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Dr Pauline Ze : les enfants ne sont pas à l’abri de la dépression - 23/12/2009 - Mutations - CamerounEnvoyer cette page par e-mail Ajouter cette page à mes favoris

La psychologue parle de cette affection qui semble être reléguée au second plan par les populations. Qu’est-ce que la dépression ?

La dépression est d’abord un trouble psychique. Ensuite, elle peut être définie comme une maladie psychique. On parle de troubles psychiques dans la mesure où la dépression est d’abord mineure. Cela veut dire que les symptômes sont gérables. Nous pouvons rencontrer un sujet qui développe une certaine symptomatologie. A ce moment là, on peut faire plusieurs examens et se rendre compte que tout va bien sur le plan physiologique. Ces malaises veulent déjà dire qu’il y a un problème : on parle donc de dépression réactionnelle. Cela veut dire qu’il est probable que le sujet ait vécu quelque chose de traumatisant et que cela se répercute d’une certaine façon sur le plan physiologique. On parle maintenant de maladie quand nous avons des dépressions majeures qu’on va appeler dépressions psychotiques. Les premières, dites mineures, sont les névrotiques.

Comment différencier les deux ?

Le dépressif névrotique est quelqu’un qui réagit : il va rencontrer un médecin, un psychologue parce qu’il sait qu’il a un problème alors que le dépressif psychotique se laisse aller dans le malaise, la mélancolie, l’anxiété.

On imagine que le traitement varie en fonction du type d’affection ?

Dans les deux types de traitement, il faut suivre la chimiothérapie, c’est-à-dire la prise d’anxiolytiques ou d’antidépresseurs pour aider l’organisme à mieux gérer les substances chimiques. Mais dans la dépression névrotique, on va ajouter une psychothérapie. Cela veut dire que nous allons rencontrer le patient en tête à tête, parler de ce qui ne va pas, chercher à savoir quelle est ou quelles sont les situations assez difficiles qu’il a eues à traverser, savoir s’il a fait le deuil de ces événements ; voir si dans son enfance, il y a eu une réalité assez difficile à digérer. Lorsqu’on arrive à stabiliser le sujet sur le plan essentiellement pathologique, on peut donc intégrer un programme de psychothérapie de soutien afin d’éviter une éventuelle rechute dans l’un ou dans l’autre cas. S’agissant de la dépression psychotique, la seule et principale solution est la chimiothérapie. La dépression ne nous tombe pas dessus, il y a une cause.

Quelles sont ces causes ?

Les causes sont variables d’un sujet à un autre. Pour certains, ce sera la perte d’un être cher, l’idée qu’on ne sert à rien, l’impression d’avoir des vertiges, des cheveux qui tombent : c’est pour cela qu’on parle de dépression réactionnelle parce qu’en réalité, il y a eu une réalité difficile à assumer pour le sujet. Il faut savoir qu’on peut aller d’une dépression névrotique et glisser dans une dépression psychotique.

Peut-on en guérir totalement ?

On peut aider le sujet à se stabiliser et à avoir une vie tout à fait «normale». Dire qu’on guérit de la dépression psychotique, je dirai plus ou moins, mais on peut guérir d’une dépression névrotique, c’est-à-dire continuer à faire sa vie et éviter de faire une rechute.

Autrement dit, la dépression touche toutes les tranches d’âge ?

Tout à fait. Elle n’a pas de limite. Un adolescent peut être dépressif au même titre qu’un adulte. Mais dans le cas des enfants, on va parler de trait névrotique, mais pas de pathologie ni de trouble parce que quand on est enfant, on vit un ensemble de changements psychologiques. On peut également parler de trait dépressif chez un bébé qui pour une raison ou une autre, commence à ne plus se nourrir, à dépérir ou ne dort plus. Au Cameroun, tout le monde se plaint d’avoir mal aux nerfs : ce n’est pas normal. Il faut aller voir un psychologue parce que c’est le thérapeute capable d’aider à gérer ce genre de trouble. Malheureusement chez nous, on ne connaît pas encore cette spécialité.

Patricia Ngo Ngouem

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