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Endémie : L’onchocercose sévit à l'Est - 06/09/2006 - Mutations - CamerounEnvoyer cette page par e-mail Ajouter cette page à mes favoris

Certains malades refusent d’être pris en charge. Le district de santé de Messamena, dans le département du Haut Nyong province de l’Est, est la zone la plus touchée par l'onchocercose. C’est ce révèle l’enquête auditée par l’Organisation mondiale de la santé (Oms) et le ministère de la Santé publique. "Près de 95% de personnes dans certains villages de ce district de santé sont atteintes par la maladie.

Elles souffrent généralement de démangeaisons intenses, d’éruptions cutanées et d’assèchement de la peau. Il arrive aussi qu’elles aient mal aux yeux ou qu’elles soient atteintes de cécité", explique le coordonnateur provincial de lutte contre l’onchocercose.

Interrogé sur la présence de cette maladie dans la région concernée, Magloire Ngandame Sisimba rappelle que l’onchocercose sévit dans des zones où les cours d’eau ont un débit rapide. Ceux-ci favorisent la multiplication du simulis ou moutmout. C’est cet insecte que l’on appelle également petite mouche noire, qui pique les malades, aspire leur sang et l’inocule à ceux qui sont sains. C’est ainsi que les petites filaires "onchocerca volorilus" contaminent les habitants de Bitom, région proche du fleuve Sanaga et ceux de Somalomo et de Messamena.

Depuis deux ans 56747 personnes ont reçu le médicament Mectizan offert gratuitement par le gouvernement et les partenaires étrangers avec en tête l’Ong Américaine Hallen Keller International. "La couverture des villages est de 100% soit tous les 283 villages ; et la couverture thérapeutique est de 62,78% contre 58,48% l’an dernier. Nous voulons atteindre les 65%", indique le coordonnateur provincial de lutte contre l’onchocercose.

Mectizan

La distribution du Mectizan est assurée par des distributeurs communautaires. Les 783 personnes formées pour le faire se heurtent à de nombreux problèmes. En effet, selon eux, il y a des gens qui refusent de respecter les mesures à prendre, en cas d’effets secondaires du médicament. Il s'agit par exemple de se réhydrater quand on fait de la diarrhée et, de prendre du paracétamol en cas de maux de tête.

Les distributeurs communautaires se plaignent aussi de l’enclavement de certaines zones. "La province est vaste. Aller à Somalomo, dans la réserve du Dja n’est pas facile. Le projet dispose de 5 motos et d’une Toyota double cabine. Celle-ci reste à Yaoundé je préfère ne pas demander pourquoi. On ne me l’envoie pas pour les descentes sur le terrain", déplore le coordonnateur.

Une autre difficulté que rencontre la campagne de distribution du Mectizan est liée à la mauvaise interprétation de ses effets secondaires. "Certains peuvent tomber malade des semaines ou des mois après la prise du Mectizan et accuser ce produit. Les effets secondaires du Mectizan s’observent dans un délai d’une semaine après l’absorption. Après on ne peut plus rien imputer au remède avec raison".
Toutefois, selon le coordonnateur provincial de la lutte contre cette endémie, le Mectizan utilisé contre l’onchocercose s’avère très efficace, s’il est bien pris. Il convient quand même de prendre quelques précautions. "Nous avons été informés du décès de trois personnes : deux femmes et un jeune homme à Bertoua, Mbitom et Messamena. Ils n’avaient pas tenu compte de ce que le Mectizan doit être pris chez le distributeur qui sait que ce produit n’est pas administré aux grands malades, aux femmes enceintes ou qui allaitent des bébés de moins de 8 jours et aux enfants de moins de 5 ans ", dit-il.

René Fomen

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