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Le cancer progresse au Cameroun - 24/02/2011 - Cameroon tribune - CamerounEnvoyer cette page par e-mail Ajouter cette page à mes favoris

Pour la première fois, des chiffres sur le Cameroun ont été dévoilés jeudi, au cours d’un symposium organisé à Yaoundé. 12 000 nouveaux cas de cancers enregistrés chaque année au Cameroun, pour une prévalence de 25 000 malades. Un ratio de 110 personnes atteintes sur 100 000 habitants, avec une prédominance chez les femmes. Pour la seule ville de Yaoundé par exemple, le comité de recensement du cancer a enregistré, entre 2004 et 2010, pas loin de 5200 cas de cancers, parmi lesquelles plus de 3000 femmes, tous âges confondus et près de 500 enfants de 0 à 14 ans.

Les types les plus courants étant le cancer de la prostate et le sarcome de Kaposi chez les hommes, les cancers du sein et du col de l’utérus chez les femmes, et le lymphome chez les enfants. Ces chiffres ont été révélés hier au cours d’un symposium organisé dans le cadre de la semaine nationale de lutte contre le cancer. C’était à l’Hôpital gynéco-obstétrique et pédiatrique de Yaoundé (HGOPY).

Au cours de cette rencontre scientifique à laquelle prenaient part d’imminents spécialistes camerounais, dont les Pr. Oudou Njoya et Walinjom Muna, des personnels paramédicaux et des étudiants en médecine, il a également été question de sensibilisation pour une prise de conscience face aux ravages de la maladie. A travers des communications sur les facteurs à risques, la prévention, etc. Et comme facteurs à risques, on a évoqué le tabagisme, à l’origine de 90% de cancer du poumon et de 30% des autres types. Mais on a aussi parlé de l’alcoolisme, de la sédentarité et de bien d’autres. L’alimentation étant également en bonne place des facteurs de risques, les cancers digestifs, notamment ceux du foie, et leur traitement, ont été présentés à l’assistance.

Les spécialistes ont insisté sur la nécessité de fédérer les données à travers les pays pour une meilleure prise en considération de la maladie. Mais aussi l’aspect vital des dépistages, car diagnostiqué tôt, un cancer, quel qu’il soit, peut être guéri. Seulement, au Cameroun, 64% des patients arrivent dans les formations sanitaires en phase terminale de la maladie. Cette semaine de lutte, qui a commencé le 19 février dernier, s’achève aujourd’hui. Outre ce symposium, elle a été marquée par le lancement de la campagne de vaccination gratuite des jeunes filles de 9 à 13 ans contre le cancer du col de l’utérus.

Jocelyne NDOUYOU-MOULIOM

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