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Lutte contre l’onchocercose - 26/07/2006 - La nouvelle expression - CamerounEnvoyer cette page par e-mail Ajouter cette page à mes favoris

Littoral : distribution gratuite du Mectizan La campagne de distribution gratuite de ce produit qui soulage de la cécité des rivières, débute le 28 juillet prochain dans le département du Moungo. Au total, 1056 distributeurs communautaires sont mobilisés pour l’opération.

Sont concernés par la dite distribution, les districts de santé de Loum, Manjo et Nkongsamba dans le département du Moungo. Le district de santé de Dibombari est exclu, parce qu’étant une zone hypo endémique. L’ordre de passage se fait respectivement dans le district de Nkongsamba du 28 juillet au 6 août, avec 592 distributeurs qui devront toucher 125 personnes chacun. Manjo emboîte le pas du 31 juillet au 9 août, avec 292 distributeurs. Loum avec ses 622 distributeurs, clôture la campagne du 1er au 10 août.

Le but de cette mobilisation est de soulager les populations de l’onchocercose. Cette campagne est organisée par le Programme national de lutte contre l’onchocercose du ministère de la Santé publique, à travers sa représentation dans le Littoral, en partenariat avec l’Ong Perspective.

Avant le début de la campagne, les organisateurs ont tenu nombre de réunions et autres formations pour une meilleure coordination de cette opération. Mardi, les hommes et les femmes de médias ont été entretenus sur le sujet à Douala, par le délégué provincial de la santé du littoral, le Dr Jérémie Solle, et les responsables de l’Ong Perspective. La semaine dernière 70 personnels de santé dont 11 médecins, 8 laborantins et 51 infirmiers ont été également formés ; Ainsi que les 1506 distributeurs communautaires.

Une campagne de plaidoyer s’est également tenue hier et avant-hier à Nkongsamba, Loum et Manjo, pour sensibiliser les autorités administratives, traditionnelles et religieuses afin d’obtenir un appui du programme.

Mode de transmission

L’onchocercose encore appelé cécité de rivières est une maladie parasitaire causée par un ver ou filaire. Le parasite est transmis par une petite mouche appelée simulie ou mout-mout. La maladie se transmet d’un individu à un autre par la piqûre de la simulie qui s’infecte après un repas sanguin chez une personne préalablement infectée. Les micro filaires quittent l’estomac de la mouche et se développent en stade infectieux dans les muscles thoraciques de celle-ci. Les micro filaires atteignent la maturité après 1 à 3 ans et peuvent vivre jusqu’à15 ans. Après accouplement, la femelle produit des millions de micro filaires. Les premières plaintes du malade sont en général les démangeaisons qui l’obligent à se gratter continuellement.

A la longue, l’on note une dépigmentation de la peau surtout au niveau des jambes. La peau devient mince et élastique avec une apparence plus lisse : on parle ainsi de peau de léopard. Plusieurs années après, les filaires migrent vers les yeux et envahissent toutes les structures de l’œil. Les manifestations vont de la simple rougeur des yeux jusqu’à la cécité totale qui en est la plus grande complication.

Selon les statistiques de 2004, 62 % de la population soit plus de 8 millions de personnes vivent dans les communautés endémiques (où sévit la maladie) à l’onchocercose. La maladie est présente dans les dix provinces du pays plus de 5millionsde personnes sont infectés et 30 000 sont déjà aveugles ou ont une déficience visuelle. Un million de personnes souffrent de démangeaisons causées par l’onchocercose. Compte tenu de l’ampleur du mal, le Cameroun a, dans sa stratégie sectorielle de la santé, adopté la lutte contre l’onchocercose comme l’un des programmes prioritaires pour la réduction de la pauvreté.

Le Cameroun compte 19 zones de projet dont deux dans la province du Littoral. Le projet Tidc (traitement par Ivermectine distribution communautaire) Littoral II qui concerne le Nkam et la Sanaga Maritime et vieux de 7 ans, et le projet Tidc Littoral I dans le Moungo qui est encours de démarrage. L’objectif de ce programme est à en croire le Dr Solle, d’éliminer l’onchocercose comme un problème de santé publique dans la province du Littoral d’ici à l’an 2020 par le traitement annuel d’au moins 65 % de la population vivant dans les communautés endémiques. A partir d’un système durable et culturellement acceptable de distribution du Mectizan ou Ivermectine.

Florine NSEUMI Léa

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