|
Le paludisme demeure un problème majeur de santé
publique dans les pays du tiers monde.
Selon l'OMS, il touche environ 200 millions de personnes dans le
monde, dont 80% vivent en Afrique.
Deux millions d'enfants en meurent chaque année.
La République Centrafricaine n'échappe pas à cette
situation où le paludisme sévit à l'état endémique dans tout le
pays avec un pic pendant la saison pluvieuse qui va du mois de mai
à novembre.
Il occupe la première place dans la morbidité infantile.
Les données épidémiologiques récentes montrent
que le paludisme représente à lui seul chez les enfants 40,5% des
motifs de consultation et est responsable de 10% de causes de mortalité.
Ce qui est énorme.
Nous ne saurons passer sous silence ce tableau
sombre et lourd, aux conséquences socio-économiques néfastes ; surtout
que cette affection touche les ménages aux moyens financiers limités.
Par conséquent, toute action qui vise à combattre ce fléau s'inscrit
d'abord dans la logique de sauver et de protéger les enfants Centrafricains.
Le Complexe Pédiatrique, unique établissement hospitalier
de la capitale qui hospitalise les enfants de 0 à 15 ans, a été
identifié comme le cadre indiqué pour abriter les cérémonies de
lancement officiel de la campagne de promotion des moustiquaires
imprégnées d'insecticides.
Les moustiquaires imprégnées d'insecticides arrivent
donc à point nommé dans la lutte contre le paludisme car ces milliers
d'enfants hospitalisés dorment dans des lits sans moustiquaires.
Il sont souvent contaminés au sortir de l'hôpital.
Désormais, ces moustiquaires d'imprégnées d'insecticides fourniront
aux bénéficiaires un dispositif efficace qui opposent aux moustiques
une barrière physique en les repoussant et en les tuant. Ce qui
constituera un facteur important de lutte contre les vecteurs et
contribuera de manière significative à la régression de cette maladie.
Au cours de cette cérémonie, les autorités sanitaires
du pays ont mis à la disposition des usagers des moustiquaires imprégnées
d'insecticides des messages d'accompagnement devant renforcer le
succès de cette compagne, à savoir :
- dormir sous une moustiquaire imprégnée d'insecticide ;
- couvrir le berceau de bébé avec une moustiquaire imprégnée d'insecticide
;
- assainir l'habitat en éliminant tous les sites pouvant favoriser
la multiplication des moustiques ;
- placer les grillages contre les moustiques sur les fenêtres.
En effet, ces mesures de prévention ont été relayées par un nouveau
journal de santé appelé SENI (qui veut dire Santé en Sango, la langue
nationale).
SENI est un bimensuel d'informations, d'éducation et de formation
en matière de santé, créé par le Ministère de la santé publique
et de la population.
Coup de chapeau au Ministre de la santé, Docteur Joseph KALITE
et ses collaborateurs pour avoir mis au point cet outil de communication,
très recommandé pour tous ceux qui s'intéressent à la santé de la
population Centrafricaine.
Docteur BOBOSSI SERENGBE Gustave Contact : UNIVERSITE DE BANGUI
FACULTE DES SCIENCES DE LA SANTE B.P. : 1383 BANGUI - RCA
Tél. : 00 (236) 50. 35. 85.
E-mail : ser-bob@caramail.com
|