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La conisation contre le cancer du col de l’utérus - 20/03/2013 - Mutations - CamerounEnvoyer cette page par e-mail Ajouter cette page à mes favoris

Grâce à de nouvelles méthodes de traitement, les gynécologues espèrent réduire les risques d’ablation de cet organe. Gisèle Ngok, 34 ans l’a échappé belle ! Il y a deux ans, cette jeune dame au sourire éclatant aujourd’hui a plongé en plein cauchemar : «j’avais de fréquentes douleurs au bas ventre. N’étant pas souvent sujette aux règles douloureuses, je me suis rendue chez mon gynécologue qui, après un frottis, m’a diagnostiqué une lésion cancéreuse. Bien qu’il m’ait rassurée en affirmant qu’à ce stade-là, les choses pouvaient être rattrapées, j’ai vu le monde s’effondrer.

Après les différents examens, la lésion a été repérée et en une journée, a été enlevée. Je rends grâce à Dieu car, je garde encore l’espoir de faire d’autres enfants.» Si l’histoire de Gisèle s’est terminée avec le sourire, il n’en n’est pas de même pour toutes ces femmes dépistées au fil des années. Selon des statistiques datant de 2010, environ 32% des cancers dépistés chaque année au Cameroun sont des cas de cancers du col de l’utérus. Selon des sources médicales, ce « fléau » touche de plus en plus les jeunes filles camerounaises.

L’ignorance et le manque de formation des praticiens qui ont souvent de la peine à bien lire les résultats des frottis sont, entre autre, des causes importantes de la prolifération de cette maladie. «Avec un taux de 80% de cas diagnostiqués au stade incurable, le cancer du col de l’utérus représente en cette décennie, un véritable problème de santé publique au Cameroun alors que dans le même temps, en Europe, 80% des cancers du col de l’utérus sont guéris du fait d’un dépistage précoce», affirme le Dr Nghemkap Armand.Pour réduire la casse, la Caisse nationale de prévoyance sociale (Cnps) à travers le Centre hospitalier d’Essos de Yaoundé a signé au début de l’année, une convention avec la fondation GlaxoSmithKline et l’hôpital central de Yaoundé.

L’objectif de cette convention, précise Dr Menanga Ntsama, chef du service gynécologie obstétrique du centre hospitalier d’Essos est de : «procéder au dépistage précoce du cancer du col de l’utérus chez la jeune femme en général et de plus en plus chez celles porteuses du VIH/Sida qui y sont plus exposées à des lésions au niveau du col. Ce qui permettra également de faire un diagnostic prématuré des pathologies malignes et améliorer la prise en charge des cas décelés par une prise en main immédiate en vue d’éviter la pratique de la mutilation radicale aux conséquences irréversibles et qui ôte aux femmes jeunes tout espoir de procréer».

Coloscopie

Pour que cette prise en charge soit mieux organisée, des gynécologues seront formés aux techniques de Coloscopie et de biopsie. Ce qui leur donnera l’aptitude de procéder à une meilleure interprétation des lésions. De plus, les sages-femmes et personnels de relais des maternités seront également formés à ces techniques de «conisation lanse». Une technique qui consiste à enlever chirurgicalement une portion du col utérin. Cette opération est très souvent réalisée devant l’existence d’anomalies du col. Des lésions qui, en l’absence de traitement peuvent évaluer, au fil des ans, en cancer. Cette intervention permet donc de confirmer la nature exacte de la lésion.

Toutefois, précise le Dr Menanga Ntsama, les patients devront prendre leur mal en patience : «Il y a des fonds qui doivent être débloqués par la fondation, les médecins doivent aller en formation c’est toute une organisation qui prend du temps mais, quand on sait que le meilleur est à venir, on peut affirmer aux patientes que ce laps de temps sera très vite compensé lorsque les traitements seront finalement administrés». Selon la gynécologue, il devient donc important d’informer et éduquer les populations par rapport au frottis qui doit être vulgarisé et faire aisément. Pour le secrétaire permanent adjoint du programme national de lutte contre le Cancer au Cameroun, le Pr Ndong, les femmes devraient davantage laisser parler la prévention dans le traitement de cette pathologie.

«Lorsque l’on est actif sexuellement, il faut penser à faire un dépistage annuel et s’assurer une bonne hygiène intime», informe-t-il avant d’appeler les femmes et jeunes filles qui n’ont pas encore eu de relations sexuelles à opter pour le vaccin Gardasil dans le cadre de cette prévention et reste, selon le corps médical, l’une des valeurs sûres pour faire reculer le cancer du col utérin au Cameroun.

Dorine Ekwè

Pour comprendre

Dr Patricia Menanga Ntsama : C’est le cancer des femmes jeunes

Chef du service de gynécologie au centre hospitalier d’Essos, elle parle des modes de traitement et de prise en charge du cancer du col de l’utérus.

Quelle est la tranche d’âge qui, au Cameroun, est la plus touchée par le cancer du col de l’utérus ?

Ce sont des femmes dont l’âge varie entre 20 et 40 ans. La preuve, il y a deux mois, j’ai eu à traiter trois patientes dont deux de 27 ans et une de 28 qui présentaient des dysplasies sévères du col de l’utérus. Elles sont trop jeunes pour avoir à faire face à ce type de pathologie. Imaginez le drame qu’elles vivront si on leur annonce qu’il faudra, pour sauver leur vie, procéder à l’ablation de l’utérus? C’est donc tout l’intérêt de la convention que le Centre hospitalier d’Essos a signé avec la fondation Glaxo. Au mois, nous pourrons, grâce à ces nouvelles techniques que nous apprendrons, éviter aux femmes en âge de procréer, de perdre tout espoir d’avoir des enfants.

Comment prévenir le cancer du col de l’utérus ?

La meilleure prévention reste le vaccin administré en début de puberté, quand elles n’ont pas encore eu d’activités sexuelles. Une fois que l’activité sexuelle est engagée, il y a de forts risques de développer un cancer. Une bonne prévention passe également, pour les femmes ayant déjà une activité sexuelle, par des examens cliniques dont seul le médecin pourra déterminer la périodicité. Pour une femme qui n’a pas d’antécédent, on peut réaliser un frottis tous les trois ans tandis qu’une femme qui est mise sous suivi médical devra le faire tous les six mois au début et de façon plus espacée si l’on constate une évolution positive dans le traitement. Bien que certains affirment que ce vaccin ne couvre que 70% des cas de cancer, il reste important de faire ce vaccin qui réduit considérablement les risques.

Quels sont les facteurs qui prédisposent à ce cancer ?

Le premier facteur reste l’âge du premier rapport. Quand une fille connait sa première relation sexuelle à 15 ans, à trente ans elle a quand même quinze ans de vie sexuelle derrière elle. Elle peut avoir accumulé de petites lésions au fil du temps qui, peuvent, à la longue dégénérer en cancer. Il faut noter que pour ce qui est du cancer du col, les antécédents familiaux sont moins frappants que dans les cas de cancer du sein ou des ovaires. Dans ces deux cas justement, on a l’impression que l’hérédité joue un rôle important.

Quels sont les symptômes qui doivent alerter?

Ce sont les saignements après les rapports sexuels. Ils ne sont pas forcément abondants. C’est le symptôme premier qui, il est vrai, peut être dû à autre chose mais lorsqu’une femme se rend compte qu’elle saigne après les rapports, elle doit absolument se faire consulter. Parfois, lorsque les lésions se font plus sévères, on observe des tuméfactions, la patiente à l’impression que son vagin est plein.

Propos recueillis par D.E.

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