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Imagerie médicale : 2000 consultations à Bertoua - 28/09/2010 - Mutations - CamerounEnvoyer cette page par e-mail Ajouter cette page à mes favoris

Près d’un an après sa construction, ce centre fait face au manque de personnels pour son fonctionnement optimal. Sur la table de radiologie logée dans l’une des salles du centre d’imagerie médicale de Bertoua inauguré le 21 décembre 2009, un accidenté passe un examen du thorax, de la tête et des membres inférieurs. Toutes ces parties de son corps portent des traces de traumatisme que les bandages ne parviennent pas à dissimuler. Dans une autre salle, une jeune dame s’apprête à passer un scanner du pelvis. «Nous recevons tous types de cas ici que ce soit pour le scanner, l’échographie ou la radio», commente Dr. Eric Magny Tiam, chef de service de l’imagerie médicale à l’hôpital régional de Bertoua.

Dans cette structure où l’on retrouve un plateau technique entièrement neuf et de haute performance composé d’un scanner bi barrette, d’un échographe doppler numérique, d’une table os et poumons, d’un radiographe mobile, d’un mammographie, et d’un pool de numérisation, l’on accueille des malades qui viennent de tous les coins de la région. «Les malades, avant le centre, étaient obligés de parcourir des distances considérables pour passer un scanner dans les villes comme Douala ou Yaoundé ; aujourd’hui, ils affluent en nombre important y compris ceux qui viennent de ces grandes villes et même des pays voisins», indique Dr. Beaunet Yele, directeur de l’hôpital régional de Bertoua.

Lors de son inauguration en décembre, des appréhensions fusèrent. Du fait de la faiblesse du pouvoir d’achat des populations de la région de l’Est, et des résistances culturelles de certaines zones de cette partie du pays à fréquenter les centres de santé, les questions liées au fonctionnement optimal du centre, à l’accès des malades aux soins, aux problèmes de maintenance des équipements et d’entretien du centre se sont posées. Grâce à la politique du rapprochement des soins aux populations, les coûts des examens ont connu une cure d’amaigrissement permettant ainsi aux malades de passer des examens dont le prix oscille entre 4000Fcfa et 40 000Fcfa. « C’est une grille de prix qui n’a rien à voir avec ceux qui sont pratiqués dans les grandes villes, précise Dr. Yele ; et puis vous savez les populations de l’Est sont vulnérables et pauvres ; nonobstant ce pouvoir d’achat faible, on a le devoir de donner la santé et des soins de qualité aux populations.»

La maintenance des équipements et l’approvisionnement en consommables sont assurés par la société Amber, constructeur du centre et fournisseur du matériel. En neuf mois de fonctionnement, le centre a accueilli 2000 malades venus de l’Est pour près de 90% selon les explications des responsables, des autres régions du pays notamment le Centre et l’Adamaoua, et des pays voisins à l’instar du Tchad, de la Centrafrique et du Congo.
La question des ressources humaines constitue une préoccupation pour le fonctionnement optimal du centre. «Nous n’avons qu’un seul spécialiste capable d’assurer l’interprétation des examens et deux techniciens ; ce qui limite notre volonté de venir en aide aux populations quand le seul médecin spécialiste que nous avons est absent.

En terme de superficie, cela demande beaucoup de personnel», souligne le chef du centre. Pour pallier ce problème, le directeur de l’hôpital pense que la piste de la télémédecine pourrait résoudre cette carence en personnels dont souffre le centre. «Avant on faisait les examens ici et on les envoyait à Yaoundé pour interprétation ; maintenant avec la télémédecine, malgré les coûts supplémentaires que cela va induire, on va explorer cette piste.»
A côté des problèmes de personnels, le directeur de l’hôpital pense que l’image de l’imagerie médicale n’est pas suffisamment promue à l’Est. «Nous avons le devoir de faire que les investissements ne tombent pas à l’eau ; pour cela, le centre doit être connu pour qu’il soit autonome et rentable à la fin du contrat avec Amber», conclut Dr. Flavien Yele.

Pierre Célestin Atangana, à Bertoua

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