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L’ulcère de Buruli, un mal chronique - 05/04/2006 - Cameroon tribune - CamerounEnvoyer cette page par e-mail Ajouter cette page à mes favoris

Il fait partie des maladies tropicales les plus négligées, alors qu'il peut être traité.

L’ulcère de Buruli (UB) est provoqué par l’infection au Mycobacterium ulcerans, une bactérie de la même famille que celles responsables de la tuberculose et de la lèpre. Mais il a attiré moins d'attention. C’est une infection qui entraîne une destruction de la peau et des tissus mous avec la formation d'ulcères de grande dimension, se localisant en général sur les membres. En l'absence de traitement rapide, la maladie peut causer des incapacités fonctionnelles durables, comme des restrictions des mouvements articulaires ou des problèmes esthétiques très apparents.

L’agent causal de l’ulcère de Buruli est présent dans l'environnement. Selon de récentes informations, il occuperait une niche spécifique dans certains milieux aquatiques (les petits animaux aquatiques ou les biofilms), à partir desquels il se transmettrait à l’Homme par un mécanisme inconnu. La bactérie produit une toxine destructrice qui provoque des lésions tissulaires et inhibe la réaction immunitaire. La virulence du micro-organisme s'explique en grande partie par les effets nocifs de cette toxine.

Pour ce qui est de la transmission, les études se poursuivent pour en connaître le mode exact. Certains patients ont dit que les lésions sont apparues sur le site d'un traumatisme antérieur. Selon des études, certains insectes aquatiques, de l'ordre des hémiptères (Naucoridae et Belostomidae) abritent M. ulcerans dans leurs glandes salivaires et transmettent la maladie à l'animal de laboratoire. Les recherches se poursuivent pour définir le rôle exact des insectes et d'autres facteurs dans la transmission de la maladie à l'être humain. Si ces éléments venaient à être confirmés, l'UB serait la seule infection mycobactérienne connue transmise par des insectes.

Selon le Dr. Eric Magny, médecin en service à Yaoundé, l’UB démarre le plus souvent par des taches sur les jambes et les bras qui évoluent en boules mobiles et indolores pour devenir plus tard des ulcères. Il peut se présenter sous la forme d’une tuméfaction diffuse. Selon certains scientifiques, l’action immunosuppressive locale de la mycolactine ou d’autres mécanismes inconnus explique l’évolution de la maladie sans douleur, ni fièvre. D’où le retard des patients à se faire soigner. Il arrive que l’os soit atteint et d’énormes déformations s’en suivent alors.

De manière générale, l’UB est traité par une association d’antibiotiques pendant huit semaines. En cas de complication, la chirurgie est appliquée pour corriger les défauts cutanés et les déformations.

Jocelyne NDOUYOU

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