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Dr Rebecca Djao : « Le bilan du choléra est de 15 décès sur 75 malades » [interview] - 06/10/2009 - Cameroon tribune - CamerounEnvoyer cette page par e-mail Ajouter cette page à mes favoris

Dr Rebecca Djao, déléguée régionale de la Santé publique de l’Extrême-Nord fait le point. Quelques semaines après que les premiers cas aient été enregistrés, quel bilan peut-on dresser aujourd’hui ?

Vous savez que pour les premiers cas généralement il y a des doutes autour tant que rien n’a été confirmé. Depuis l’apparition des premiers cas, nous avons enregistré 75 malades. Et sur ce nombre, il y a des décès. Vous savez, au début de la maladie, les populations ne se signalent pas assez tôt. On dénombre 15 décès mais la majorité des décès sont survenus dans les familles avant que le personnel de santé ne soit informé.

Quelle est la situation qui prévaut actuellement dans les localités du Mayo-Sava et du Mayo-Tsanaga où la présence de cette maladie a été signalée ?

Actuellement la situation est sous contrôle. Le district de Bourha qui a enregistré le plus de cas, c’est-à-dire 42 cas n’a pas notifié de cas depuis le 1er octobre. De même, celui de Mora n’a plus notifié de cas depuis le 2 octobre. Mokolo qui a notifié deux cas reste à ce stade-là puisque les deux cas sont venus d’une aire de santé du district de santé de Mogodé.

Actuellement la population est sensibilisée par rapport à la situation du choléra. Tout est mis en œuvre pour le contrôle de cette épidémie.

Qu’est-ce qui peut actuellement expliquer la résurgence de cette maladie dans cette région ?

L’histoire du premier cas notifié révèle que c’est une dame qui a été du côté de Mobbi au Nigeria ; elle serait rentrée de là, puis décédée en famille des suites de diarrhée et vomissements. La famille ayant lavé le linge sale dans une rivière, c’est cela qui a fait de sorte que ceux qui sont en aval ont eu à utiliser cette eau et c’est ce qui a fait en sorte que l’épidémie se déclenche dans cette zone. Je crois que le choléra a été importé parce que de l’autre côté il s’avère qu’il sévit une épidémie. Tout est mis en œuvre pour le traitement des points d’eau et la sensibilisation des populations sur les problèmes d’hygiène car le choléra est une maladie de l’insalubrité.

Quelles mesures avez-vous prises pour circonscrire, voire enrayer cette maladie ?

Dès que nous avons été notifiés par le district concerné par le premier cas, les équipes de la région sont allées sur le terrain pour apporter le renfort. Dans leurs bagages, il y avait les médicaments, les solutés et du chlore pour traiter des points d’eau. Elles sont aussi allées pour sensibiliser les populations Les districts de santé ont tenu des réunions de crise avec les autorités administratives et les autorités traditionnelles pour pouvoir mener à bien les actions de sensibilisation afin que les populations prennent des précautions pour ne pas attraper la maladie.Dans tous les districts de santé, la prise en charge est assurée et elle est gratuite. Nous avons informé le ministère de la Santé publique dès que nous avons eu le premier cas notifié. Le ministère a promptement réagi et à travers le Centre d’approvisionnement régional (CAPP) qui nous a demandé de pouvoir assurer la prise en charge. Tous les districts sont en alerte pour qu’ils puissent être en éveil pour notifier tous les cas, même les faux cas car il vaut mieux tout notifier pour être sûr qu’on ne passe pas à côté d’un vrai cas.

Quel message adressez-vous aux populations ?

Mon message est que le choléra est une maladie qu’on peut éviter à travers les simples mesures d’hygiène et qu’elles boivent de l’eau propre. Par exemple dans le premier village où la maladie s’est déclarée, les populations disposaient certes d’un forage, mais elles préféraient utiliser l’eau de la rivière. Il faut utiliser de l’eau propre, même de l’eau bouillie ; éviter de manger des crudités surtout dans les zones où l’épidémie a été signalée. En bref, je recommande aux populations d’appliquer strictement les règles élémentaires d’hygiène.

Propos recueillis par Patrice MBOSSA

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