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La participation communautaire dans le développement
des programmes de santé
La résolution des problèmes majeurs de santé publique est un objectif
prioritaire dans les pays en voie de développement.
Elle requiert une volonté politique ferme des gouvernants d'une
part, et une participation effective des communautés dans la co-gestion
des structures de santé d'autre part.
Avec l'adoption d'une politique de santé au Congo et la mise en
œuvre du plan national de développement socio-sanitaire, l'espace
géographique national se structure dorénavant en circonscriptions
socio-sanitaires ou districts sanitaires.
Les circonscriptions socio-sanitaires se subdivisent en centres
de santé intégrés, et en hôpitaux de base.
Actuellement, la plupart des centres de santé intégrés rationalisés
sont co-gérés avec les représentants de la communauté regroupés
dans une structure organisationnelle dénommée COSA (comité de santé).
Cette nouvelle approche initiée avec les partenaires stratégiques
intéressés au secteur de la santé en milieu urbain traduit un nouvel
état d'esprit dans la gestion commune des programmes et structures
de santé.
Le COSA participe aux enquêtes communautaires destinées à identifier
les problèmes prioritaires dans le milieu où ils vivent, et dans
la formulation des stratégies locales de développement socio-économique
et sanitaire.
Le COSA est associé à l'élaboration des micro-plans dans leurs aires
respectives ainsi que dans la mise en ouvre, le suivi et l'évaluation
des projets en cours à caractère socio-sanitaire.
A titre d'exemple, l'approche communautaire apporte un appui très
remarqué en ressources humaines dans l'organisation et la réalisation
des journées nationales de vaccination contre la poliomyélite dans
toutes les régions du pays, la distribution de l'ivermectine dans
la zone sud-ouest de Brazzaville pour lutter contre l'onchocercose,
le dépistage et la prise en charge intégrée des malnutris en milieu
péri-urbain.
La démarche participative par approche communautaire en cours dans
quelques aires de santé mérite d'être encouragée et soutenue par
un appui multiforme, un suivi à long terme et une évaluation continue
en vue de son extension progressive à d'autres districts sanitaires.
Brazzaville, le 12 octobre 2001.
Docteur Pascal TALANI
talanip@yahoo.fr
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