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Serrer la vis…sanitaire ! - 09/01/2014 - Cameroon tribune - CamerounEnvoyer cette page par e-mail Ajouter cette page à mes favoris

C’est incontestable : le système de santé privé a eu des contributions non négligeables dans notre pays, pour améliorer les services de consultation et de traitement des personnes malades. Et épauler aussi le secteur public dont beaucoup d’établissements sont surchargés. Avec notamment comme points forts, l’usage des hautes technologies. C’est avéré qu’elles arrivent régulièrement, à cause de leurs coûts prohibitifs, dans les structures privées bien avant le public. Ça été le cas pour le scanner, l’IRM et bien d’autres.

Hélas depuis quelques années, tout n’y est plus si lisse. Profitant de textes réglementaires évasifs, entre autres dispositifs, de nombreux aventuriers se sont engouffrés dans le créneau. Avec souvent plus de dégâts que de succès, relativement à la santé des populations. La proximité des centres de santé, la pratique des crédits, les prestations moins chères ont fini par coûter à bien des personnes. C’est pour mettre bon ordre dans tout cela que le ministère de la Santé publique vient de lancer une opération d’assainissement du secteur. Et nous disons : il était temps !

Temps de sévir, après les multiples dérives observées dans le système de santé privé. Et pour cela, la prise de certaines mesures courageuses est nécessaire. La première d’entre elles porte sur la révision des textes relatifs à l’ouverture d’un centre de santé. Jusqu’à présent, il suffit de se constituer en Groupement d’intérêt commun (GIC), pour obtenir un agrément signé du ministère de l’Agriculture et du Développement rural (MINADER). Une aberration ! Si l’on peut faire un GIC manioc « pour se débrouiller », est-il normal d’étendre le même mode de fonctionnement sur un domaine touchant à la santé des gens ? De plus, au-delà de sa révision, ce texte juridique a besoin d’être complété par un arsenal de dispositions. Principalement sur le point qui permet auxdits GIC de fonctionner au bout de quelques mois, en l’absence d’une réponse de l’administration après le dépôt de leurs demandes d’agrément.

Par ailleurs, la réglementation liée à la publicité des établissements privés de santé étant très claire, le ministère de la Communication devrait se montrer plus rigoureux. Les mécanismes actuels d’avertissements administratifs pour ces infractions sont par trop légers. Outre ces avertissements, il faut appliquer des amendes exemplaires et aller jusqu’à la fermeture des établissements, le retrait de l’agrément quand cela s’avère utile. Les inspections sur le terrain devraient également être renforcées. Il s’agit d’être proactif, pour ne plus laisser les Camerounais malades à la merci des aventuriers de tous acabits.

Yvette MBASSI-BIKELE

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