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Revue de presse

Pr Jean Bahebeck : 40% d'enfants traumatisés au Cameroun - 15/04/2009 - Mutations - CamerounEnvoyer cette page par e-mail Ajouter cette page à mes favoris

Le chef de service traumatologie de l'Hôpital central de Yaoundé évoque l'urgence d'une prise en charge universelle. Comment définit-on un traumatisme?

Un traumatisme est une lésion due à un agent vulnérant et externe sur l'organisme. Les formes de traumatisme les plus connues sont dues aux accidents de la voie publique, aux accidents de sport, aux accidents de travail, domestiques et champêtres.

Y a-t-il des personnes plus exposées que d'autres ?

Oui. Du point de vue stratégique, les jeunes adultes (30-40 ans) sont les personnes les plus exposées dans notre société. Cependant, lorsqu'on regarde la courbe de la population, on retient trois pics. Il y a un pic des enfants et le grand pic se situe à l'âge scolaire, notamment entre six et dix ans; un pic des adultes et un pic des personnes âgées.

Quelle est la typologie des traumatismes qu'on rencontre ?

Les causes et les types de traumatisme sont variables. On retrouve toutefois en tête, les accidents de la circulation sur la route de l'école. Ceci concerne près de 40% des enfants. C'est donc essentiellement sur la route de l'école qu'ils sont victimes de gros accidents et c'est justement là qu'ils vont faire des accidents mortels. On a aussi les accidents à la maison ou sur le terrain de sport. Ceux-là en général ont une seule lésion qui est peu mortelle. Les lésions plus graves, qui sont plus fréquentes et sont sérieusement mortelles, sont celles qui surviennent sur la voie publique pendant que l'enfant va à l'école.

Peut-on les traiter ?

Tout dépend du type de lésion. Il peut s'agir d'une simple fracture. Mais il y a plus. Les enfants en réalité vont faire les traumatismes de l'abdomen, la rupture de rate et des traumatismes crâniens graves. Ces deux lésions sont généralement les deux lésions les plus mortelles et pour lesquelles on ne peut pas dire qu'on a véritablement de traitement. Elles sont des mauvais pronostics. Toutefois, on peut remédier à ces lésions par une intervention chirurgicale, notamment celle de l'abdomen, à condition qu'on intervienne tôt et à temps. Par contre, nous n'avons pas assez de ressources pour soigner celle du cerveau. Le reste des lésions est contrôlable.

Selon le dernier rapport de l'Oms, cinq cas de mortalité infantile d'origine traumatique sur six surviennent dans des pays pauvres et que 830 000 enfants meurent chaque année dans le monde suite à ces traumatismes. Que faire pour réduire ou limiter ces traumatismes infantiles ?

Le rapport de l'Oms est pertinent puisqu'il révèle aussi que les traumatismes vont être dans quelques années, la première cause de mortalité morbide dans les pays en voie de développement. Il faut dire que ça risque de devenir un problème politique. Les mesures de protection sont connues et ont pignon sur rue dans les pays développés. C'est la protection de l'enfant sur la route de l'école; les passages sécurisés; les agents communaux et la police qui arrêtent les voitures en route, notamment sur les passages protégés afin que les enfants passent en toute sécurité; les automobilistes attentionnés; la sensibilisation et l'éducation des enfants eux-mêmes sur la sécurité et la discipline sur la route. Grosso modo, il faut agir à plusieurs niveaux. L'un des niveaux majeurs va être celui de la prise en charge lorsque l'accident survient, c'est-à-dire qu'il faut une couverture accident universelle pour tout le monde.

Propos recueillis par Patricia Ngo Ngouem

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