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Prise en charge des prématurés : Le programme kangourou s’exporte - 26/09/2007 - La nouvelle expression - CamerounEnvoyer cette page par e-mail Ajouter cette page à mes favoris

Une équipe de spécialistes maliens se forme depuis le 10 septembre, au centre pilote de Douala. Logé dans l’enceinte de l’hôpital Laquintinie. L’équipe composé de deux pédiatres, les docteurs Djibril Kassogue et Bengaly Hawa Diall, une sage-femme, Mme Bagayogo Fatoumata Kamissoko, et une infirmière, Mme Soumarou Djènèba Doumbia, vient du Centre hospitalier universitaire (Chu) Gabriel Touré de Bamako. Outre les spécialistes maliens, l’équipe du département de pédiatrie que dirige le Dr Odette Guifo, mère du programme Kangourou, profite également de cette formation. Il s’agit des docteurs Happy, Moudze et Ndap, toutes des pédiatres et une bonne fourchette du personnel paramédical. Y compris le personnel de l’unité du programme mère-kangourou.

Ce programme est un ensemble qui englobe la prise en charge des nouveaux-nés et des bébés de petit poids de naissance. Le fondement de la méthode Kangourou consiste à la manière du mansupiade, le Kangourou, à garder son bébé dans une poche pour qu’il achève sa croissance, avec le lait maternel à côté, à l’abri des infections puisque la maman est éduquée à une hygiène corporelle rigoureuse.

A l’unité de l’hôpital Laquintinie, le programme mère kangourou, appliqué chez le nouveau-né jusqu’à l’âge de deux ans, comporte une phase hospitalière au cours de laquelle, les spécialistes apprennent à la famille éligible le maintien dans la bonne température, le maintien à la peau qui est le fondement de la technique. La phase extra hospitalière ou suivi ambulatoire, débute dès la sortie de la maman de l’hôpital, mais elle reconduit l’enfant deux fois par semaine au moins dans l’unité, pour un suivi pédiatrique jusqu’à 40 semaines, l’âge qu’il devait naître. Dès ce moment, les consultations particulières permettent d’accompagner ces familles par une éducation à la diversité alimentaire, par une prévention des maladies infectieuses grâce au suivi du calendrier de vaccination, et ce jusqu’à l’âge de deux ans. Par conséquent, les équipes viennent s’approprier la méthode, afin de l’appliquer chez elles. C’est dans ce contexte que se déroule actuellement la formation de l’équipe de spécialistes en provenance du Mali. Cette dernière, depuis le 10 septembre, suit une formation pratique dans la matinée (consultations et autres visites ambulatoires) et une formation théorique dans l’après-midi (exposés et autres conférences).

Programme international

L’hôpital Laquintinie enregistre 200 prématurés par an. Face au coût d’hospitalisation d’un prématuré et la détresse des familles, le Dr Odette Guifo avait lancé, en 2001, la méthode mère-kangourou, initialement pratiquée en Colombie. Cette méthode consiste à remplacer la couveuse par la chaleur humaine. “La maman porte alors son bébé contre sa poitrine, ce qui fait que le bébé bénéficie de sa température, en plus du lait maternel qui est tout à côté. Et en troisième lieu, nous en profitons pour faire une éducation de la famille ”. Le programme réduit la durée de l’hospitalisation. Ce programme vient d’être complété par une unité d’écoute téléphonique. “ La maman peut appeler à ce numéro si elle éprouve une difficulté à domicile. Un personnel de service formé à cet effet qui a toujours sur lui le téléphone, donne des indications à suivre. ” La technique mère-kangourou est devenue un programme international, et l’hôpital Laquintinie a été érigé par les initiateurs en centre de formation pour le Cameroun et l’Afrique centrale.

Selon le Dr Odette Guifo, une formation complète dure 15 jours et chaque équipe est constituée d’un médecin et deux paramédicaux qui ont la charge de créer à leur tour, une unité kangourou dans leur formation sanitaire. “ Notre souhait est de réaliser la formation dans au moins un hôpital dans chaque province. Et à partir de là, assurer une diffusion de ce programme adapté à notre environnement afin de diminuer le taux de mortalité et de morbidité néonatal”, souligne la pédiatre. Malheureusement, jusqu’à présent, seuls les bébés nés à Laquintinie et, dans une moindre mesure, ceux nés à Douala bénéficient de ce programme. Or, ce programme est adapté aux pays en voie de développement où les populations, généralement pauvres, n’ont pas accès aux soins de qualité. Par conséquent, la technique tarde à faire tâche d’huile... Contre une couveuse qui revient à des centaines de milles après une hospitalisation, la méthode kangourou ne nécessite qu’un bustier de 1000F pour la maman, qui lui permet de coller son bébé à sa poitrine.

Florine NSEUMI Léa

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