Santé tropicale au Cameroun - Le guide de la médecine et de la santé au Cameroun


MOOC - Comprendre les addictions - Plus d'informations


LE KIOSQUE

Les numéros disponibles :

Médecine d'Afrique Noire
Octobre 2017
Consulter la revue

Médecine du Maghreb
Septembre/Octobre 2017
Consulter la revue

Odonto-Stomatologie Tropicale
Septembre 2017
Consulter la revue


Soyez informés avant tout le monde !


logo_fb

logo_twitter


NEWSLETTER

Restez informés : recevez, chaque mercredi, la lettre d'informations de Santé tropicale.

Inscriptions et désinscriptions

Accueil > Santé tropicale au Cameroun > Revue de presse

Revue de presse

Lèpre : redoubler de vigilance - 27/01/2015 - Cameroon tribune - CamerounEnvoyer cette page par e-mail Ajouter cette page à mes favoris

« La lèpre est toujours là. Elle est guérissable ; faisons-nous dépister rapidement dans un centre de santé ». Le thème choisi pour célébrer la 62e Journée mondiale de la lèpre, cette année au Cameroun, est on ne peut plus approprié. La maladie que beaucoup croyaient éradiquée, dans la dynamique du slogan onusien phare de cette décennie « santé pour tous en l’an 2000 » fait toujours des victimes dans notre pays. D’aucuns peuvent estimer qu’il s’agit d’une journée mondiale de plus dans le calendrier fourni de la communauté internationale sans effet probant sur les communautés les plus touchées à travers le monde.

Mais un tel événement dans le tourbillon de toutes les urgences existentielles servies à la société au quotidien par un monde en perpétuelle mutation, marqué un temps d’arrêt pour faire l’état des lieux de la maladie de Hansen, constitue un moment capital dans l’histoire de la lutte contre la lèpre. Fléau de l’humanité pendant des siècles, marqué par la stigmatisation et l’exclusion, la lèpre n’appartient malheureusement pas au passé, puisqu’elle touche aujourd’hui, selon les statistiques de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), 200 000 personnes chaque année dans le monde. D’où la nécessité d’une vigilance permanente car la lèpre est classée comme une maladie endémique surtout dans les pays tropicaux, dont le Cameroun et demeure contagieuse malgré les progrès accomplis depuis par la science pour son éradication. Il ne faut pas ignorer que pendant longtemps, la lèpre était incurable et très mutilante, d’où l’exclusion systématique des lépreux et leur cantonnement dans des léproseries comme mesure essentielle de prophylaxie.

Fort heureusement aujourd’hui, il n’en est plus question grâce aux évolutions remarquables offertes par la médecine. Ainsi parlant du Cameroun, il convient de relever toutes les actions des pouvoirs publics avec notamment l’appui des partenaires multilatéraux intervenant dans le domaine de la santé dont l’OMS dans les stratégies de lutte mises en œuvre depuis 1985 et qui portent des résultats probants. Il s’agit précisément de l’introduction de la poly chimiothérapie mise sur pied par l’OMS et de la décentralisation de la prise en charge au niveau du centre de santé intégré. Selon les données du ministère de la Santé publique, le nombre annuel de nouveaux cas a fortement régressé dans le pays, passant de 25 031 en 1985 à 350 à 400 durant les quatre dernières années. Malgré cette chute remarquable du nombre de nouvelles infections, il existe encore des foyers à risque localisés dans certains villages des régions de l’Adamaoua, du Centre, de l’Est, du Nord et du Sud-ouest. Autant dire que la maladie de Hansen reste d’actualité chez nous. Car selon les spécialistes, le taux de prévalence au Cameroun est supérieur à la norme internationale (1 cas pour 10 000 habitants). Cette situation à travers le triangle national est due, selon les praticiens, au relâchement sur la prise en charge et au déficit de la sensibilisation. Car l’élimination de la lèpre à brève échéance passe avant tout par le dépistage rapide et précoce, d’autant plus que le traitement est gratuit, efficace et disponible. La lèpre n’est plus une maladie honteuse comme jadis. C’est pour cela qu’il faut se rendre dans un centre de santé le plus proche pour se faire consulter dès l’apparition d’une tache insensible sur la peau. Il faut donc redoubler de vigilance et améliorer les méthodes de lutte contre la lèpre qui demeure une question de santé publique. Depuis 1954, date de l’institution de la journée mondiale des lépreux par Raoul Follereau, le grand problème pour nos malades réside dans la réinsertion sociale; puisque guéris, les anciens malades ne sont plus contagieux et doivent réintégrer leurs familles respectives et s’immerger dans la société sans être marginalisés. Un défi permanent.

WAFFO MONGO

Lire l'article original

Plus d'articles Camerounais - Plus d'articles panafricains


Une question ? Une remarque ? Contactez-nous ?

CamerounSanté tropicale au Cameroun
Le guide de la médecine et de la santé au Cameroun


CARTE DU SITE




Connaissez-vous tous les sites web médicaux édités par APIDPM ?

Médecine d'Afrique noire électroniqueMédecine du Maghreb électroniqueOdonto-Stomatologie électronique


Valid XHTML 1.0 Strict CSS Valide !