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La grippe aviaire frappe le Cameroun : La forme H5N1 de la maladie, hautement pathogène, a été détectée sur un canard à Maroua. - 02/01/2007 - Mutations - CamerounEnvoyer cette page par e-mail Ajouter cette page à mes favoris

Depuis le 08 février dernier, le Cameroun est devenu un pays à fort risque pour la grippe aviaire, puisque cette pathologie des volailles, qui faisait fureur depuis de longs mois déjà en Europe et en Asie, a été détectée dans une ferme du village Jaji au nord du Nigeria. Le 11 mars 2006, un communiqué du gouvernement camerounais indique la présence du virus H5N1 de la grippe aviaire à Maroua. Ce dernier se base alors sur les résultats d’une analyse de prélèvements effectués par l’Institut Pasteur de Paris sur quelques volailles de la ville, notamment un canard mort. Le Cameroun devient ainsi le quatrième pays africain, après le Nigeria, l’Egypte et le Niger, où la forme H5N1 de la maladie, hautement pathogène, a été détectée.

Dès l’annonce du premier cas de grippe aviaire au Cameroun, des mesures de prévention sont prises par le pays pour barrer la voie au virus. C’est ainsi que les autres canards de la ferme infectée sont abattus, les marchés de volailles sont fermés et des brigades nationales d’intervention sont envoyées dans les provinces de l’Extrême-Nord, du Nord et de l’Adamaoua pour éviter la propagation de la maladie.

Par ailleurs, à Maroua, un arrêté du préfet a ordonné la fermeture de tous les marchés de volailles et de porcs de la ville et interdit tout mouvement d’espèces animales susceptible de servir de vecteurs au virus H5N1. Avant ces analyses, le gouvernement camerounais avait pris des mesures préventives, notamment la suspension d’importations des volailles, produits dérivés et porcs en provenance des pays infectés.
Les pouvoirs publics semblent avoir pris la mesure de ces risques. Interpellé au premier chef, le ministre de l'Elevage, de Pêches et des Industries animales (Minepia), chargé de veiller sur le parc à volailles du pays, a sonné l'hallali le 14 février dernier. Un état-major de crise est sur pied. Au cours d'une conférence de presse, il a déroulé le plan anti-H5N1 du Cameroun. L'Unicef et la Fao ont accepté de prêter main forte au Minepia. La première organisation a promis un don de 50 000 dollars, tandis que la seconde a proposé son expertise. Un fonds d'un milliard de Fcfa serait rassemblé à ce jour, et mis à la disposition des délégations provinciales.

Il ne s'agit pas d'une simple stratégie de prévention, mais aussi d’un moyen de lutte. C'est dans le cadre de cette lutte que le ministère de la Santé a eu à intervenir. Il a reçu de l'Organisation mondiale de la santé (Oms) une provision de Tamiflu, produit du laboratoire Roche, le seul médicament dont l'efficacité contre le H5N1 est avérée. Le Laboratoire national vétérinaire (Lanavet) a été équipé et son personnel formé. Le Cameroun met sur pied un comité interministériel et élabore un plan national intégré pour prévenir et lutter contre la maladie. Le budget de fonctionnement de tout ceci est évalué à 4 milliards de Fcfa. Cependant, malgré toute cette fébrilité il n’y a jamais eu d’épidémie de grippe aviaire au Cameroun. Toutes les interdictions sont tombées comme elles avaient surgi.

Toutefois, les aides continuent d’affluer. Jeudi le 28 décembre le gouvernement camerounais et l’Union européenne ont signé, une convention de financement d'environ 1,8 milliard de Fcfa destinés à la lutte contre la grippe aviaire au Cameroun. Ce financement, issu du 9ème Fonds européen de développement (Fed), est destiné au fonds mis en place par le gouvernement camerounais en mars 2006 pour faire face aux premiers cas de grippe aviaire découverts dans le nord du pays. Il va aider à la prévention de la propagation de la maladie à travers la sensibilisation des personnes sur les dangers de cette épizootie, la surveillance du territoire et le renforcement des barrières sanitaires. Ce financement va également servir à la gestion des conséquences économiques, sanitaires et sociales nées de l’apparition de cette maladie dans le pays.

C.Y.

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