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« Il faut réfléchir sur le financement de notre système de santé » [interview] - 05/01/2011 - Cameroon tribune - CamerounEnvoyer cette page par e-mail Ajouter cette page à mes favoris

Pr. Doh Anderson Sama, Directeur Général de l’Hôpital gynéco-obstétrique et pédiatrique de Yaoundé. Comment avez-vous vécu l’épidémie de choléra qui a frappé le Cameroun pendant plusieurs mois ?

Dans le secteur de la santé, c’est l’évènement qui a capté l’attention de tous les Camerounais cette année. Nous avons reçu un malade dans notre formation sanitaire. Cela nous a fait bouger, parce que nous étions certes préparés, mais pas habitués à ce genre de cas. Heureusement, ce patient s’en est sorti. Mais cette épidémie a remis au goût du jour les problèmes d’insalubrité, avec un accent sur le nécessaire respect des règles élémentaires d’hygiène. Cette situation nous interpelle également tous, le gouvernement, les populations et l’interconnexion entre les différentes structures de l’Etat, dans la mesure où bien qu’il s’agisse d’un problème de santé, le ministère de l’Eau et de l’Energie, le ministère des Travaux publics, etc., sont fortement interpellés. Sans oublier les journalistes qui doivent aussi nous aider à éduquer la population.

Il y a également eu l’échec du Cameroun au 9e round du financement du fonds mondial pour la prise en charge du VIH/Sida…

Cela a été une période assez difficile. Quand il n’y avait pas les subventions, on perdait beaucoup de vies. Grâce à cet apport extérieur, on est arrivé à donner les antirétroviraux gratuitement depuis quelques années. Heureusement que nous avons finalement été qualifiés pour bénéficier de la subvention de 64 milliards de F pour le compte du 10e round. C’est une bonne nouvelle, dans la mesure où ce don permet d’assurer la gratuité de la prise en charge, entre autres. Cette subvention nous soulage d’autant plus que si on avait arrêté subitement ce soutien, l’Etat n’aurait pas pu prendre le relais tout de suite, avec ses multiples autres engagements. C’est l’occasion pour nous de remercier le chef de l’Etat pour tout l’appui qu’il apporte à notre système de santé. Cela va sans dire que sans une bonne santé, aucun développement n’est possible.

Les autres maladies telles que le cancer, les hépatites, le diabète, semblent oubliées, alors qu’elles tuent autant, sinon plus et coûtent également chères. A quand la gratuité de leur prise en charge ?

On a écrit de gros livres sur la prise en charge de ces maladies. Des documents appréciés par l’OMS, etc., mais dont l’exécution pose problème parce qu’il n’y a pas de moyens, tant les médicaments pour ces maladies coûtent chers. Il y a même une rude concurrence entre ces maladies. On se bouscule pour savoir si on doit leur donner la priorité ou si on doit prélever un peu sur un Programme pour renforcer un autre. Quand on avait encore les financements PPTE, on subventionnait les médicaments contre le cancer par exemple. Mais l’idéal aujourd’hui est que le plus grand nombre ait accès aux soins, quel que soit le mal. Et les partenaires au développement sont d’accord que nous ne mettons pas assez l’accent sur ces autres maladies.

D’où la nécessité de revoir le système de santé au Cameroun…

En effet, à ce jour, on doit déjà réfléchir sur le système de financement de notre système de santé, de façon que tout le monde puisse avoir accès aux soins. Même quand on parle d’assurance, l’argent doit sortir de quelque part. Ceux qui travaillent peuvent contribuer pour une assurance, mais que feront les sans emploi ? Jusqu’ici, il y a des maladies contre lesquelles sans subventions extérieures, on ne peut rien faire. Mais il y a aussi un problème de prioritisation.

Jocelyne NDOUYOU-MOULIOM

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