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SIDA : Ce que coûte le Centre Chantal Biya à l'Etat - 17/01/2007 - Mutations - CamerounEnvoyer cette page par e-mail Ajouter cette page à mes favoris

Un an après sa création, les travaux de recherche sur le SIDA ne sont toujours pas effectifs.L'objectif du Centre international de référence "Chantal Biya" pour la recherche sur la prévention et la prise en charge du VIH/SIDA (Circb) est clairement indiqué dans son prospectus de présentation. En effet, ce centre "entend participer à l'élan global de la communauté internationale pour accélérer des connaissances et la qualité des soins et services destinés aux personnes infectées et affectées par le SIDA".

Par souci d'efficacité, ce centre de recherche, créé le 17 février 2006 par arrêté du ministère de la Santé publique, a été doté d'un plateau technique de référence comportant entre autre quatre laboratoires (immunologie, biochimie et hématologie, épidémiologie et bio informatique, virologie).

Le somptueux bâtiment situé dans le prolongement du Chu, au quartier Melen à Yaoundé, dispose aussi d'un séquenceur d'Adn. Cet équipement (il n'y a que deux au Cameroun), permettra d'étudier les résistances génétiques aux antirétroviraux. " La diversité génétique du VIH-1 observée au Cameroun est responsable d'une grande variabilité des souches de virus. Ce qui freine un des projets du Circb, à savoir la création d'un vaccin contre le VIH. Le séquenceur d'Adn dont dispose le Circb est d'un grand apport dans la recherche sur le SIDA, dans ce sens qu'il va permettre de faire le suivi des nouvelles analyses virales et réduire le nombre d'échantillons à expédier vers les laboratoires étrangers", indique le Dr. Nicaise Ndebi, virologue au Circb.

Budget

La réalisation effective des projets annoncés par le Circb va révolutionner la lutte contre le SIDA, dont la prévalence avoisine les 6 % au Cameroun, selon le ministère de la Santé publique. Seulement, près d'un an après la création du Circb, on n'a pas l'impression que les travaux ont réellement débuté. La langue de bois des dirigeants n'est pas pour lever les doutes sur la question. "Jusqu'en octobre 2006, nous étions en phase d'implantation administrative. Le premier comité de gestion et le deuxième conseil scientifique se sont tenus en décembre de la même année. De grands projets ont été retenus, notamment sur la recherche vaccinale et les facteurs influençant la résistance du VIH au médicament. Nous ne pouvons pas en dire plus de peur d'être copiés. Cependant, le travail a commencé et nous n'attendons plus que le résultat de l'analyse des données dans trois ou quatre ans", se défend l'administrateur du centre.

Le Dr. Monny Lobe ajoute qu'en dehors des travaux de recherche fondamentale, son centre fait également de la recherche socio-comportementale. La structure poursuit également d'autres pans des objectifs qu'il s'est fixé. C'est ainsi que du 29 au 31 janvier 2007, en collaboration avec l'Institut supérieur de la santé italienne, il organise un cours international de perfectionnement sur le VIH pédiatrique, pour renforcer les capacités du personnel sanitaire. Ces enseignements, financés par la coopération italienne, sont ouverts à 40 médecins. Ils seront par ailleurs dispensés par des intervenants européens (Pr. Giovanni Rezza d'Italie, Pr. Alexendra, Peltier de Belgique, etc.) et par des intervenants camerounais (Pr. Tetanye Ekoe, Felix Tietche, Chantal Same Ekobo, etc.) C'est la crème de spécialistes sur la question.

Et pour que tout aille pour le mieux, le Centre a des ressources conséquentes. Elles sont constituées de subventions de l'Etat à travers le ministère de la Santé publique, de moyens spécifiques produits des travaux de recherche, de contributions des partenaires intérieurs et extérieurs, de dons et legs et de toute autre ressource qui pourrait être affectées par la loi.
A ce sujet le Comité de gestion du Circb a tenu sa 2ème session annuelle les 14 et 15 décembre 2006 à Yaoundé sous la présidence du ministre de la Santé publique, Urbain Olanguena Awono, et le président du Comité de gestion, assisté du Pr. Luc Montagnier, vice président du Comité. Au terme des travaux, les résolutions suivantes ont été prises : le plan de démarrage des activités du Circb a été approuvé et le budget 2007 voté et arrêté en recettes et dépenses à la somme de 946 millions de Fcfa. Le ministère de la santé y contribue à hauteur de 300 millions de Fcfa.

Cathy Yogo

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