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Dr Emile Mboudou : Le cancer de l’utérus est sexuellement transmissible - 04/01/2012 - Mutations - CamerounEnvoyer cette page par e-mail Ajouter cette page à mes favoris

Seul un diagnostic précoce permet d’éviter cette maladie, selon le médecin*.

Qu’appelle-t-on cancer du col de l’utérus ?

Le cancer est une multiplication de cellules anormales qui va avoir la propriété d’envahir les organes du voisinage. C’est la caractéristique première des cellules cancéreuses. Tout dépend alors de la localisation de ce cancer, qui va entraîner la perturbation du fonctionnement de l’organe qui est envahi.
Le cancer du col de l’utérus est une tumeur qui naît au fond du vagin. L’utérus est la partie qui porte l’enfant chez la femme, le col est la partie qui est en contact avec l’extérieur au niveau du vagin. Comme le col est un organe situé à l’extérieur, le rapport sexuel qui va amener cette infection sera la cause principale de ce cancer. Nous avons l’habitude, aujourd’hui, de dire que le cancer du col est une maladie sexuellement transmissible.

Comment se manifeste-t-il ?

La première manifestation, ce sont des saignements après le rapport sexuel. Quand le cancer est plus évolué, il se manifeste par des écoulements d’eau – une eau qui sent très mauvais – ou des manifestations par l’envahissement d’autres organes comme la vessie, qui n’est pas très loin. On a alors des urines douloureuses, des saignements dans les urines ou dans les selles. Le cancer du col est essentiellement causé par les infections, particulièrement une infection à un virus appelé le Papilloma virus, qui semble être la cause principale de ce cancer, mais pas la cause exclusive.

Comment se fait le diagnostic ?

Lorsque la tumeur n’est encore pas très avancée, le frottis cervical, qu’on recommande aux femmes lorsqu’elles ont déjà eu leur premier rapport sexuel, peut dire que le cancer est déjà en train de démarrer. On a beaucoup de chance, à ce moment-là, de vous soigner et de vous guérir complètement sans passer par une chirurgie très lourde. Lorsqu’une femme n’a pas eu la chance d’être diagnostiquée à ce stade-là, après consultation, on peut dire qu’il s’agit du cancer du col. Mais nous confirmons toujours par un examen au laboratoire parce qu’il peut y avoir des maladies qui ressemblent au cancer du col sans l’être.

Peut-on l’éviter ?

Eviter d’avoir des rapports sexuels précoces, de multiplier les partenaires, ne pas avoir des rapports sexuels très fréquents et ne pas fumer, puisque c’est tout ceci qui augmente le risque de cancer du col. Si on l’a déjà, il faut s’adresser à un spécialiste. Et si on est en phase terminale, la prise en charge consiste à un accompagnement.
Ce cancer apparaît 10 ans après les premiers rapports sexuels, le temps pour la maladie de se développer. C’est à partir de 25 ans qu’on verra apparaître le cancer du col. Il est vrai qu’on a un pic jusqu’à 40 ans, mais c’est la zone où on va trouver le cancer parce qu’il aurait eu le temps de se développer. Raison pour laquelle la prévention et le dépistage sont importants. Lorsque les cancers sont précoces, on peut les guérir totalement. Plus le stade est avancé, plus les risques de guérison incomplète sont élevés. Comme c’est un cancer qui touche un organe de reproduction, il faut savoir que, dans la plupart des cas, on est obligé d’enlever tout l’utérus.

A votre avis, qu’est-ce qui explique que ce cancer touche autant les femmes au Cameroun ?

La plupart des malades nous arrivent à des stades très avancés, parce qu’ils sont d’abord allés se soigner à l’indigène. Cela perd du temps et de l’argent, ce qui fait que nous avons habituellement des cancers très avancés pour lesquels nous n’avons pas beaucoup de ressources alors que nous avons, pourtant, la chance d’avoir guéri un certain nombre de patientes chez qui le cancer a été diagnostiqué précocement. Aujourd’hui, il y a la vaccination qui est encore coûteuse. Mais, si on a les moyens, il faut faire vacciner les adolescentes contre le Papilloma virus avant leurs premiers rapports sexuels. Cela peut éviter la survenue du cancer dans plus de 90% des cas.

Propos recueillis par Patricia Ngo Ngouem
*Article publié dans Mutations du 18 juin 2008.

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