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Samuel Oyono Enguellé : "Pas de complaisance sur la qualité de l’offre de formation" - 28/06/2006 - Cameroon tribune - CamerounEnvoyer cette page par e-mail Ajouter cette page à mes favoris

Samuel Oyono Enguellé, conseiller technique N°1 explique les efforts de l’Etat dans le secteur de la formation des cadres de la santé.

Que fait le Cameroun pour se réajuster en fonction de l’exigence de l’heure dans la formation des médecins ?

La structure initiale de formation des médecins, la seule qui existait dans le pays, le Centre Universitaire des Sciences de la Santé (CUSS) a progressivement augmenté sa capacité, qui a plus que doublé passant d’environ 40 étudiants admis en première année à sa création à environ 90 étudiants actuellement. Le CUSS s’est, par ailleurs, transformé en Faculté de Médecine et des Sciences biomédicales (FMSB) depuis 1993.

A côté de cette Faculté de Médecine et des Sciences biomédicales qui est un établissement de l’Université de Yaoundé I, il y a eu création depuis 1993 d’une Faculté de Médecine et des Sciences pharmaceutiques à l’Université de Douala. Cette dernière n’est pas encore ouverte, mais le processus conduisant à cette ouverture est en cours, car comme vous le savez certainement, pour une Ecole professionnelle de cette nature, il faut des infrastructures, des enseignants ayant le profil et la disponibilité requis, et enfin des hôpitaux d’application.

Toujours dans le secteur public, le principe de l’ouverture dès la rentrée 2006/2007 de l’Ecole de Médecine et de Pharmacie à la Faculté des Sciences de la Santé de l’Université de Buea est retenu. Les différents établissements cités ont pour certains d’entre eux vu leur capacité d’accueil accrue ; pour d’autres, ce sont les démarches préalables à l’ouverture effective qui sont en cours et se sont même accélérées, précisément pour répondre à la demande qui, il faut bien le reconnaître, est très forte.

L’Etat veille-t-il à ce que dans ces structures (celle qui existe et celles en voie d’ouverture), les outils de formation soient à la pointe ?

Les raisons pour lesquelles les établissements créés tardent à voir le jour tiennent pour une part aux difficultés économiques que connaît le pays, mais également aux exigences de qualité de la formation dispensée. Ces différents établissements, celui qui existe, et ceux en cours d’ouverture ont des cahiers de charge très précis et très contraignants. Les programmes d’enseignement de la FMSB par exemple ont fait récemment l’objet d’une évaluation externe conduite par un pool d’experts étrangers.

Le produit sorti de la Faculté de Médecines et Sciences biomédicales est-il formé dans les conditions optimales, avec le matériel de pointe ?

Les enseignements théoriques et pratiques de la FMSB et les stages hospitaliers se font dans les meilleures conditions possibles dans l’environnement évoqué plus haut, caractérisé par l’impécuniosité et des contraintes budgétaires très fortes.

On signale néanmoins l’insuffisance du personnel enseignant à la FMSB…

On ne peut pas vraiment affirmer qu’il manque d’enseignants à la faculté de Médecine et Sciences biomédicales. Le corps enseignant actuel est suffisant et qualifié. Dans les rares disciplines où la qualification locale manque, il y a des coopérations mises en place qui permettent de suppléer les manques ou insuffisances enregistrées dans ces disciplines.

Quel regard le ministère de l’Enseignement supérieur pose-t-il sur l’initiative privée qui exprime le désir de se positionner dans la formation des médecins au Cameroun ?

C’est la même exigence de qualité qui est formulée. Le même souci de sérieux, la même recherche de l’excellence. Ces exigences concernent le contenu des enseignements, la nature du personnel chargé de le délivrer, les infrastructures et les hôpitaux d’application, afin que les produits livrés sur le marché soient les meilleurs possibles. Toute complaisance serait ici socialement nuisible. L’Etat ne verrait par conséquent pas d’un mauvais œil l’initiative privée, à condition que les éléments relatifs à l’ouverture et énoncés plus haut soient rassemblés à leur meilleur niveau.

L’Etat met-il des moyens pour les accompagner dans leurs initiatives ?

D’une manière générale et pas seulement dans le domaine de la formation des médecins, l’Etat encourage et accompagne l’initiative privée par divers moyens, divers appuis. Les promoteurs de telles initiatives doivent se rapprocher du MINESUP qui est la tutelle de tous les établissements d’enseignement supérieur pour bénéficier de tous ces soutiens qui peuvent parfois être tout simplement une bonne information et /ou de bons conseils.

Lorsque ce langage de vérité a été tenu, chacun doit jouer pleinement son rôle et se mettre à sa place, et non s’entêter à vouloir faire moins que ce que l’Etat demande aux établissements publics. J’ai rappelé plus haut, le long processus qui devait conduire à l’ouverture de la Faculté de Médecine et des Sciences Pharmaceutiques à l’Université de Douala, et à l’Ecole de Médecine et de Pharmacie de l’université de Buéa. Il existe des procédures réglementaires, et des exigences qu’il conviendrait de respecter, surtout dans un Etat de droit.

On observe aussi que très peu de cycles de spécialisation sont ouverts…

Les études dans les cycles de spécialisation se sont elles-mêmes progressivement développées. Il n’y avait pas au début de l’existence du CUSS tous les cycles de spécialisation actuellement ouverts à la FMSB. Cette ouverture des nouveaux cycles s’est faite méthodiquement, au fur et à mesure que les conditions d’ouverture étaient réunies. Il va certainement s’en ouvrir d’autres en fonction des missions prescrites au secteur de l’Enseignement supérieur par l’Etat (ex : développement de la médecine du travail) et des conditions d’un fonctionnement à plein régime de tels cycles.

L’Ecole de Médecine de Buea qui va voir le jour dans quelques mois a-t-elle déjà un Centre hospitalier universitaire d’application ?

Il est prévu que les hôpitaux de Buéa, de Limbé et de Douala jouent dans un premier temps le rôle dévolu aux hôpitaux d’application pour ce qui concerne l’Ecole de Médecine et de Pharmacie de la Faculté des Sciences de la Santé de l’Université de Buea. Mais naturellement, il ne peut s’agir que d’une solution provisoire.


Propos recueillis par Jeanine FANKAM

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