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Tuberculose : La prévention se porte mal à l’Est - 26/09/2006 - Mutations - CamerounEnvoyer cette page par e-mail Ajouter cette page à mes favoris

Le mauvais fonctionnement du programme de lutte favorise la progression de la maladie.
La croisade contre la tuberculose se heurte à plusieurs obstacles à l’Est. Ces derniers se matérialisent par le mauvais fonctionnement des centres de dépistage et de traitement de la maladie. Ces problèmes s’accentuent avec l’absence depuis 8 mois du chef d’unité provinciale de lutte anti-tuberculose. Tout ceci a pour conséquence la rupture des stocks de médicaments, la faible fréquentation par les malades des centres de santé et l’augmentation du nombre de personnes contaminées.

A Yokadouma, "entre les mois de mai et juin, nous avons enregistré une rupture de stock de médicaments de la tuberculose", affirme le chef du centre de santé Ngatto. Lequel ajoute que l’absence d’un laborantin rend difficile le dépistage de la maladie dans cette région. Par ailleurs, selon le chef de service du district de santé de Yokadouma, 49 malades ont été dépistés et 3 décès enregistrés entre janvier et juin 2006. Par ailleurs, "une infime partie de ces formations sanitaires ont un réfrigérateur pour garder le vaccin. Pour le moment, la couverture vaccinale est de 81% chez les nouveaux nés. Malheureusement les parents attendent souvent 6 mois avant d’amener les enfants à l’hôpital. Ils ont le temps de contaminer leur entourage", déplore le Dr Léopold Doufack Mbasso.

Dans le département du Haut-Nyong, qui compte 5 districts de santé, entre janvier et juin 2006, le taux de fréquentation des formations sanitaires est de 20,31%, selon le chef de service de ce district de santé. Seulement 7.770 personnes sur une population de 76.000 se rendent régulièrement à l’hôpital pour se faire dépister la tuberculose. Une situation que le Dr James Lucien Inongo impute à la forte fréquentation des tradi-praticiens par les populations. Il indexe aussi leur manque de moyens financiers et, les longues distances qui les séparent des centres de santé. A Abong-Mbang, une source digne de foi révèle également l’existence d’un réseau de vente parallèle de médicaments de la tuberculose. Autre attitude dénoncée par les médecins à Yokadouma c’est que "les populations consomment trop d’alcool qui tue l’action des antibiotiques".

Sida
Pour le délégué provincial de la santé pour l’Est, "l’augmentation des cas de tuberculose s’explique par la co-infection, car 40% des personnes infectées par la tuberculose sont aussi les malades du sida". En effet, selon la derrière enquête démographique et santé de 2004, l’Est était la 3e province la plus touchée au Cameroun par la pandémie du sida. A ce sujet, "la première maladie opportuniste du vih-sida étant la tuberculose, il est question aujourd’hui de jumeler les deux programmes : sida et tuberculose", propose le Dr Jean Blaise Dowa Menkanda.

Depuis l’année 2004, beaucoup de moyens et de sacrifices ont été consentis par les pouvoirs publics au Cameroun pour lutter contre la tuberculose. Ainsi, le coût du traitement est passé de 48.000 Fcfa à 45.000 Fcfa, pour être presque gratuit aujourd’hui. Le projet étant financé par le Fonds mondial pour la lutte contre la tuberculose, le sida et le paludisme. Il faut 1.000 Fcfa pour l’examen de contrôle. D’autre part, les informations obtenues au niveau du ministère de la Santé publique indiquent qu’il existe près de 200 centres spécialisés de diagnostic et de traitement à travers le territoire national.

Sebastian Chi Elvido

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