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Les sages-femmes en quête de perfusion - 29/06/2011 - Mutations - CamerounEnvoyer cette page par e-mail Ajouter cette page à mes favoris

Le déficit des accoucheuses se fait ressentir dans les hôpitaux à l’heure où l’on annonce la réouverture de cette formation. Bonne nouvelle pour les futures mamans au Cameroun. Les écoles pour sages-femmes rouvrent leurs portes. Les épreuves écrites du concours d'entrée dans les centres de formation privées et publiques se déroulent en effet ce samedi 2 juillet. Douala, Yaoundé, Garoua, Bertoua, Ebolowa, Limbé et Bamenda constituent les centres d’examen pour cette course aux 200 places disponibles.

Cette initiative du ministère de la Santé publique (Minsanté) au Cameroun se concrétise au moment où la communauté internationale s’indigne d’ailleurs du taux de «mortalité et de morbidité maternelle et néonatale» élevé dans le monde.

«Chaque année, 358.000 femmes et 3,6 millions de nouveau-nés meurent en raison de complications en grande partie évitables au cours de la grossesse, de l’accouchement et de la période postnatale», selon un rapport du Fonds des Nations unies pour la population (Unfpa) rendu public le 20 juin dernier. «Pour 100.000 naissances vivantes, nous perdons environ 700 femmes au moment de l’accouchement. Rouvrir la filière sage-femme rentre dans les Objectifs du millénaire pour le développement visant à réduire le taux de mortalité à 200 femmes», déclarait le Minsanté, André Mama Fouda dans une interview accordée au quotidien gouvernemental en décembre 2010. Le ministre reconnaissait l’urgence de rouvrir cette filière lors de la célébration du cinquantenaire de cette institution.

Il faudra cependant encore attendre trois ans, le temps que durera la formation, pour que les structures hospitalières accueillent une nouvelle vague de sages-femmes. Entre temps, le rapport de l’Unfpa révèle que le Cameroun figure parmi les 9 pays au monde qui doivent multiplier leurs effectifs de sages-femmes par un facteur compris entre 6 et 15. Autrement dit, il faut au minimum six sages-femmes qualifiées pour 1.000 naissances pour couvrir 95 % des besoins d'un pays. L’Hôpital général de Douala (Hgd) compte seulement 2 sages-femmes, renseigne Carine Eka, responsable marketing et communication de ladite structure. Cette dernière soutient que ce nombre réduit ne crée pas véritablement de problème dans la chaîne de soins obstétricaux, étant donné que ce déficit est suppléé par les infirmiers.

Pourtant, le rôle spécifique assigné à la sage-femme est bien différent de celui de l’infirmier. Selon une déclaration conjointe de l’Organisation mondiale de la santé (Oms), la confédération internationale des sages-femmes (Icm) et la Fédération internationale de gynécologie et d’obstétrique (Figo), «un accoucheur qualifié est un professionnel de santé accrédité (une sage-femme, un médecin ou un/une infirmier(ère) qui a été formé et a acquis les compétences requises pour la prise en charge de la grossesse, de l’accouchement et du post-partum immédiat normaux (sans complication) et sait identifier, traiter ou, si besoin, prendre la décision de transférer les femmes et les nouveau-nés présentant des complications».
Mais dans notre pays, la formation de ces professionnels de la grossesse a été interrompue, l’Ecole des sciences infirmières de Yaoundé (Esiy) ayant par exemple fermé sa filière «sages-femmes».

L’expertise de la prochaine cuvée des sages-femmes sorties des centres de formation publics et privés servira assurément aux nombreuses structures hospitalières à travers le pays qui, pour l’heure, se contentent de peu.
La maternité des soeurs servantes de Marie à Nylon (Douala) «compte 4 accoucheurs dont 3 femmes pour une dizaine de chambres d’accouchement», apprend-on de s?ur Marie Thérèse Anguimbis, la responsable de ce centre hospitalier. La maternité Jean Paul II à Logbaba (Douala) compte 7 accoucheurs, très souvent coordonné par un gynécologue. «Les sages-femmes sont très rares dans notre pays», rajoute Elisabeth Njock, en service dans ce dispensaire maternité. Cette dernière compte manifestement sur la relance de la filière pour remettre le mot «sage-femme» au goût du jour, et renouer le cordon ombilical avec le système de santé camerounais.

Pour Comprendre

A propos de l’Ecole des sages-femmes de Yaoundé

L’école nationale d'infirmiers, sages-femmes et accoucheurs de Yaoundé (Enisfay) s'occupe également de la formation des agents techniques d'assainissement. Le Cameroun compte une autre école de formation de ce niveau : l’Ecole d'infirmiers et accoucheurs de Bamenda. Le niveau du personnel formé est celui du diplômé d'Etat d'infirmier (ère) et du diplômé d'Etat de sage-femme et d'accoucheur. La durée des études est de trois ans pour les infirmiers, et 18 mois pour les sages-femmes et accoucheurs, après l'obtention du diplôme d'Etat d'infirmier.

A la fin de la formation, ce personnel doit être capable de reconnaître les manifestations positives de la santé physique et mentale à tous les âges de la vie; observer, reconnaître et interpréter les manifestations physiques et psychiques, émotives et mentales de la maladie; participer aux divers moyens d'action de prévention des maladies en vue de promouvoir la santé des populations; appliquer les différentes méthodes d'éducation sanitaire adaptées au milieu familial et social, en zone urbaine et en zone rurale; organiser et animer une équipe d'action sanitaire et sociale en utilisant le concours des cadres et personnalités locaux dont il devra s'assurer la collaboration. Avant l'ouverture de I'Enisfay en 1971, les infirmiers étaient formés a Bamenda et à Ayos, et les sages-femmes a l'étranger.
Extrait de l’atelier sur la recherche opérationnelle dans le domaine de la santé publique, Yaoundé, 6 - 11 décembre 1976.

Monique Ngo Mayag

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