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Hôpital de jour : Un pavillon aux actions diversifiées - 03/01/2008 - Mutations - CamerounEnvoyer cette page par e-mail Ajouter cette page à mes favoris

En plus du suivi des personnes vivant avec le VIH-Sida, il s’investit dans la médecine générale. Difficile de ne pas remarquer cette bâtisse qui affiche plutôt fière allure au cœur de l’Hôpital central de Yaoundé, tout à côté du pavillon Jamot qui abrite les services de la direction de la plus vieille institution hospitalière de la capitale camerounaise. L’hôpital de jour comme son nom l’indique, ne fonctionne que de jour. Avec ses 8 lits d’hospitalisation, il n’offre l’hospitalité à ses patients que dans la journée. "Lorsque certains cas nécessitent une hospitalisation classique, nous les acheminons vers les services compétents", précise le Dr Charles Kouanfack, le chef de cette unité. S’il fait pourtant partie de la vingtaine de services qui constitue l’institution, l’hôpital de jour ne manque pas d’attirer la curiosité.

Pour le commun des mortels, "c’est le service qui soigne les malades du Sida" comme l’indique une moue enjouée, Claude M. rencontré dans la cour du pavillon. S’il est vrai que le Sida fait partie des priorités de ce service, Charles Kouanfack tient néanmoins à préciser que "pour déstigmatiser ce service, il assure également des consultations de dermatologie, de médecine générale. Ce qui fait que l’on ne sait jamais exactement pourquoi les patients viennent dans ce service". D’autres missions qui apparaissent tout de même secondaires à côté des priorités de cette unité qui a officiellement vu le jour en novembre 1998 sur l’initiative de la Coopération française et dont la principale est la prise en charge des personnes vivant avec le VIH-Sida (Pvvs).
Aujourd’hui, l’hôpital de jour, à en croire son chef de service gère 17 000 dossiers de Pvvs, dont 5 000 personnes sous traitement, en ce qui concerne la prise en charge psychosociale et clinique du sida. Ce qui l’amène à assurer le quart des consultations mensuelles de l’Hôpital central de Yaoundé, tous services confondus. Il est aujourd’hui classé au 4e rang africain des meilleurs services de prise en charge des personnes vivant avec le VIH-Sida. Son implication dans la décentralisation de la prise en charge de cette pandémie a d’ailleurs été citée comme l’un des exemples en la matière au cours de la Conférence de Paris sur le sida tenue dans la capitale française en mars 2007.

Les actions entreprises par l’hôpital de jour permettent aujourd’hui selon Charles Kouanfack que "les gens parlent de plus en plus facilement de leur séropositivité. Ce qui explique les 17 000 personnes que nous suivons, et les 5000 qui sont sous traitement…" En raison de la politique de décentralisation engagée ici, l’hôpital de jour de Yaoundé est appelé à assurer le "tutorat" vers les unités de prise en charge de la province, ce qui fait aujourd’hui, de nombreux patients ne sont plus obligés de venir à Yaoundé pour leur suivi médical. Autant d’atouts qui ont classé l’hôpital de jour en tête des meilleurs services de l’Hôpital central de Yaoundé pour le compte de l’année 2007. D’où la distinction remise au cours de la fête annuelle de cette formation hospitalière vendredi dernier.

Pourtant, tout n’est pas aussi rose pour cette unité. L’exiguïté de ses locaux ne lui permet plus de remplir avec efficacité ses missions, le service ayant été conçu pour 4500 patients, "le manque de personnel médical et paramédical". L’autre difficulté est "l’impossibilité pour certains patients de payer les frais nécessaires à leurs bilans médicaux, soit 3000 francs, alors que l’Etat apporte une subvention à hauteur de 18 000 francs par patients". Même l’appui financier de 5 millions de francs apportés à l’hôpital de jour au cours de la cérémonie de vendredi dernier s’avère déjà insuffisant. La dernière difficulté selon Charles Kouanfack se trouve au niveau des familles, dont certaines n’ont toujours pas intégré le sida comme une maladie, et continue de stigmatiser leurs propres malades.

JFB

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