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Prise en charge du Sida : le casse-tête des ARV - 02/12/2013 - Cameroon tribune - CamerounEnvoyer cette page par e-mail Ajouter cette page à mes favoris

En matière de VIH-Sida, le taux de prévalence actuellement affiché par le Cameroun est de 4,3 %. 5,6 % de femmes sont affectées, contre 2,9 % d’hommes, selon les données disponibles au ministère de la Santé publique. Classé à épidémie généralisée, le Cameroun est un des 20 pays prioritaires des programmes de soutien de l’Onusida. Pour cette année 2013 seulement, ses besoins de financement pour faire face à la pandémie du siècle se chiffrent à plus de 27 milliards F. De source officielle, les fonds annoncés en juin par les autorités compétentes sont principalement destinés à l’achat des antirétroviraux (ARV). Des traitements, du reste de première et deuxième lignes, distribués par la Centrale nationale d’approvisionnement en médicaments essentiels (Cename).

Selon les pointages effectués au 31 décembre 2012, ceux-ci sont administrés à 122.783 malades sur un total de 570.000 séropositifs. Alors que 322.000 personnes sont éligibles aux ARV, que 38.972 nouvelles infections et 32.800 décès ont été enregistrés en 2012, le gouvernement table sur un taux de prise en charge de 49% cette année. Concrètement, 150.000 patients devraient être sous ARV.

Administrés sous forme de génériques en huit protocoles dans 155 centres de traitement agréés (CTA) sur le territoire national, les antirétroviraux sont gratuits depuis 2007. Cependant, leur disponibilité est souvent sujette à caution en raison des tensions de stocks. Ainsi en juin, juillet et août derniers, l’on a pratiquement touché le fond. Rien qu’à l’hôpital Laquintinie de Douala, 7500 malades se sont retrouvés privés d’ARV. « Pendant cette période, nous jonglions seulement. Nous donnions des médicaments pour dix jours aux patients quand ils devaient en recevoir pour un mois. En vérité, parce que nous ne maîtrisions même pas la disponibilité des produits, nous nous battions pour satisfaire le plus grand nombre. Mais beaucoup de malades ont passé trois mois sans le moindre remède. C’est triste, mais c’est la réalité », confie une infirmière en poste à l’«Hôpital de jour » de la formation sanitaire. Les ruptures et autres pénuries affectent les ARV au Cameroun depuis sept ans. La situation des patients en échec thérapeutique est encore plus grave : les antirétroviraux de troisième ligne dont ils ont besoin pour continuer à vivre ne sont pas accessibles. « Ce sont des molécules prohibitives dont le pays ne dispose pas. Nous n’avons même pas encore la gamme complète des ARV de 2e ligne parce que celle-ci coûte chère. Comment penser aux médicaments les plus récents dans ces conditions ? », s’interroge un responsable au Comité national de lutte contre le Sida (CNLS).

Pourtant, le circuit d’approvisionnement et de distribution de ces médicaments sur le territoire national semble bien huilé. Selon Dr Marie Louise Ngoko, membre du Réseau des ressources techniques OMS-AFRO-RPA, la liste des ARV est définie par consensus national par une équipe multidisciplinaire. Cette liste est régulièrement révisée en fonction des protocoles nationaux. « La gestion est informatisée et dans le cadre du suivi des stocks, les inventaires sont permanents. Les taux de rotation très élevés et de consommation sans cesse croissante des ARV obligent à des réajustements réguliers. Pour cela, nous tenons compte de l’enregistrement de nouveaux malades éligibles dans les CTA », assure notre source. Le circuit de distribution des ARV a été pendant longtemps différent de celui des autres produits pharmaceutiques et a évolué depuis leur placement à la CENAME en novembre 2000. Ainsi, leur circuit comporte trois principales étapes : CENAME vers les Centres d’approvisionnement pharmaceutiques régionaux, puis Centre de traitement agréés, Centres de traitement affiliés et Unités de prise en charge. La décision de débuter un traitement ARV est fonction de l’évaluation clinique et immunologique du malade. Chacun est enregistré sous un numéro matricule dans une des pharmacies appropriées de son ressort territorial.

Yvette MBASSI-BIKELE

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