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Don de sang : pourquoi les banques manquent de liquide - 15/06/2011 - Mutations - CamerounEnvoyer cette page par e-mail Ajouter cette page à mes favoris

L’absence de donneurs volontaires et réguliers, et la peur des résultats des tests sanguins mettent les malades en danger. Le Cameroun fait partie des 79 pays en voie de développement, selon l’Organisation mondiale de la santé (Oms), où le nombre de dons de sang est inférieur à dix pour mille habitants.

D’après cette agence onusienne, c’est dans ces pays que les pénuries de sang dans les hôpitaux et les dispensaires sont monnaie courante. Et notre pays n’échappe pas à cette règle. «Le stock est très limité. Hélas, nous n’avons pas beaucoup de donneurs qui viennent spontanément», avance le Dr Georgette Kamdem, médecin biologiste à l’Hôpital général de Yaoundé (Hgy). La situation n’est guère reluisante à l’Hôpital Laquintinie de Douala où le Centre de transfusion sanguine (Cts), pourvoyeur en hémoglobine dudit hôpital et d’autres autres formations sanitaires (Hôpital général de Douala, les hôpitaux de Bafoussam (comme ce fût le cas hier mardi 14 juin 2011, de Njombé, Ngaoundéré, Yaoundé), vit une pénurie quasi permanente.

«La banque de sang de l’hôpital Laquintinie a besoin d’environ 111 poches de sang par jour pour couvrir ses besoins sanguins et ceux des autres demandeurs. Un quota qui n’est pas toujours atteint. Nous sommes ainsi constamment en rupture de stock», déclarait le Dr Madeleine Mbangue, le chef du service du Cts, dans ces mêmes colonnes il y a près de trois ans. «Par mois, nous servons en moyenne 600 poches de sang à l’intérieur de l’hôpital et à l’extérieur. Soit un total de 1.200 poches de sang par mois», poursuit-elle. Ce qui est loin d’être suffisant. Alors, qu’est-ce qui fait problème ? «On n’a pas de donneurs bénévoles et réguliers», justifie le Dr Kamdem. «La principale difficulté est la rareté des donneurs volontaires et bénévoles. Ils représentent à peine 10% de l’ensemble des donneurs que nous recevons ici.

Ce qui fait que, pour avoir du sang à traiter et à donner aux malades, il faut déjà avoir une source d’approvisionnement. Et la seule source d’approvisionnement, ce sont ces donneurs», déclarait le Dr Bienvenue Etogo dans ces mêmes colonnes en 2008, alors chef service de la banque de sang de l’Hôpital central de Yaoundé (Hcy). Conséquence : les banques de sang fonctionnent principalement avec les donneurs familiaux et les collectes de sang auprès des associations de donneurs bénévoles. Ainsi, assure le Dr Kamdem, pour bénéficier d’une poche de sang testée et sécurisée, le malade qui en a besoin doit fournir deux donneurs et payer une «contribution forfaitaire» qui s’élève à 17.300 Fcfa. Si chaque formation sanitaire exige deux donneurs, le prix d’une poche de sang varie d’une institution hospitalière à une autre.

«Idées préconçues»

«Les familles sont obligées de débourser la somme de 14.000 Fcfa de frais d’analyse du sang. Il faut également 3500 Fcfa de frais supplémentaires si le donneur ne connaît pas son groupe sanguin. Ceci en plus des deux donneurs présentés par la famille pour le cas du don de sang à un proche», poursuit le Dr Mbangue. Le donneur doit être âgé de 18 à 60 ans et être en bonne santé. Pour la femme, ne pas être enceinte ou en allaitement maternel, et éviter de saigner. En outre, il faut peser au moins 50 kg, n’avoir pas été malade les deux semaines précédant le don, et ne pas être sous traitement. Ces donneurs «nous permettent de maintenir quelque chose dans la banque. Mais, il faut aussi savoir que le sang desdits donneurs, après test, peut se révéler négatif, et on le jette par conséquent à la poubelle», affirme la biologiste. Le sang des donneurs récoltés passe sous plusieurs tests, notamment aux hépatites B et C, la syphilis, le Vih et le groupe sanguin. Lorsqu’un sang est contaminé aux infections virales, il est automatiquement détruit. Pour le Dr Mbangue, c’est justement la peur des résultats de ce test qui découragent les éventuels donneurs.

«Les Camerounais sont réticents à l’idée du don volontaire et bénévole de leur sang. On a beau leur dire qu’ils ne risquent rien, ils redoutent les tests de dépistage du Vih», affirme-t-elle. A cela, disent les médecins, il faut ajouter les «idées préconçues» et «certaines croyances» qui constituent un frein au don de sang.

A cause de l’indisponibilité de sang dans les banques, certains hôpitaux sont parfois obligés d’orienter le malade ailleurs, comme on n’a pu le vivre hier à l’Hgy où une femme, sévèrement anémiée, a été transférée ailleurs. Cette dernière avait besoin de trois poches de sang, mais seule une poche était compatible. L’on ne le répétera jamais assez : donner son sang peut sauver de nombreuses vies. A l’occasion de la 8ème Journée mondiale du don de sang célébré ce 14 juin 2011, l’Oms a à nouveau tenu à sensibiliser le public sur la nécessité de fournir des globules rouges, du plasma et des plaquettes. Nécessité d’autant plus urgente que le nombre de donneurs a régressé en 2010, alors même que les besoins ont augmenté «d'abord parce que la population vieillit (…) puis parce que, certaines thérapies à destination des personnes les plus âgées sont consommatrices de produits sanguins».

Outre ces éléments, les établissements médicaux ont très souvent recours à des transfusions sanguines pour des opérations chirurgicales et des accouchements. Alors qu'il manque encore beaucoup de donneurs pour approvisionner les stocks de produits sanguins. A l’Hgy par exemple, l’on apprend que les services de la dialyse et de l’oncologie sont les plus grands nécessiteux. L’on apprend que le ministère de la Santé publique (Minsanté) envisage de créer trois centres régionaux de transfusions sanguines à Yaoundé, Douala et dans le septentrion. Le but étant d’arriver à améliorer et à assurer le ravitaillement et la fragmentation du sang au sein des hôpitaux. Mais aussi de susciter l’engouement des donneurs bénévoles en bonne santé pour une meilleure gestion des stocks à travers le pays

Pour comprendre

Don de sang: d’une vie à l’autre

Le sang est vital pour la vie. Malgré les efforts en cours, il faudra encore de nombreuses années avant qu’un substitut artificiel du sang puisse remplacer à grande échelle les dons de sang humain. Pour qu’une nation puisse satisfaire la totalité de ses besoins sanguins, il suffit que 1 à 3% de sa population donne son sang.
Les donneurs bénévoles constituent la source de sang la plus sûre en comparaison avec les personnes donnant du sang à l’intention de membres de leurs familles en situation d’urgence ou avec les donneurs rémunérés. L’Oms plaide pour que tous les pays évoluent vers un système de don du sang bénévole et régulier pour satisfaire leurs besoins. Il est essentiel que chaque nation dispose d’une réserve stable de donneurs sains, qui donnent leur sang régulièrement.

Entre le moment où il est donné et celui où il est transfusé, le sang suit un périple complexe car il doit être testé, conservé et transporté avant utilisation. Le défi auxquels sont confrontés les services de transfusion sanguine est de fournir du sang répondant à la fois aux exigences d’innocuité et à la demande grandissante en termes de volume.
Il est urgent qu’un plus grand nombre de personnes dans le monde fassent régulièrement don de leur sang pour sauver des vies humaines. C'est le message de la Journée mondiale du donneur de sang célébrée hier dans le monde entier. L'objectif de l'Oms est que la totalité des pays puissent d'ici 2020 couvrir leurs besoins grâce aux dons volontaires.
Source : www.who.int

Patricia Ngo Ngouem et Aristide Ekambi

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