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Evaluation de la sensibilité des vecteurs du paludisme
aux insecticides au Congo
Le paludisme est l'un des problèmes sanitaires majeurs au Congo.
Selon les données statististiques de la Direction de la lutte contre
la maladie, le paludisme est le premier motif de consultation et
aussi l'une des principales causes de mortalité dans les formations
sanitaires du pays. Il touche toutes les tranches d'âge de la population
et particulièrement les enfants de moins de 5 ans. Face à ce problème,
les pouvoirs publics déploient des efforts considérables pour réduire
le fardeau du paludisme au sein de la population. Dans ce contexte,
le gouvernement de la République du Congo a adhéré à l'initiative
"Faire reculer le paludisme" et élaboré un plan stratégique 2000-2006.
Un des axes stratégiques majeurs dans le cadre de la prévention
de la communauté est l'utilisation des matériaux imprégnés d'insecticides,
notamment la moustiquaire. La lutte antivectorielle, basée sur l'utilisation
à grande échelle de moustiquaires imprégnées, est actuellement une
composante majeure du Programme national de lutte contre le paludisme.
Avec l'appui de l'OMS et l'impulsion du mouvement Faire reculer
le paludisme, les moustiquaires imprégnées sont promues au niveau
des communautés. Il a été démontré récemment que les moustiquaires
imprégnées diminuent la transmission du paludisme en réduisant la
longévité des vecteurs, et limitant ainsi le contact hommes-vecteurs.
En général, l'exécution du programme de lutte antivectorielle nécessite
au préalable l'évaluation de la résistance des vecteurs aux insecticides
devant être utilisés. Récemment des études effectuées dans la Région
africaine de l'OMS ont mis en évidence la résistance à quelques-uns
uns des pyréthrinoïdes utilisés pour l'imprégnation chez de nombreuses
populations de vecteurs. Le choix de l'insecticide est par conséquent
une étape sensible, car il peut entraver d'emblée le succès d'un
programme de lutte antivectorielle.
Au Congo, la promotion de la moustiquaire imprégnée est actuellement
en cours et les données dont dispose le Programme national de lutte
contre le paludisme sur la résistance des vecteurs aux pyréthrinoïdes
sont insuffisantes, ou nécessitent d'être actualisées. Afin de maximiser
l'efficacité des moustiquaires imprégnées, il est opportun d'évaluer
la résistance des vecteurs aux différents pyréthrinoïdes pouvant
être utilisés. C'est cette démarche que se propose le Programme
national de lutte contre le paludisme dans les prochains jours.
Brazzaville, le 12 juillet 2003
Docteur Pascal TALANI
talanip@yahoo.fr
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