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Hémorroïde : Entre douleur et gêne. Un mal très fréquent dont les gens ont encore du mal à parler - 12/01/2006 - Mutations - CamerounEnvoyer cette page par e-mail Ajouter cette page à mes favoris

Avec un Africain sur deux touché, la maladie hémorroïdaire est l’une des affections les plus répandues sur le continent. Définie comme étant la dilatation anormale et permanente des veines situées autour de l'anus et du rectum, cette affection touche aussi bien les hommes que les femmes et provoque une gêne considérable.

"La crise hémorroïdaire est une inflammation d'une partie du corps que certaines personnes ont encore du mal à évoquer. Malgré les saignements et les suintements accompagnés de douleurs parfois vives, des patients préfèrent souffrir en silence", confie le Dr Philippe Godeberge, Vice-Président de la Société française de Colo-Proctologie.

Selon le Dr Touna, médecin à la clinique de l’Enfance à Yaoundé, la maladie se présente sous deux formes: les formes internes et les formes externes. Les premières sont situées dans le rectum et sont moins douloureuses. Les deuxièmes, quant à elles, peuvent le devenir ou provoquer une démangeaison lors de la formation d'un caillot de sang (Thrombose). Jeannine, une patiente rencontrée dans les couloirs de l’Hôpital central de Yaoundé, souffre de cette dernière forme d’hémorroïdes. Depuis l'apparition des symptômes ci-dessus cités, elle n'a pas consulté un médecin, à tel point que la maladie s'est aggravée. "Ça fait près d'un an que j'ai des crises d'hémorroïdes. Au départ j'avais juste des petits saignements quand j'allais aux selles. Et par la suite, il y a eu la formation de caillots de sang. A cause de l'atroce douleur, j'avais des problèmes à faire des selles", explique la patiente qui va bientôt subir une intervention chirurgicale.

En effet, selon le Dr Touna, la maladie hémorroïdaire peut être traitée de différentes façons, mais seule l'intervention chirurgicale permet de la guérir définitivement. "Elle consiste en l'ablation des hémorroïdes. Et se pratique en cas d'échec des autres traitements ou dans les cas les plus graves. L'ablation, ou hémorroïdectomie, s'effectue sous anesthésie générale. Cependant juste après l'intervention les douleurs peuvent être encore plus ou moins fortes", explique le Dr Touna. Il ajoute qu'après l'intervention chirurgicale, pendant une dizaine de jours, le patient est sous laxatifs huileux pour faciliter le passage des selles, car toute dilatation importante de l'anus est à éviter. Trois à six semaines sont habituellement nécessaires pour obtenir une cicatrisation complète.

Examen préalable
Par ailleurs, il arrive que le médecin fasse la petite chirurgie qui consiste par exemple en la ligature de la base de l'hémorroïde. Et en dehors de la chirurgie, le médecin peut opter pour la prise en charge médicamenteuse. Elle s’associe à plusieurs types de substances: des laxatifs contre la constipation, des anti-inflammatoires et des médicaments destinés à améliorer la circulation sanguine et la tonicité des veines.
Toutefois, un examen préalable est essentiel. "Lorsqu'un malade a les symptômes des hémorroïdes, avant de le prendre en charge, on lui fait une anuscopie. Car toute anomalie au niveau de l'anus peut révéler de nombreuses maladies, dont certaines sont très graves comme le cancer colorectal", explique le Dr Touna. Ainsi donc, l'examen permet d'établir un diagnostic précis et d'entreprendre rapidement une prise en charge adaptée. Une telle démarche permet aussi d'éviter l'aggravation de la maladie et elle augmente les chances de guérison du malade

Si les causes des hémorroïdes restent mal connues, les facteurs favorisants sont bien identifiés: constipation ou au contraire, diarrhées à répétition, sédentarité et station assise prolongée mais aussi chez les femmes, grossesses et accouchements. Pour éviter les récidives, selon Philippe Godeberge, gastro-entérologue, un régime alimentaire adapté sera généralement prescrit. Car pour lui, "dans 99% des cas, la surveillance de l'alimentation donne de bons résultats". Par ailleurs, les nutritionnistes conseillent aussi de manger des aliments riches en fibres, de boire beaucoup de liquides, et d'éviter les aliments constipants. Parallèlement, il faut aussi faire de l’exercice physique, éviter les périodes prolongées en position assise ou debout, et éviter de rester longtemps assis aux toilettes. Il ne faut cependant pas forcer l'arrivée des selles, mais aller plutôt aux toilettes uniquement lorsque l’on en ressent le besoin.

Cathy Yogo

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