des différents secteurs recommandés. Et comme tous les Ccm, il identifie les besoins et fait le suivi au niveau du Cameroun; il élabore par ailleurs les propositions à soumettre au Fonds mondial.

Puisque vous semblez jouer le rôle de négociateur auprès des bailleurs de fonds, quels projets ont été financés au Cameroun ?

Au niveau du Cameroun, on a la lutte contre le paludisme, le Vih/Sida et la tuberculose, qui est soutenue par le Fonds mondial. Une enveloppe très importante, à hauteur de plusieurs milliards, a été mise à la disposition du pays. Le Cameroun vient en plus d’être éligible pour un nouveau financement, qui concerne le paludisme et la tuberculose. Le sida a été classé en catégorie 3. Car, au 31 décembre 2009, près de 75 mille personnes recevaient des anti-rétroviraux gratuitement.
Ceci, grâce au financement du Fonds mondial. Si ce financement s’arrête, et qu’un processus de continuité n’a pas été mis en place, les malades de sida peuvent avoir de sérieux problèmes. Et donc, au niveau du Ccm Cameroon, on a un dispositif appelé «continium des soins», qui, au bout de deux ans, va pouvoir financer ces 75 mille personnes vivants avec le Vih/Sida. Au lieu de se lamenter sur ce qu’on n’a pas eu avoir, nous pouvons nous féliciter de ce que nous avons déjà eu. Dans la mesure où, le gouvernement camerounais se soucie de la santé des camerounais. Du moins si l’on s’en tient au propos du ministre de la Santé publique.

Quels sont les enjeux d’une rencontre avec les membres de la société civile, les instances gouvernementales et le Ccm, telle que récemment tenue à Douala ?

Les enjeux sont énormes. Moi-même je suis est un membre de la société civile. C’est un mécanisme qui unit plusieurs partenaires. Les membres de la société civile, des associations et autres. Toutesfois, nos collègues de l’administration sont nommés par décision du ministre. Les partenaires sont désignés par leurs missions diplomatiques respectives. Nous, sommes élus par la société civile. Nous nous devons donc, de rendre compte. Il était donc extrêmement important de venir faire le point, et dire aux uns et aux autres ce que nous avons fait depuis un an, recueillir leurs avis et voir dans quelle mesure proposer leurs résolutions de manière concrète. Et enfin, d’expliquer à tous comment fonctionne le Fonds mondial. Car lorsqu’un financement est accordé, des acteurs locaux jouent un rôle. C’est ce rôle-là que nous avons bien voulu définir.

Propos recueillis par Aristide Ekambi (Stagiaire)

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