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Course malsaine aux médicaments contre le choléra - 22/03/2011 - Cameroon tribune - CamerounEnvoyer cette page par e-mail Ajouter cette page à mes favoris

La psychose au sein de la population entraîne beaucoup de gens dans les pharmacies de la rue, au lieu d’observer les règles élémentaires d’hygiène. Les « pharmacies » de la rue ont le vent en poupe, ces derniers jours. Elles font même de la surenchère, fixant les prix des médicaments à la tête du client. Il s’agit notamment des produits contre le choléra, principalement la doxycycline, désormais sollicitée dans tous les ménages.

C’est ainsi que le prix d’une tablette de doxycycline varie désormais d’un comptoir à un autre, de 250 à 700 F. A côté de ce produit phare, les pharmaciens de rue proposent d’autres antibiotiques qu’ils jugent également préventifs du choléra. Ici l’on vous suggère en plus une plaquette de cipromax ou de Chloramphénicol. Plus loin, le vendeur vous propose plutôt de la celestamine et autres. Comme des petits pains, ces produits se vendent au point où certains commerçants sont en rupture de stock. C’était le cas hier matin du côté du carrefour Mvog-Mbi à Yaoundé, où une dizaine de « pharmaciens » de la rue se côtoient.

Dans les pharmacies conventionnelles, les médicaments préventifs du choléra se vendent plutôt bien également. Cependant, les pharmaciens semblent un peu plus exigeants sur la prescription. Eric Sunjio, docteur en pharmacie explique que « la meilleure prévention du choléra consiste à observer les règles élémentaires d’hygiène, notamment se laver fréquemment les mains et faire attention à tout ce qu’on mange. La doxycycline est indiquée pour la prévention classique du choléra mais il faut en prendre seulement lorsqu’on a été exposé », souligne-t-il. Le pharmacien précise aussi que « la fameuse doxycycline qui fait courir tant de monde a une efficacité limitée de deux semaines. Par conséquent, tous ceux qui s’amusent à en prendre juste pour suivre le mouvement courent le risque de créer des résistances plus tard, s’ils tombent réellement malades ». D’ailleurs, même le vaccin contre le choléra n’est efficace qu’à 90% et pour une durée de six mois maximum.

Dans les formations sanitaires publiques, où les éventuels cas de choléra sont suivis gratuitement, tous les gardes malades bénéficient automatiquement de médicaments préventifs. C’est ce qui s’observe en tout cas du côté de l’hôpital de district d’Efoulan. Le directeur des lieux, le Dr Benjamin Onambany explique que même les proches des cas suspects ont droit aux médicaments préventifs, question de circonscrire le mal et prévenir d’éventuelles contaminations. L’on explique ici que l’Etat n’a pas voulu distribuer les médicaments préventifs aux populations justement pour éviter cette ruée folle aux produits pharmaceutiques qui ont des effets limités dans le temps. Seule l’hygiène est efficace.

Félicité BAHANE N

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