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Revue de presse

Paludisme : des obstacles au traitement - 30/01/2009 - Cameroon tribune - CamerounEnvoyer cette page par e-mail Ajouter cette page à mes favoris

Des experts sont réunis depuis mercredi dernier à Yaoundé afin de trouver des solutions pour un accès universel et équitable aux antipaludiques. Le paludisme est la première cause de morbidité au Cameroun (40%), avec une prévalence de l’ordre de 11%. Il est de ce fait devenu un fardeau pour le pays. Si les femmes enceintes et les enfants de moins de 5 ans sont les couches les plus exposées, les dépenses dues au paludisme sont également énormes dans les familles. Une étude menée en 2001 a révélé que sur les 6 à 7% de dépenses en santé consenties dans les ménages, 60% sont consacrés à la prise en charge des épisodes de palu.

Et selon des estimations du Programme national de lutte contre le paludisme, environ 5,5 millions de cas de paludisme simple étaient attendus en 2008, induisant entre 16,5 et 55 millions de dollars d’achats de médicaments par le gouvernement. C’est donc pour susciter un dialogue entre les parties prenantes de la lutte contre le paludisme au Cameroun autour de l’accès équitable et universel aux combinaisons thérapeutiques à base d’Artémisinine (CTA), qu’un forum s’est ouvert hier au centre Jean XXIII de Yaoundé. A l’initiative de la Cameroon Coalition Against Malaria (CCAM).

Des recherches menées sur le terrain, il ressort certes que la réduction du coût des médicaments contribue à améliorer leur accessibilité pour les moins nantis, mais de nombreux obstacles subsistent. Il s’agit entre autres de la généralisation de l’automédication (60%). « Les populations ne considèrent pas les accès palustres simples comme une maladie grave », a expliqué un expert. Il y a également l’exigence d’une consultation préalable à l’accès aux CTA, la tarification différenciée des CTA subventionnées et non subventionnées, la liberté d’importation et de commercialisation de plus de 100 autres médicaments – qui freinent l’engagement des pharmacies d’officine, eu égard aux bénéfices –, etc. Toutefois, le recours aux distributeurs communautaires d’antipaludéens est apparu comme une stratégie efficace, mais les distributeurs n’ont pas toujours les dotations suffisantes.

Au sortir de cette rencontre qui prend fin aujourd’hui, les experts voudraient faire des propositions dans le sens de promouvoir un traitement à domicile plus sûr, efficace et efficient, tout en « démédicalisant » la prescription des CTA. Compte tenu de l’importance du privé dans l’offre de soins (40%) et de médicaments (60%), avec un secteur informel atteignant les 25%, les participants au forum de Yaoundé vont également faire des propositions afin d’engager pleinement ce grand secteur dans la distribution des CTA.

Jocelyne NDOUYOU-MOULIOM

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