Santé tropicale au Cameroun - Le guide de la médecine et de la santé au Cameroun


Le Dictionnaire Internet Africain des Médicaments (DIAM)


LE KIOSQUE APIDPM

Les numéros disponibles :

Médecine d'Afrique Noire
Août/Septembre 2018
Consulter la revue

Médecine du Maghreb
Juillet/Août 2018
Consulter la revue

Odonto-Stomatologie Tropicale
Septembre 2018
Consulter la revue


Soyez informés avant tout le monde !


logo_fb

logo_twitter


NEWSLETTER

Restez informés : recevez, chaque mercredi, la lettre d'informations de Santé tropicale.

Inscriptions et désinscriptions

Accueil > Santé tropicale au Cameroun > Revue de presse

Revue de presse

Lutte contre la paludisme : petites avancées, grandes attentes - 29/04/2008 - Cameroon tribune - CamerounEnvoyer cette page par e-mail Ajouter cette page à mes favoris

Une dizaine de vaccins expérimentaux sont en étude dans les laboratoires. En matière de prévention du paludisme, de nombreuses méthodes sont appliquées au Cameroun, avec plus ou moins d’efficacité. Mais jusqu’ici, le moyen de prévention le plus attendu reste le vaccin qui pourrait permettre aux populations des pays tropicaux de vivre sans trop se soucier des piqûres de moustiques infectés.

Mais les chercheurs restent fermes, un vaccin antipaludique ne sera disponible dans l’immédiat. « Une dizaine de vaccins expérimentaux sont actuellement en cours. Un ou deux doivent être finalisés, car ils ont déjà été essayés en Tanzanie, mais les résultats étaient mitigés. On n’a pas réussi à couvrir toute la population », explique le Dr Leonardo Basco, directeur de recherche à l’Organisation de coordination pour la lutte contre les endémies en Afrique centrale (OCEAC). Selon le scientifique, il faudrait encore attendre entre dix et vingt ans pour avoir un vaccin « suffisamment protecteur pour les populations ».

En attendant, les autres méthodes de lutte contre le vecteur et la maladie valent encore leur pesant d’or. Les spécialistes préconisent toujours la destruction des gîtes larvaires qui passent par une bonne hygiène dans et autour des habitations, mais aussi l’utilisation des moustiquaires imprégnées et des insecticides. La protection contre la maladie demeurant le traitement préventif intermittent administré aux femmes enceintes. Cependant, l’accès aux moustiquaires et autres médicaments, surtout curatifs, demeure problématique. S’il est vrai qu’il existe une volonté politique qui concerne la distribution des moustiquaires imprégnées aux femmes enceintes et enfants de moins de cinq ans, l’effectivité n’est pas toujours vérifiable sur le terrain. En outre ce matériel est disponible dans le commerce à des prix pas toujours à la portée de toutes les bourses (en moyenne 3500 F). Quant aux médicaments, même si les coûts ont baissé dans les hôpitaux publics (moins de 1000 F), les antipaludiques restent hors de prix dans les officines. Il faut débourser, pour une cure de deux à trois jours, 3500 ou 4000 F, parfois plus). Alors que c’est là que les populations se rendent en premier en cas de besoin, surtout en zone urbaine.

Mais au-delà de ces inaccessibilités, l’appropriation des bonnes pratiques tarde à se trouver une place dans les habitudes. Pour une raison ou une autre, les gens n’achètent pas les moustiquaires imprégnées. Certains en possèdent mais les rangent soigneusement dans les placards. L’obtention de médicaments à l’hôpital nécessitant une ordonnance, les malades préfèrent aller en pharmacie. Mais à cause du coût élevé, les traitements ne sont pas très souvent achevés, mettant en place un cycle infernal de la maladie.

Jocelyne NDOUYOU-MOULIOM

Lire l'article original

Plus d'articles Camerounais - Plus d'articles panafricains


Une question ? Une remarque ? Contactez-nous ?

CamerounSanté tropicale au Cameroun
Le guide de la médecine et de la santé au Cameroun


CARTE DU SITE




Connaissez-vous tous les sites web médicaux édités par APIDPM ?

Médecine d'Afrique noire électroniqueMédecine du Maghreb électroniqueOdonto-Stomatologie électronique


Valid XHTML 1.0 Strict CSS Valide !