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Revue de presse

Le Minsanté sur le terrain de la lutte contre le paludisme - 04/11/2013 - Cameroon tribune - CamerounEnvoyer cette page par e-mail Ajouter cette page à mes favoris

Au terme de sa visite dans les formations sanitaires de la région de l'Extrême-Nord, André Mama Fouda apprécie la bonne prise en charge des malades mais déplore l’utilisation des médicaments de la rue. A Moutourwa, chef-lieu de l’arrondissement du même nom, à une quarantaine de kilomètres de Kaélé, l’hôpital de district tourne en plein régime en ce mois de novembre.

Les salles d’hospitalisation ne désemplissent pas. Chez la plupart des malades reçus, l’on diagnostique le paludisme. Simple ou grave, le paludisme fait sa haute saison dans cette formation sanitaire. Pour les 9 premiers mois de l’année, 3 633 cas ont été enregistrés dont 2 237 simples et 745 graves pour 17 décès. Le pic a été observé en août avec 1259 cas. C’est dans cette formation sanitaire que le ministre de la Santé publique a entamé vendredi dernier sa mission d’évaluation de la riposte médicale contre la recrudescence du paludisme dans l’Extrême-Nord. Accompagné de la Représentante-Résidente de l’OMS au Cameroun, le Dr Charlotte Faty Ndiaye, du DG de la CENAME, le Dr Taousse Oussoumanou, du directeur de la lutte contre la maladie au Minsanté, le Dr George-Alain Etoundi Mballa et d’Augustine Awa Fonka, le gouverneur de la région de l’Extrême-Nord, André Mama Fouda s’est vu présenter les différentes actions de prise en charge des malades du paludisme. Non sans avoir visité les malades dans les salles d’hospitalisation, et passer en revue les stocks des médicaments et le matériel de laboratoire.

A l’hôpital régional de Maroua, le ministre constate que le paludisme a également déclassé toutes les autres pathologies. Pour les trois derniers mois (août sept octobre), 955 cas ont été notifiés dont 52 décès. Pour le seul mois d’octobre, cette structure hospitalière a reçu 594 malades du paludisme dont 31 en sont morts. Les autres formations sanitaires de la ville de Maroua qui ont reçu la visite du Minsanté (Centre médical de la Sûreté nationale, l’hôpital islamique de Bamaré, les centres de santé intégrés de Doualare, Founangue, de Douggoi de Djarengol-Kodek) présentent la même situation épidémiologique.

Dans la région de l’Extrême-Nord dont la période de forte transmission saisonnière est située entre juillet et novembre avec un pic en octobre, les données consolidées au 30 septembre 2013 font état de 187 000 cas de paludisme pour 979 décès. Cette descente du Minsanté a permis de démentir certaines informations qui présentaient la flambée actuelle comme une situation d’épidémie avec des milliers de décès. Pour André Mama Fouda, la prise en charge, telle qu’il l’a vérifiée lui-même in situ, est bonne. Même si cette recrudescence particulière du paludisme, cette année, a quelque peu éprouvé la capacité d’accueil des formations sanitaires de la région.

Pour réduire les risques de flambée de cette maladie, le Minsanté préconise l’utilisation systématique des moustiquaires imprégnées. En 2011-2012, 1 636 162 moustiquaires imprégnées à longue durée d’action (MILDA) ont été distribuées aux ménages de la région. Mais selon l’Enquête Post-Campagne sur l’utilisation des MILDA, 83,4% possèdent au moins une moustiquaire imprégnée et 30% seulement des personnes l’utilisent effectivement. Ce pourcentage est de 34% chez les enfants de moins de 5 ans et de 34,6% chez les femmes enceintes;

Cette lutte passe également par le recours aux formations sanitaires en cas d’apparition des premiers symptômes de la maladie. Or déplore le Minsanté, l’Extrême-Nord constitue un important bassin de prolifération des médicaments de la rue. André Mama invite également les collectivités territoriales décentralisées à se joindre à cette bataille en mettant un accent sur l’assainissement du cadre de vie des populations. Pour anticiper sur la prochaine flambée, la chimio prévention sera introduite chez les enfants de 0 à 59 mois. Cette méthode de traitement préventif intermittent recommandée par l’OMS consiste à administrer comme un médicament antipaludique au cours de la saison du paludisme pour éviter la maladie, l’objectif étant de maintenir des concentrations thérapeutiques en médicament antipaludique dans le sang pendant toute la période ou le risque palustre est le plus élevé. Avant de quitter la région samedi dernier, le ministre de la Santé publique a félicité et encouragé le personnel médico-sanitaire à continuer à sauver les malades avec le même engouement qu’il a constaté sur le terrain.

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