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Une étude sur la santé reproductrice des femmes autochtones - 07/02/2013 - Les dépêches de Brazzaville - Congo-BrazzavilleEnvoyer cette page par e-mail Ajouter cette page à mes favoris

Dans le cadre de la restitution de cette étude, un atelier s'est tenu le 7 février à Brazzaville, au siège du Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA). Les données recueillies sur le terrain, qui font état d'une situation préoccupante, ont été soumises aux experts pour validation. Dans son allocution d'ouverture, le directeur général de la Santé, Alexis Elira Dokekias, a réaffirmé l'intérêt particulier que le ministère accorde à ce qui a été relevé dans les enquêtes. Précisons que cette étude a été menée au cours de l'année 2011, dans quatre départements du Congo, à savoir la Likouala, les Plateaux, la Sangha et la Lékoumou.

Au terme des résultats obtenus, il a invité les participants à se les approprier pour que, dans le cadre de la feuille de route pour accélérer la réduction de la mortalité maternelle néonatale et infantile, un plan biennal 2013-2014 soit mis en œuvre de façon précise, en tenant compte des analyses qui ont été faites.

Un tel plan doit permettre d'élaborer des schémas et des axes le plus concret possible pour aller vers les populations concernées et leur permettre d'accéder aux soins de qualité, et par conséquent espérer réduire l'impact et le poids de la mortalité et la morbidité au sein de cette population, notamment dans la tranche de la population qui donne la vie.

En effet, d'après l'étude réalisée par le ministère, avec l'appui technique de l'UNFPA, portant sur un échantillon de 1 461 femmes et hommes dont 1353 autochtones, les populations autochtones utilisent peu les services de santé de la reproduction. L'étude révèle que sur 100 femmes autochtones interrogées, 37 seulement vont en consultation prénatale. Parmi elles, 79% pensent que le centre de santé est très éloigné de leur domicile. La quasi-totalité des femmes autochtones (99%) interrogées ont accouché à domicile lors de leur dernière grossesse ; 65% d'entre elles, ont recours auxx structures sanitaires lorsqu'elles sont malades contre 97% pour le reste de la population congolaise.

Ces mauvais indicateurs sanitaires s'expliquent par des croyances culturelles ancestrales, un faible accès à l'éducation et à la santé, la faible participation autochtone au processus décisionnel et de leurs moyens financiers. L'enquête propose plusieurs recommandations afin d'améliorer l'offre de services de santé en milieu autochtone, par exemple : des centres de santé mobiles ; les dépistages mobiles du VIH en milieu autochtone ; le renforcement des sensibilisations au changement de comportement, à l'accès aux structures de santé et à la médecine moderne, etc.

Introduisant l'étude, le représentant de l'UNFPA au Congo, David Lawson, a souhaité la mise en œuvre urgente de mesures sanitaires spécifiques aux populations autochtones. Ces mesures peuvent notamment intervenir par l'adoption rapide des décrets d'application de la loi 05/2011 portant protection et promotion des droits des populations autochtones du Congo et d'un plan d'action 2013-2014, comme l'a indiqué le directeur général de la Santé, incluant des mesures ciblées pour le ministère de la Santé et tous les départements sectoriels concernés.

Le diplomate onusien s'est engagé à soutenir financièrement et techniquement le gouvernement dans la mise en œuvre de ces actions et des recommandations issues de l'étude présentée. « C'est le renforcement du leadership autochtone qui permettra aux droits de ces populations y compris les droits des femmes et de la santé de la reproduction, d'être durablement et irréversiblement respectés. Les autochtones ne sont pas des victimes, ils doivent être acteurs de leur propre développement », a conclu David Lawson.

Guillaume Ondzé

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