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Epidémie : dans l’infernale spirale du Choléra - 11/11/2009 - Mutations - CamerounEnvoyer cette page par e-mail Ajouter cette page à mes favoris

C’est tambours battants hier matin que les équipes de renfort de la délégation régionale de la santé publique de l’Extrême Nord ont été dépêchés dans le district de santé de Soulédé Roua. Cette unité administrative du département du Mayo-Tsanaga a en effet enregistré depuis la fin du week-end, sept nouveaux cas déclarés de choléra. Une situation qui vient rompre avec le discours officiel qui tend à présenter la situation comme étant sous contrôle, du moins depuis que le Ministre de la santé publique a effectué une visite de travail du 22 au 24 octobre 2009, dans les localités concernées du Mayo-Tsanaga et du Mayo-Louti.

La déléguée régionale de l’Extrême Nord Djao Rebecca loin d’être alarmiste croit savoir qu’ «à ce jour [hier mardi], 331 cas ont été identifiés dans l’Extrême Nord pour près de 42 décès.» Une situation qui dénote de ce que l’épidémie connaît une réelle propension, au moyen de la multiplication des foyers de la maladie. Outre Roua qui rentre dans le giron des localités concernées, un cas de contamination a été notifié dans l’arrondissement de Moutourwa en fin de semaine dernière. Une situation sans doute identique d’après nos sources dans la région du Nord où de nouveaux cas ont été signalés même si le délégué régional de la santé pour le Nord s’est refusé à tout entretien sur la question. Toutes choses qui indiquent tout de même qu’au moins 70 cas de décès ont été enregistrés sur plus de 400 victimes déclarées dans les départements du Mayo-Tsanaga, du Mayo-Louti et dans une moindre mesure du Mayo-Kani.

Nigeria

Des victimes de trop, au regard de la récurrence des épidémies du choléra dans la partie septentrionale du Cameroun en particulier. Le Dr Djao Rebecca croit savoir que la porosité des frontières est un facteur important dans la survenance de l’épidémie. La circulation des personnes au niveau de la frontière avec le Nigeria et le Tchad n’est pas en effet contrôlée. «Il devient donc facile pour les personnes contaminées de pouvoir se retrouver dans d’autres localités frontalières et de faire propager la maladie.» Un état de choses qui est favorisé par la relativité des mesures de sûreté autour des points d’eau. Dans le Mayo-Tsanaga par exemple, les populations éprouvent de profondes difficultés à avoir accès à l’eau. Laquelle est rarement potable lorsqu’elle disponible.

Dans ces conditions indique un responsable d’une formation sanitaire à Roua, «il est difficile de pouvoir empêcher les populations de consommer les eaux. Un effort de traitement de ces eaux a été fait depuis le déclenchement de l’épidémie. Mais ces actions sont ponctuelles et ne permettent pas véritablement de circonscrire le phénomène.» Pour la plupart des puits et forages, les comités de gestion villageoise peinent ainsi que le révèle Kodji K., élite de Mogodé «à entretenir les points d’eau. Les populations ne sont pas suffisamment sensibilisées sur les enjeux que cela représente.» Surtout que le respect des règles minimales d’hygiène est loin d’être le credo des populations des localités affectées par le Choléra.

Mesures

Aussi, l’insuffisance du personnel qualifié dans les formations de santé et l’absence de structures de santé aux frontières participent malheureusement à aggraver l’épidémie qui aurait pu être contenue si les mouvements des hommes et des femmes étaient à tout le moins réglementés. La prise en charge totale et gratuite en cours dans la dizaine de localités affectés laisse indiquer ces derniers jours, un afflux des malades du choléra en provenance du Nigeria voisin. Une épidémie qui ne fait pas l’objet de la même attention de la part des autorités nigérianes. C’est pourquoi la déléguée régionale de la santé de l’Extrême Nord assure que «la surveillance sur le terrain est active aux fins de débusquer les différents cas qui pourraient être déclarés. Des mesures particulières d’hygiène sont recommandées, pendant que nous traitons les points d’eau…» La mise en quarantaine et les embargos sur la circulation des personnes et des marchandises, en particulier des produits alimentaires, sont parfois mis en oeuvre.

Des mesures pour le moins cosmétiques au-delà desquelles, il faut pouvoir aller si l’on envisage de sortir de la spirale infernale des épidémies de choléra qui, le temps des saisons pluvieuses surgissent et mettent finalement à mal les dispositifs de prévention du ministère de la santé publique, en attendant la découverte d’un vaccin fiable contre le choléra. L’Organisation mondiale de la santé n’a jamais recommandé le vaccin anticholérique administré par voie orale, en raison de la faible protection qu’il confère et de la fréquence des réactions indésirables graves. Le vaccin oral homologué au niveau international qui est actuellement commercialisé convient pour les voyageurs. Son utilisation à des fins de santé publique dans le cadre de campagnes de masse est relativement récente. Ces dernières années, plusieurs campagnes de vaccination ont été menées avec le concours de l’Oms. Sur cette alternative, les responsables restent peu diserts. Entre temps, les morts de choléra s’amoncellent.

Dieudonné Gaïbaï

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