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L’hypertension : un mal silencieux - 23/02/2006 - Cameroon tribune - CamerounEnvoyer cette page par e-mail Ajouter cette page à mes favoris

La maladie était au centre des débats lors du Ve congrès de la Société camerounaise de cardiologie.

L’hypertension artérielle aura monopolisé les débats tout au long des échanges entre les spécialistes venus du monde entier à l’occasion du Ve congrès de la Société camerounaise de cardiologie (SCC) tenu la semaine dernière à Yaoundé. Congrès qui s’est ouvert le 15 février et s’est achevé vendredi dernier sur le thème " Les maladies cardiovasculaires sous les tropiques ". Alors que les maladies cardiovasculaires sont en nette augmentation au Cameroun, l’hypertension se taille une place de choix puisqu’un Camerounais adulte sur quatre souffre de cette affection. Un constat alarmant qui a convaincu le Pr Muna, président de la SCC, de communiquer sur cette maladie et d’informer les populations sur les risques qu’elles encourent.

L’hypertension artérielle est définie comme une élévation de la pression du sang dans les artères, par rapport à une valeur dite " normale ", établie par de nombreux comités scientifiques à travers le monde. Mais au-delà d'un paramètre biologique défini par le dépassement d'une norme, l'hypertension artérielle constitue un facteur de risque majeur des maladies cardiovasculaires, lesquelles représentent une des principales causes de mortalité dans le monde entier. Longtemps silencieuse, elle peut entraîner des complications très graves : infarctus, attaques cérébrales, cardiaques ou vasculaires... Et c’est là tout le paradoxe de l'hypertension artérielle, une maladie silencieuse, mais insidieuse.

"C’est une bombe à retardement sanitaire, véritable tueur silencieux, qui pose un très vaste problème de santé publique, vu l’ampleur de la maladie dans la société camerounaise. Longtemps, on a pensé que c’était une maladie pour Occidentaux, mais on se rend compte que c’est un problème qui nous concerne tous", explique le Dr Gandjeu, cardiologue dans la province du Nord-ouest. Au rang des causes de l’hypertension, les spécialistes ont noté le tabagisme, la sédentarisation, l’urbanisation, le surpoids ou encore le diabète. " C’est une question essentielle, car l’hypertension artérielle agit, dans l’organisme, sur trois principaux organes cibles : le cerveau, le cœur et le rein. Elle exerce ses effets délétères, à plus ou moins long terme, en endommageant les artères qui irriguent ces organes. Quand vous vous en rendez compte, il est souvent trop tard ", avertit le Dr Gandjeu.

Selon le plan de lutte contre l’hypertension artérielle, mis sur pied par les autorités sanitaires, sa prévention repose donc sur trois principes : la lutte contre le surpoids, la pratique d’un exercice physique régulier et le maintien d’une alimentation équilibrée, notamment pauvre en sel. À ce programme de prévention doit s’ajouter, chez le sujet hypertendu fumeur, la lutte contre le tabac, qui, s’il n’a pas d’effet direct sur la tension artérielle, est un puissant facteur de risque de maladie cardiovasculaire. " On ne le dira jamais assez, mieux vaut prévenir que guérir. Une bonne hygiène de vie garantit une santé de fer. Et ça, nous avons tendance à l’oublier et à nous livrer à toutes sortes d’excès ", déplore le cardiologue qui aura au moins eu la satisfaction d’avoir pu parler de l’hypertension artérielle durant le congrès. " Espérons que cela a servi à quelque chose ", avance-t-il sans conviction.

Josiane R. MATIA

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