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Paludisme : le Cameroun dans la croisade africaine contre le fléau - 04/11/2009 - Mutations - CamerounEnvoyer cette page par e-mail Ajouter cette page à mes favoris

Une conférence panafricaine ouverte le 02 novembre à Nairobi laisse entrevoir la possibilité d’un vaccin en 2012. Seuls 3% de populations en Afrique peuvent se payer un traitement contre le paludisme. Près d'un million de personnes meurent du paludisme chaque année dans le monde faute de pouvoir se payer les traitements les plus efficaces. Les malades étant souvent obligés de se contenter de médicaments dont le parasite est devenu résistant.

Ont conclu lundi des chercheurs de Populations Services International Malaria (Psi). Ce constat fait par les récentes études concerne notamment les associations médicamenteuses comportant de l'artémisinine (Act), fabriquées par des laboratoires comme Novartis Novn.Vx et Sanofi-Aventis Sasy.Pa. Leur coût peut représenter jusqu'à 65 fois le salaire quotidien minimum dans certains pays africains selon une étude menée par Psi dans six pays présentant des risques élevés de maladie.

Pourtant l'artémisinine, une substance dérivée d'une plante, est un médicament important dans le traitement du paludisme car il est efficace sur des souches parasitaires résistantes à d'autres antipaludéens mais le mauvais usage et la sur prescription ont entraîné l'apparition de résistances chez le parasite. C'est pour éviter l'émergence de telles résistances que l'Organisation mondiale de la santé (Oms) déconseille le recours à cette seule molécule et préconise de l'utiliser seulement dans le cadre des Act. Mais ces traitements combinés peuvent coûter jusqu'à 11 dollars (4400Fcfa) dans les officines beaucoup plus chers donc que des médicaments plus anciens (à base de quinine) ou moins efficaces, selon cette enquête. Au Cameroun, selon des études récentes, les Act coûtent 600Fcfa au plus dans les formations sanitaires publiques et certains hôpitaux privés ayant signé des conventions de partenariat avec le gouvernement camerounais.

Résistance

D’autre part, des scientifiques de l’université d’Oxford ont mis au point un vaccin contre le paludisme. Ce nouveau vaccin est cliniquement testé pour la première fois en Gambie depuis le lundi 02 novembre 2009. Cette opération a lieu au moment où plus d'un millier de scientifiques et de spécialistes de la santé participent actuellement à la conférence panafricaine sur la lutte contre le paludisme, encore appelé malaria (du 02 au 06 novembre) à Nairobi. Cette cinquième conférence de l'Initiative multilatérale sur le paludisme (Mim), a pour objectif l'évaluation des progrès dans la recherche, le traitement et la prévention du paludisme. Les participants se penchent donc depuis lundi dernier, sur les recherches en cours sur le continent africain pour trouver un vaccin antipaludique. La conférence se préoccupe également d’évaluer cliniquement le vaccin Rts, S, actuellement développé en partenariat entre la Malaria Vaccine Initiative (Mvi) et le laboratoire GlaxoSmithKline Biologicals (Gsk Bio). Ce vaccin entraînerait une réduction de la maladie de 50% pour les cas les plus graves et de 30 à 40% pour les plus faibles.

Mortalité

Selon l'Organisation mondiale de la santé, les efforts de lutte semblent compromis par une résistance parasitaire aux médicaments. La mortalité palustre aurait progressé ces dernières années pour atteindre le nombre d'un million de décès par an. Le paludisme touche surtout des enfants de moins de cinq ans et des femmes enceintes, en particulier en Afrique subsaharienne où à en croire l’Oms, un enfant meurt toutes les 30 secondes des suites du paludisme.
Au Cameroun, le paludisme est de loin, la première cause de mortalité. Dans son exposé, le coordonnateur du Programme national de lutte contre le paludisme (Pnlp), a relevé l'incidence du paludisme au Cameroun.

C'est la première cause de mortalité et de morbidité. Deux millions de cas sont annuellement notifiés par les formations sanitaires, 45 à 60% des consultations médicales et 23% des hospitalisations sont le fait du paludisme. A travers le Pnlp placé sous la tutelle du ministère de la Santé publique, la prévention de la maladie par la salubrité de l'environnement et la lutte anti-vectorielle est soutenue par l'utilisation de la moustiquaire et des rideaux imprégnés d'insecticides et l'Iec. Le représentant de l'Oms, Dr Hélène Mambu Ma-Disu a néanmoins brossé un tableau sombre du paludisme dans le pays et dans le monde où 3000 personnes en meurent quotidiennement.

Léger Ntiga

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