Santé tropicale au Cameroun - Le guide de la médecine et de la santé au Cameroun


Le Dictionnaire Internet Africain des Médicaments (DIAM)


LE KIOSQUE APIDPM

Les numéros disponibles :

Médecine d'Afrique Noire
Août/Septembre 2018
Consulter la revue

Médecine du Maghreb
Juillet/Août 2018
Consulter la revue

Odonto-Stomatologie Tropicale
Juin 2018
Consulter la revue


Soyez informés avant tout le monde !


logo_fb

logo_twitter


NEWSLETTER

Restez informés : recevez, chaque mercredi, la lettre d'informations de Santé tropicale.

Inscriptions et désinscriptions

Accueil > Santé tropicale au Cameroun > Revue de presse

Revue de presse

Vaccination par "mégots" - 22/01/2013 - Cameroon tribune - CamerounEnvoyer cette page par e-mail Ajouter cette page à mes favoris

2,6% des enfants qui ont été vaccinés avant l’âge d’un an au Cameroun n’auront pas de rappel (d’après une « Etude du Dr Vougmo et collaborateurs, 2011 ». Parmi les patients du Centre Pasteur de Yaoundé, de nombreux voyageurs attendent patiemment.

Ils sont au moins une dizaine à être assis sur le même banc que des personnes souffrantes. Mais leur présence dans cet établissement n’est pas liée à une santé fragile. Priscille Tchounang, l’une des concernés, vient recevoir un vaccin contre la fièvre jaune, parce que dans trois jours, elle va poursuivre ses études aux Etats-Unis. Une contrainte pour cette jeune fille effrayée par les aiguilles, mais pas de voyage sans un carnet de vaccination à jour, exigé à l’aéroport. « Je ne me rappelle pas la dernière fois où je me suis fait vacciner, parce que ça doit remonter à très longtemps », confesse-t-elle. Comme Priscille T., nombreuses de personnes ne font leurs vaccins, premières doses et rappels compris, qu’en cas de nécessité.

Les parents négligent ce geste essentiel tant pour leur santé que pour celle de leurs enfants. 2,6% des enfants qui ont été vaccinés avant l’âge d’un an au Cameroun n’auront pas de rappel (d’après une « Etude du Dr Vougmo et collaborateurs, 2011 »). Un petit sondage réalisé hier auprès de patients à la sortie du Centre Pasteur, de l’Hôpital central et de la Fondation Chantal Biya, permet de constater que la plupart pensent que le rappel de vaccin ne concerne que les nouveau-nés ou au minimum, les enfants en bas âge. « J’ai la trentaine et je doute que je puisse contracter le tétanos aujourd’hui. Une dose de vaccin, c’est bien suffisant », déclare un monsieur. « Ces choses sont plus importantes pour les enfants », croit savoir un autre. Et les avis sont quasiment similaires. A quelques exceptions près. Une dame explique être une « bonne élève ». Elle affirme : « Je ne manque jamais un rendez-vous avec le médecin, aussi bien pour les rappels de ma fille, que pour moi-même. C’est vrai qu’il est difficile d’oublier, quand on vous demande de revenir tous les cinq, voire tous les dix ans pour un vaccin. »

L’oubli est une des justifications récurrentes pour expliquer un manquement au rappel. Pamela Ngono, une jeune fille rencontrée au siège du Programme élargie de vaccination (PEV), dit avoir la mémoire courte, et se souvient du jour où elle doit amener sa fille de neuf mois à la vaccination grâce à sa mère. « C’est d’ailleurs elle qui garde le carnet de la petite. Ainsi, nous sommes régulièrement présentes chez le médecin », souligne-t-elle. En ce qui concerne, Pamela Ngono est moins regardante. Elle avoue ne jamais penser aux rappels. Autre barrière aux rappels, les finances. Dans le cadre du PEV, les vaccins sont gratuits pour les enfants de moins d’un an, mais les rappels, quant à eux, sont payants.

Monica NKODO

Lire l'article original

Plus d'articles Camerounais - Plus d'articles panafricains


Une question ? Une remarque ? Contactez-nous ?

CamerounSanté tropicale au Cameroun
Le guide de la médecine et de la santé au Cameroun


CARTE DU SITE




Connaissez-vous tous les sites web médicaux édités par APIDPM ?

Médecine d'Afrique noire électroniqueMédecine du Maghreb électroniqueOdonto-Stomatologie électronique


Valid XHTML 1.0 Strict CSS Valide !