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Dr Annette-Marthe Beunde Ewombe : "Depuis mars 2003, nous avons déjà enregistré 6041 malades” - 01/12/2006 - La nouvelle expression - CamerounEnvoyer cette page par e-mail Ajouter cette page à mes favoris

Avant d’être érigé en Unité de prise en charge (UPEC), le district de Nylon à Douala jouissait déjà d’une longue expérience en matière de prise en charge des malades de VIH. Grâce aux différents programmes qu’il abrite. Son médecin-chef cette expérience.

Que peut-on retenir de l’expérience du service de santé du district de Nylon ?

Avant que le ministère ne nous déclare UPEC, nous suivions, depuis fort longtemps, des malades de VIH. Nous avons cette expérience et cet avantage de prise en charge. C’est pour cette raison que nous sommes submergés. Nous abritons le programme Petrivir qui est un suivi des malades de VIH. Il fait partie de tout ce que nous faisons à Nylon. Ce programme a été créé par Médecins sans frontières ; c’est en partenariat entre le district de santé de Nylon et, par ricochet, le district de santé de New-Bell. Ce programme existe depuis bientôt 4 ans et nous travaillons avec l’UPEC qui a été créée.

Comment se faisait la prise en charge avant la création de l’UPEC ?

Avant qu’on ne crée l’UPEC, il y avait d’abord ‘Médecins sans frontières’ qui est venu nous appuyer pour la prise en charge de ces malades depuis mars 2003. Depuis cette date jusqu’à ce jour, nous avons déjà enregistré dans ce programme 6041 malades ; nous avons 1553 malades sous traitement des Arv. Il faudra souligner que les 6041 malades ne proviennent pas uniquement du district de Nylon. A cause d’une meilleure prise en charge ici, nous avons un grand nombre de malades qui nous viennent des autres districts et même des autres provinces. Mais, compte tenu de notre éthique, nous sommes obligés de les prendre en charge.

Néanmoins, étant donné que le ministère de la Santé a créé d’autres UPECs, il faudra que ces UPECs fassent des efforts pour une prise en charge adéquate, et permettre à leurs malades de ne plus faire ce grand trajet pour arriver jusqu’ici. Actuellement, pour le district de santé de nylon, par rapport à la capacité des structures que nous avons, nous sommes submergés. Et après une concertation des districts et Médecins sans frontières, nous avons eu à faire une évaluation du terrain et essayer de désengorger l’hôpital, nous avons donc autorisé des centres que nous avons jugé capables de faire un certain nombre de suivis des maladies opportunistes à dépister et à suivre les malades. Néanmoins, c’est le comité thérapeutique du district qui décide l’admission au traitement. Et la distribution des Arv se fait à l’hôpital de Nylon, parce que nous n’avons pas l’autorisation de décentraliser la distribution des Arv. Ceci permet de soulager les médecins qui voient plus de 40 malades par jour, sans compter le councelling…

Avez-vous le plateau technique adéquat pour le suivi de tous ces malades ?

Nous sommes l’hôpital de troisième, voire de quatrième catégorie. Aujourd’hui, avec l’appui de Msf et du Global fund, nous avons déjà des appareils qui nous permettent de passer au niveau de Cta (Centre de traitement agréé, ndlr) comme Laquintinie. Nous avons deux appareils de Cd4, nous avons des compteurs… Depuis le 9 mai 2006, nous avons fait 3071 examens de Cd4. Avant, nous le faisions à l’hôpital général et à l’hôpital Laquintinie ; depuis trois mois, nous sommes libres.

Les patients se plaignent non du coût des médicaments, mais de la cherté des examens. Nylon serait-il l’exception qui confirme la règle ?

Effectivement, nous sommes moins cher. Nous prenions 16 à 18 000 F Cfa avant pour un bilan préthérapeutique ; cela dépendait de là où se faisait l’examen. Aujourd’hui, nos malades paient 3 000 F Cfa parce qu’ils sont subventionnés par le Global fund qui paie le reliquat. De même, Médecins sans frontières a subventionné le reliquat des examens le malades payait seulement 3 000 F Cfa. Msf subventionne également l’hospitalisation. Les malades hospitalisés pendant 7 jours paient en principe 4 500 F Cfa, mais Msf paie 2 000 F et le malade débourse 2 500 F Cfa. A partir de 8 jours, la facture s’élève à 9 000 F, Msf supporte la moitié et le malade le reste. C’est un grand appui, bien que Msf soit sur le point de se retirer, nous essayons de voir comment combler ce manque. L’Etat aussi nous subventionne ; la cotrixamole est distribuée gratuitement aux malades sous Arv. Des malades indigents sont subventionnés par l’Etat camerounais, à travers le Gtp.

Disposez-vous des protocoles pour les malades résistants aux traitements disponibles ?

Le problème de résistance n’est pas encore à un niveau où on doit s’alarmer comme c’est le cas en Occident. Nous avons des traitements de première, deuxième et troisième lignes. Cela dépend des moyens dont dispose chaque malade. En plus, nous avons mis sur pied des relais communautaires pour aider les malades à bien prendre leurs traitements, les accompagner et pouvoir apporter une solution juste, parce que les résistances proviennent de la mauvaise observance du traitement ou de sa rupture…

Comment expliquer qu’avec tout ce dispositif, aussi bien en matière de prise en charge que de prévention, la pandémie ne fait qu’avancer au lieu de reculer ?

La pandémie est là. Au mois d’octobre 2006, par exemple, nous avons eu 105 malades admis au traitement, 159 indigents, 963 Pvvs ont reçu gratuitement le cotrimaxole, et 110 malades ont fait leur bilan biologique. Nous avons eu 22 visites à domicile et 4 décès ; nous avons mis 552 protocoles de première ligne dont les prix varient de 3000 à 7 000 F Cfa. Tout ceci ne signifie pas que la maladie avance. Ces malades, avant, ne venaient pas se faire dépister. Grâce à la sensibilisation, les gens viennent se faire dépister et cela donne les chiffres que nous avons actuellement. Cela signifie qu’il y a un comportement responsable des citoyens, plusieurs ont compris qu’il y a des traitements et on peut se soigner.

Votre hôpital est très enclavé. Quel lobbying menez-vous auprès des autorités compétentes pour éviter aux malades déjà affaiblis cette autre souffrance ?

Il y a des problèmes qui ne relèvent pas du ministère de la Santé. Cet enclavement est un réel problème non seulement pour les malades, mais pour le personnel soignant. L’accès est très difficile et ce qui fait qu’en saison pluvieuse, il faut emprunter des camions pour y accéder. Nous ne demandons même pas la goudron, qu’on racle au moins la route pour permettre aux ambulances et taxis qui amènent les malades d’arriver ici. J’espère que ce message atteindra les autorités compétentes afin qu’elles fassent quelque chose.

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