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Dr Bienvenu Etogo : un transfusé ne peut pas donner son sang - 10/03/2010 - Mutations - CamerounEnvoyer cette page par e-mail Ajouter cette page à mes favoris

Le chef service de la banque de sang à l'Hôpital central de Yaoundé explique dans quels cas intervient cette opération.

Qui peut donner son sang ?

Pour être donneur, il y a quelques critères simples : être âgé de 18 à 50 ans, tous sexes confondus ; ne pas souffrir d'une pathologie chronique ; ne pas avoir d'antécédents d'hépatite virale ; ne pas avoir été transfusé auparavant soi-même.
Pour les dames, sont exclues les femmes enceintes qui allaitent ou celles en période de menstrues. En général, un examen physique formel et rapide permet d'écarter ou de sélectionner les candidats au don de sang.

Dans quel cas un patient a-t-il besoin d'une transfusion sanguine ?

La transfusion sanguine est d'abord un acte thérapeutique, c'est-à-dire qu'elle doit être prescrite uniquement par un médecin, dans le but d'apporter un soulagement à un malade qui en a véritablement besoin. Autrement dit, l'indication doit toujours être bien posée avant de prescrire une transfusion.

Dans le sang qui est prélevé, on a des globules rouges qui sont indiquées pour les personnes qui souffrent d'anémie sévère. Ça peut être des anémies chroniques pour des personnes ayant saigné depuis longtemps. Il y a aussi des cas d'hémorragie aiguë, beaucoup plus dans le cas des pathologies chromatiques telles que les accidents domestiques, les plaies par balle ou par arme blanche…

Il y a également le cas des pathologies liées l'infection à Vih qui sont responsables d'anémies ; sans oublier les complications liées à la grossesse et à l'accouchement chez les femmes, ou encore les anémies causées par le paludisme, surtout chez l'enfant.

Dans ces différents cas, qui doit donner du sang et à qui, pour éviter des incompatibilités ?

Il y a quatre groupes sanguins : A, B, AB, O. En dehors de ceux-là, il y a le facteur "rhésus" qui est également un antigène présent sur la membrane des globules rouges. On peut être "rhésus" positif ou négatif. Le premier sous-tend que nos globules rouges portent le facteur "rhésus" de leur membrane ou antigène B ; "rhésus négatif" voulant dire que nos globules ne les portent pas. Les règles de compatibilité transfusionnelle veulent que les personnes de groupe AB+ puissent recevoir de tous les autres groupes : ce sont des receveurs universels. Les personnes du groupe O- peuvent également donner à tous les autres : ce sont des donneurs universels. Pour les autres en général, le sang A est allié aux personnes du groupe A ou AB, le sang B aux personnes du groupe B ou AB, le sang O+ peut aller aux personnes A, B, AB ou O+.

Lorsque les membres d'une famille font des dons de sang, et sachant que tous ne peuvent pas avoir le même groupe sanguin, comment cela se passe-t-il au niveau de l'hôpital ?

Nous fonctionnons par un système de compensation, c'est-à-dire que lorsque la demande de transfusion - le don de sang, comme on l'appelle - arrive dans notre service, nous nous assurons que le groupe sanguin demandé est disponible dans notre réserve. C'est à ce moment que nous demandons à la famille de remplir les formalités et d'emmener les donneurs. En réalité, on donne au malade le sang qui a été prélevé et traité auparavant.
Les donneurs sont prélevés à leur tour, et leur sang est examiné par la suite pour pouvoir servir à un autre malade. C'est un système de compensation. Cela signifie que nous ne tenons pas compte des groupes sanguins pour le don. Ce qui nous intéresse, c'est de savoir si ce sont des personnes éligibles au don de sang. Et nous demandons deux donneurs pour maximiser les chances d'avoir du sang en réserve.

Peut-on arriver à une situation de rupture de stock de sang dans les hôpitaux ?

Il est rare qu'on arrive à une situation de rupture totale, parce que nous effectuons aussi quelquefois des collectes hors de l'hôpital. Mais la conséquence, sur le plan de la procédure, c'est que les malades ne sont pas bien suivis. Quand on demande des donneurs et que ceux-ci ne sont pas disponibles, cela allonge le délai d'action où on aurait pu agir, et les conséquences ne peuvent être que néfastes pour le patient.

Propos recueillis par Josephine Abiala

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