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Revue de presse

L’éclairage du Dr Eugène Sobngwi :"Il n’existe pas de moyen efficace de prévention" ; L’éclairage du Dr Eugène Sobngwi, endocrino-diabétologue au centre d’obésité de l’HCY. - 10/04/2007 - Cameroon tribune - CamerounEnvoyer cette page par e-mail Ajouter cette page à mes favoris

Comment expliquez-vous qu’à l’âge de quatre ans on fasse un diabète ?

Cela s’explique tout simplement par le fait que le diabète chez l’enfant est essentiellement lié à une prédisposition génétique. Quelques facteurs environnementaux interviennent certainement dans le déclenchement de la maladie mais ces facteurs ne sont pas parfaitement connus à l’heure actuelle. Il y a une autre explication, un enfant obèse a plus de risques de développer certaines formes de diabète. D’ailleurs, il n’existe pas encore de moyens efficaces de prévention du diabète chez l’enfant, à l’exception de la prévention de l’obésité, parce que de nombreux cas de diabète de l’adulte surviennent lorsque adolescent on était obèse.

Existe-t-il des centres de dépistage de la maladie dans notre pays ?

Dans tous les hôpitaux de district et centraux du Cameroun, il est possible de dépister le diabète par la mesure ou le dosage du taux de sucre dans le sang. Cela coûte 500francs. Dans notre centre d’obésité, nous suivons régulièrement une cinquantaine d’enfants et adolescents vivant avec le diabète. Ils font toutes les formes de diabète et la majorité, le diabète de type 1 qui est insulino-dépendant. En général, ces enfants malades nous sont généralement adressés par des services de pédiatrie. Les parents amènent des enfants en visite chez le pédiatre pour déshydratation, douleurs abdominales, amaigrissement, soif intense, augmentation de la fréquence et du volume des urines, etc. Avec ces signes, le pédiatre nous les envoie et le plus souvent, un enfant qui présente ces signes est diabétique.

Combien de décès avez-vous recensé ?

En un an on a malheureusement eu deux décès. La cause : des ressources limitées pour l’accès au traitement et à une alimentation adéquate. Une alimentation équilibrée est nécessaire permettant à la fois l’équilibre du diabète et une croissance normale ;

Avez-vous des conseils à prodiguer aux parents des enfants souffrant du diabète ?

Globalement, c’est leur dire qu’ils ne sont pas seuls et qu’ils ne doivent pas le prendre comme une malédiction du mauvais parent qui a transmis le diabète. Il y a un accompagnement, des équipes médicales mixtes de diabétologie et pédiatrie. Il y a un encadrement disponible auprès des associations de patients diabétiques. Au centre d’obésité, les consultations pour enfants diabétiques sont gratuites et des modules d’éducation spécifiques sont proposées à eux et aux enseignants des enfants diabétiques à la demande, car un accident peut bien survenir à l’école.

Pourquoi dit-on encore que le traitement est cher ?

A titre de rappel, un flacon d’insuline coûte 3000 francs. Ce qui coûte le plus cher dans la prise en charge du diabète, c’est la surveillance par les dosages réguliers de taux de sucre. Normalement, il faut le faire plusieurs fois par jour pour être sûr. Dans les pays développés ces dosages réguliers sont pris en charge à 100% par les systèmes de sécurité sociale, alors que chez nous cela repose entièrement sur les familles et quelques dons sporadiques disponibles parfois à l’hôpital. Une proportion non négligeable d’enfants meurt encore avant le diagnostic ou dans les cinq années suivant le diagnostic du diabète.

M.B.B

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