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Bronchiolite : L’infection et l’obstruction des bronches - 26/10/2006 - Mutations - CamerounEnvoyer cette page par e-mail Ajouter cette page à mes favoris

Les nourrissons sont les plus exposés à cette affection respiratoire de type viral. Depuis le début de la saison des pluies, les services de pédiatrie des formations hospitalières de Yaoundé font face à un afflux de nourrissons et enfants qui souffrent de bronchiolite, une maladie virale qui enflamme et obstrue les bronches. " Au départ, l’enfant a la toux et le rhume. Comme il ne peut pas cracher, si ces symptômes ne sont pas vite traités, les écoulements nasaux vont infecter ses bronches et empêcher le passage de l’oxygène. D’où la coloration bleue de ses lèvres et sa difficulté à respirer", explique le Dr P. Klebert Ketchiozo, pédiatre au Centre pédiatrique et de puériculture Tchela à Yaoundé. Le pédiatre poursuit : "la bronchiolite est comparable à la bronchite chez les adultes. A la seule différence que, chez le nourrisson, les bronches s’obstruent".

Au Cameroun, en l’absence de statistiques fiables sur la bronchiolite, il est difficile de chiffrer le nombre de personnes qui en souffrent. Toutefois, les pédiatres sont unanimes sur ce qu’elles n’ont pas cessé d’augmenter ces dix dernières années. En France, par exemple, la maladie représente le quatrième motif d’hospitalisation en pédiatrie après l'appendicite. Selon l’Agence française d’accréditation et d’évaluation en santé (Anaes), la contamination est favorisée par la promiscuité, l’urbanisation et la mise en collectivité précoce des enfants.

"Le virus responsable de la bronchiolite se transmet d’un individu à un autre directement, par les minuscules gouttelettes expulsées lors de la toux et des éternuements ou indirectement par l’intermédiaire des mains ou d’objets contaminés, sur lesquels le virus peut survivre plusieurs heures", explique le Dr P. Klebert Ketchiozio

Otite

Pour des raisons anatomiques, qui tiennent au calibre des bronchioles, les nourrissons âgés de 3 à 9 mois sont les plus exposés au risque de bronchiolite. Selon le Dr Klebert Ketchiozo, cette gêne respiratoire peut occasionner un épuisement du nourrisson, des troubles de l’alimentation mais également sa mort. Tout ceci est évitable si la maladie est vite décelée car la prise en charge médicale de la bronchiolite est simple. Malheureusement, comme le signalent les pédiatres, les parents ne consultent qu’en cas d’urgence.

"Au départ, ils se disent que c’est un simple rhume et tentent de le faire passer avec des gouttes ou du menthol. Mais, très souvent, lorsqu’ils décident de rencontrer un médecin, l’enfant est condamné", déplore le Dr Jacques Abega, pédiatre à Yaoundé. C’est en traînant de la sorte qu’une jeune maman rencontrée à la Fondation Chantal Biya, mardi dernier, a récemment perdu son bébé. Elle raconte : " J’ai d’abord pensé à un simple rhume que je comptais soigné avec des gouttes et puis, une nuit, l’enfant respirait difficilement et s’est évanouit.

Il a aussitôt été admis en réanimation, mais il était tard, mon bébé ne s’en est pas sorti". Les seuls médicaments indispensables lors d’un premier épisode de bronchiolite non compliqué sont les antipyrétiques, des produits utilisés pour faire baisser la température, lorsque celle-ci est trop élevée. Le sérum physiologique ou les produits apparentés permettent de désobstruer le nez. Les antibiotiques, eux, ont un rôle important en cas de surinfection bactérienne. En revanche, ils n’ont aucune action sur les virus responsables des bronchiolites. Aussi, ne sont-ils administrés qu’en présence de signes faisant redouter une surinfection telle qu’une fièvre élevée et prolongée (supérieure à 38° pendant au moins deux jours), et les sécrétions purulentes ou les otites.

Cathy Yogo

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