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Maladies : Les tueuses au Cameroun - 27/01/2009 - Cameroon tribune - CamerounEnvoyer cette page par e-mail Ajouter cette page à mes favoris

Parmi les maladies qui sévissent dans notre pays, certaines, au vu des chiffres, semblent plus virulentes que d’autre.

Le paludisme, un mal populaire

Le paludisme est l’une des principales causes de mortalité dans le monde, et le Cameroun est l’un des pays les plus affectés par cette maladie. Et les chiffres sont-là pour le prouver. D’après le rapport annuel 2007 du Programme national de lutte contre le paludisme (PNLP), le taux de morbidité est de 44% chez les femmes enceintes et 21% chez les moins de 5 ans. De tous les cas de décès enregistrés au cours de cette année, 32% sont dus au paludisme, même si ces chiffres ne reflètent pas toute la réalité.

Cependant, des initiatives ont été prises pour réduire l’expansion de cette maladie. En matière de prise en charge, le gouvernement camerounais met à la disposition des populations, des médicaments subventionnés à prix accessibles. Ainsi, le traitement du paludisme simple revient à 140 F pour les nourrissons et 400 F pour les adultes. Et 87% des formations sanitaires du pays disposent en permanence d’importants stocks de médicaments. Un accent important est également mis sur la prévention, avec des volets tels que la distribution gratuite des moustiquaires imprégnées, le traitement préventif intermittent pour les femmes enceintes, mais aussi la sensibilisation. Récemment, une opération de prise en charge à domicile a été lancée, histoire de rapprocher davantage les médicaments des populations et d’éviter l’automédication. Mais les premiers effets ne sont pas encore palpables.

Le Vih/sida, une pandémie en évolution

Cette pandémie, plus mondiale que toute autre, s’est enracinée au Cameroun et fait des ravages encore aujourd’hui, malgré les progrès de la médecine dans ce domaine. Quelque 43.000 en 2004, les personnes vivant avec le Vih/sida (PVVS) sont au nombre de 543 000 aujourd’hui. Et encore, il ne s’agit que de ceux qui ont décidé de connaître leur statut sérologique. Et de nos jours, on dénombre 35000 décès liés au Vih par an. Sans compter ceux qui n’ont pas de rapport direct avec le sida.

Mais grâce au coût relativement bas des tests de dépistage et des examens préthérapeutiques, mais aussi grâce à la gratuité des antirétroviraux (ARV), 56000 patients sont sous traitement. Parmi eux, 98% suivent le traitement de première ligne, contre 2% en deuxième ligne. Si ces chiffres semblent bas, cela résulte du fait que les gens ne se sentent pas toujours prêts à aller dans les hôpitaux, soit pour se faire dépister, soit pour se faire soigner. Cependant, pour remédier à cette situation, une plus grande mobilisation communautaire pour la sensibilisation et l’extension des formatons sanitaires spécialisées sont envisagées.

La tuberculose fait de la résistance

Environ 5 000 patients sont décédés des suites de tuberculose, sur les 43 000 cas que compte notre pays. En l’absence de traitement, un malade peut infecter entre 10 et 15 personnes par an. Mais grâce à l’appui du Fonds mondial contre le sida, le paludisme et la tuberculose, la prise en charge des malades s’est améliorée, avec principalement la réduction des coûts de traitement. Et ce, en dépit des souches résistantes du bacille de koch qui se sont développées çà et là.

Les maladies cardiovasculaires, tueuses silencieuses

Le Cameroun est frappé de plein fouet par les maladies cardiovasculaires, d’où l’augmentation des accidents vasculaires cérébraux, l’infarctus du myocarde, le diabète et l’hypertension artérielle. Selon des statistiques du ministère de la Santé publique, plus de quatre millions de Camerounais, soit quelque 25% de la population totale du pays, souffrent d’hypertension artérielle. Ces chiffres, d’après la Fondation camerounaise du cœur, connaissent une évolution rapide, car outre les 24% de la population adulte du pays touchée, on note une progression de la maladie parmi les couches jeunes.

En terme de prise en charge, l’essentiel est consacré à la prévention, eu égard au coût élevé des traitements. Ainsi, une bonne hygiène de vie, en vue d’amener le maximum de personnes à éviter d’attraper les maladies cardiovasculaires reste la précaution par excellence. Une grande mobilisation a également été remarquée ces temps derniers, pour la démocratisation de l’information, mais surtout pour des campagnes de dépistage systématiques et d’informations sur les facteurs de risque que sont le surpoids, le tabagisme, l’alcoolisme, etc.

Le cancer, un ennemi à plusieurs visages

Les chiffres de l'OMS démontrent que d’ici 2015, 80% des cancers diagnostiqués dans le monde seront localisés dans les pays en voie de développement. La moitié décédera. De nos jours, on dénombre plus de 15000 cas de cancers dépistés au Cameroun, tout type confondu.

Le seul traitement efficace reste la prévention. Une prévention principalement prise en charge par des associations. Mais de plus en plus, l’accent est mis sur le dépistage, car un cancer vite diagnostiqué peut être guéri. Mais seulement, la majorité des malades consultent quand ils sont déjà en phase terminale, donc condamnés.

Les hépatites, ces sournoises

D’une manière générale, on enregistre, au Cameroun, une prévalence de l’ordre de 8 à 10% des hépatites virales, en fonction des régions et du type de virus. Alors qu’un Camerounais sur dix souffre d’hépatite B, on note 13% de prévalence pour l’hépatite C. Si on n’en guérit pas, il existe des traitements efficaces qui peuvent tuer le virus, ou du moins arrêter la multiplication des complications.

En matière de prévention, il existe un vaccin contre l’hépatite B, introduit dans le Programme élargi de vaccination. Les hépatites se transmettant par voie sanguine, il s’avère donc important de sécuriser les transfusions sanguines, les soins de santé invasifs, mais aussi de renforcer les mesures d’hygiène, l’éducation et l’information des populations.

Jocelyne NDOUYOU-MOULIOM

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